Ce lundi 24 avril 2006, la police belge a arrêté un des deux assassins du jeune Joe Van Holsbeeck., poignardé à la gare centrale de Bruxelles, pour un lecteur MP3.
Durant plusieurs jours, tous les médias belges n’ont cessé de parler du drame, avec en filigrane l’origine des assassins : des maghrébins. Comme le confirme cet extrait tiré du Site Internet d’une télévision belge : « Joe a été poignardé le 12 avril dernier à la gare centrale en pleine heure de pointe. Blessé grièvement, il devait succomber peu après son admission à l’hôpital. Le meurtre, jusqu’ici imputé à de jeunes maghrébins, a provoqué une immense émotion et suscité un débat sur la sécurité et sur les politiques d’intégration. »
La marche silencieuse organisée dimanche à Bruxelles en hommage à la victime et en soutien aux parents éprouvés, a réuni plus de quatre-vingt mille personnes.
Durant la marche, les blacks que nous sommes étions à compter sur le bout des doigts. Les personnes d’origine maghrébine étaient un peu plus nombreuses que nous, mais à chercher aussi à la loupe, dans cette marée humaine .
Heureusement que les amis de Joe, organisateurs de la marche avaient insisté sur la neutralité de la marche, afin d’éviter toute récupération politicienne. Les hommes politiques présents, avaient ainsi laissé leurs cravates à la maison.
Même le Premier Ministre Guy Verhofstadt avait dû suivre la marche à partir de son bureau.
Lundi soir aux informations, coup de théâtre ! Les assassins quoique mineurs étaient originaires d’un pays membre de l’Union Européenne : la Pologne .
Les médias belges n’avaient-ils pas manipulé l’opinion en croyant bien faire ? Dans l’entre-temps, le mal est là : Une communauté a été stigmatisée à tort. Comment réparer cela ?
Dans la communauté congolaise de Belgique, ce dérapage a facilement été rapproché à la couverture partisane du processus démocratique au Congo par certains médias belges.
Un proverbe congolais ne dit-il pas, « Même son chien, il faut l’écouter d’abord avant de le noyer » ?
Bruxelles, le 25 avril 2006
