(La Libre 21/05/2007)
Il s’agit de contrats considérés comme léonins, signés depuis 1996. Cela devait commencer le 15 mai mais l’ouvrage démarrera finalement début juin en raison de difficultés « logistiques », selon le vice-ministre congolais des Mines, Victor Kasongo : les autorités congolaises vont revoir 63 contrats miniers conclus depuis 1996 – soit le début de la conquête du pouvoir par Laurent Kabila, père de l’actuel Président, qui finança la poursuite de sa guerre en signant de tels contrats – et soupçonnés d’être léonins.
Il s’agit de contrats passés entre des entreprises publiques ou
semi-publiques et des opérateurs privés; les termes en sont souvent si défavorables à l’Etat congolais qu’on soupçonne des autorités alors en place d’avoir accepté des pots-de-vin pour les signer.
Consultants suisses
Le travail de révision sera accompli par une commission désignée par le gouvernement Gizenga, issu d’élections démocratiques. Cette commission sera appuyée par des consultants légaux et financiers du Centre Carter (Etats-Unis) et de la Compagnie Benjamin de Rotschild (Suisse).
M. Kasongo a toutefois voulu éviter d’effrayer les investisseurs en soulignant que cette révision aboutirait à des négociations avec les firmes concernées au sujet des modifications à apporter aux contrats. Pas de chasse aux sorcières en perspective, donc, même si certains de ces contrats sont considérés par des ONG comme faisant partie du pillage du Congo.
Selon le dernier conseil des ministres à Kinshasa, la commission travaillera durant trois mois. Selon la presse kinoise, 41 de ces contrats concernent des entreprises au Katanga, 11 dans la Province orientale, six au Kasaï oriental et cinq au Maniema. Les entreprises publiques éventuellement lésées sont la Gécamines, Kisenge Manganèse, Sodimico, Okimo, Sakima et la Miba.
