L’heure est grave!
La RDC est arrivé au bout d’un processus délicat de démocratisation de ses institutions.
Une constitution, un président , un parlement, des parlements provinciaux, des gouverneurs, des bourgmestres ont été élus démocratiquement.
Non-obstant les péripeties du processus électoral, tout le monde a décidé de respecter l' »ordre nouveau » et de se mettre au travail pour que cahin caha tout cela tienne ensemble.
Depuis quelques jours un scandale a éclaté, il y aurait parmi les élus des étrangers. La constitution stipule que la Nationalité congolaise est exclusive et ne peut être détenue concurremment avec une autre nationalité. Cela signifie que tout congolais, même né de père et de mère congolais, qui prend une autre nationalité, perd automatiquement sa nationalité congolaise. C’est stupide, mais c’est la loi, mieux, c’est constitutionnel et cela n’est pas une nouveauté au Congo. Déjà à la constitution de Luluabourg cette clause existait, je crois.
Qui dit état de droit, dit que la loi est la même pour tout le monde. Si des individus quelques soient leur rang, leur affinité, leur inféodation ou leur moralité, tombent sous le coup de la loi; celle-ci doit être appliquée sans autre forme de procès. Quitte à changer la loi par après, mais dans le cas qui nous occupe aujourd’hui la crédibilité même de l’état de droit en construction est en jeu.
Les faits: MM Mwando Nsimba (Ministre du dveloppement rural gouvernement Gizenga), Kanku Kabengele (Député national et candidat gouverneur), Alex Kande (député provincial et candiat gouverneur), Ngobila (député provincial et vice gouverneur) sont tous trois citoyen belge. naturalisé par arrêté royal qu’on peut trouver dans le moniteur belge.
Face à ces preuves aucune dérobade n’est possible. Plutôt que tirer les conséquences des faits et donc demissionner ? Ces personnes se livrent à un marchandage politique. Ils font jouer le fait qu’à part eux, il y a des centaines d’élus à tous les niveaux qui sont dans le même cas. Ils menacent de faire examiner alors le cas de tout le monde et qu’il y ait démission collective. Raisonnement logique mais dangereux pour ceux qui tirent les ficelles, puisque le scandale démontrera la légereté avec laquelle ils ont conduit les opérations électorales au Congo.
Un groupe de citoyen congolais et européens d’origine congolaise ont initié une lettre ouverte afin de demander à tous les politiciens et hommes de bonne volonté d’agir pour le respect de la légalité au Congo.
La loi doit être appliquée, quitte à la changer par après en organisant un référendum constitutionnel dans un délai raisonnable. Pour le moment il faut appliquer la loi un point c’est tout, pas de marchandage politique, pas de copinage et compensation, pas de violation de la constitution et des lois. Ces sont ces pratiques qui ramènent toujours le pays dans des crises profondes de crédibilité entre un camp qui refuse tout et un camp qui gouverne et agit par défi.
Prenez le temps de lire la lettre ouverte et réagissez ou agissez afin de sauver ce qui peut l’être de ces 500.000€ investit par la communauté internationale.
