BEN KALALA Président de la Communauté Congolaise d’ATLANTA s’adresse au Public du Ballet 681

En séjour à Kinshasa depuis quelques semaines, Monsieur BEN KALALA, président de la communauté congolaise d’ATLANTA a donné ce vendredi 03 mars 2006, le coup d’envoi des « journées théâtrales Cheik FITA » consacrées aux trente ans d’écriture théâtrale de notre compatriote FITA FITA DIBWE Cheik, dit Cheik FITA. C’était dans la salle Boboto de la Gombe.

Très soucieux de la marche de l’avenir de son pays, BEN KALALA est venu au pays pour s’impliquer dans le processus électoral en cours. Il voudrait mettre au service de ses concitoyens l’expérience acquise au pays de l’oncle TOM. Preuve de son patriotisme , durant près de vingt ans qu’il vit aux Etats-Unis, monsieur KALALA a gardé jalousement sa nationalité congolaise.

Avant d’arriver à Kinshasa, BEN KALALA avait fait escale à Bruxelles où il avait animé une séance d’information sur les activités des congolais aux Etats-Unis, et plus particulièrement à Atlanta. C’était à l’Hôtel BELMONT situé sur le Boulevard d’Anvers, n° 10 dans la commune de 1000 Bruxelles.
Images à l’appui, dont certains de ses passages sur la célébrissime chaîne américaine CNN, BEN KALALA avait montré à ses compatriotes de Bruxelles les différentes actions des congolais qui vivent aux Etats-Unis.

Ce vendredi 3 mars 2006, Ben KALALA a eu à applaudire et à encourager le talent inégalé des jeunes congolaises et congolais.

La manifestation a commencé avec la projection d’un DVD d’une interview de Cheik FITA, réalisée à Bruxelles par le Journaliste François KASONGO de radio Campus.

Puis est venue la présentation du ballet MUTAMBU, le Piège, écrit et mis en scène par Cheik FITA interprété par les artistes du Théâtre ORCAN de Kinshasa . Un spectacle non-stop de soixante-dix minutes.

Ballet2Résumé
Mutambu veut dire piège en lingala . Un pauvre monsieur désespéré cherche par tous les moyens à survivre. Une commerçante lui demande de l’aider à transporter la marchandise contre paiement. Quelle chance, quelle joie pour le pauvre. Chemin faisant, la solitude aidant, le pauvre est tenté de dissimuler une partie de la marchandise d’autrui et venir la récupérer plus tard . La commerçante s’en aperçoit. Ils continuent la route. Le pauvre pense ensuite qu’il vaut mieux s’approprier de toute la marchandise. Y parviendra-t-il? Quelle sera la réaction de la commerçante? Parviendra-elle à préserver ses biens ?

Dans le spectacle, le piège apparaît aussi à travers un personnage à qui des chasseurs ont tendu un…vrai piège, en illustration du piège où les hommes tombent par leurs perfidie, traîtrise, convoitise, cupidité…

LE JEU

MUTAMBU est un ballet d’inspiration traditionnelle. Il recourt à la rythmique, la danse, le chant , le maquillage, la gestuelle…

Plusieurs fois applaudis, les danseuses, danseurs et percussionnistes du Théâtre ORCAN ont offert au public un spectacle époustouflant, comme on n’en voit plus au Congo depuis des années. Car, le montage d’un ballet est onéreux : les costumes traditionnels, les accessoires de scène, le matériel de percussion, sans compter la prise en charge du transport des comédiens durant les semaines de répétitions, et ils sont généralement entre quinze et vingt… Sans subvention, sans soutien financier.

Séduit, BEN KALALA, parrain de la manifestation a promis aux artistes du Théâtre ORCAN de s’impliquer dans la promotion et la diffusion du ballet MUTAMBU à travers le monde.

À l’issue du spectacle, BEN KALALA s’est adressé au public à travers un message intitulé : « L’ECRIVAIN DE THEATRE DANS SA NATION», et dont voici le texte in extenso .

Distingués invités,

Chers spectateurs,

En tant que parrain de la soirée culturelle d’aujourd’hui, je me fais le devoir de vous remercier d’être venus applaudire les artistes du Théâtre ORCAN.

Nous célébrons ce jour les trente ans d’écriture dramatique de notre compatriote FITA FITA DIBWE dit Cheik FITA.

La manifestation d’aujourd’hui est unique. Car, cela n’arrive pas deux fois dans la vie d’un homme d’assister à pareil événement, les écrivains, étant une catégorie rare.

Chacun de nous a reçu du créateur un don, un talent ou même un génie. Quand on regarde autour de nous, on se rendra compte de cela. En Europe et aux Etats-Unis, on a compris cela depuis des siècles. C’est ainsi que grâce à l’école, l’Etat permet à chaque enfant de découvrir ses dons.

Ayant étudié à l’époque où l’enseignement dans notre pays était très bon, Cheik FITA a pu découvrir son talent très tôt. Il l’a entretenu et l’a développé au point d’être aujourd’hui l’auteur dramatique congolais le plus prolifique.

Quel est le rôle d’un écrivain dans la Nation ?

Les écrivains sont des visionnaires. Ils sont souvent en avance sur leur temps. Ce que nous voyons aujourd’hui, eux ils l’ont vu plusieurs années avant. Il est donc important d’être attentif aux œuvres de nos écrivains. L’écrivain de théâtre a un « plus ». Il dépeint des situations, il crée des personnages qui ressemblent à s’y méprendre à chacun de nous.

Ainsi le théâtre apparaît comme un miroir au travers duquel les individus et les sociétés peuvent entrevoir leurs erreurs aussi bien que leurs réussites.

Quand on consulte la longue liste des œuvres de Cheik FITA, on constatera qu’il abordé tous les thèmes de notre société. Qu’il s’est adressé à toutes les couches sociales, qu’il a créé des centaines de personnages, il a imaginé des milliers de situations.

Or, c’est depuis trente ans que Cheik FITA écrit. Il est ainsi possible de revisiter les trente dernières années de l’histoire de notre pays à travers l’œuvre de Cheik FITA. C’est donc une véritable mémoire de notre Nation. Combien de congolais le savent ?

Mon souhait est que l’œuvre complète de Cheik FITA soit maintenant éditée, diffusée et enseignée tant à l’école secondaire qu’à l’Université. C’est une interpellation pour le Ministère de la Culture. Il doit non seulement inscrire pareilles actions à son planning, mais il doit aussi entreprendre des démarches vers des organismes comme l’UNESCO ou la francophonie qui ont des fonds pour la conservation et la promotion des patrimoines culturels de ce genre.

Je vous remercie .

BEN KALALA
PARRAIN ET MECENE DES JOURNEES THEATRALES Cheik FITA
Président de la Communauté congolaise d’Atlanta (USA)

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