Informatisation des écoles au Congo, une demande pressante des élèves 217

L’institut KAMO dans la commune de MATETE, l’institut Mgr BOKELEALE dans la commune de GOMBE, le centre d’enseignement MBOLOKO à Yolo Nord Ces 3 écoles ont une salle informatique moderne depuis quelques grâce à un financement privée càd sans intervention de l’état.

Nous avons visité ces 3 écoles afin de toucher de nos propres doigts la réalité de ces initiatives dont nous avions parlé avec incrédulité. Sans aucun financement ni don ces écoles grâce à l’ouverture d’esprit de leur préfets, ont signé des accords avec une ONG dans le cas de KAMO, un particulier le cas de Mgr BOKELEALE et des donateurs le cas de MBOLOKO afin de fournir aux élèves l’accès au cours d’informatique pratique moyennant le versement trimestrielle d’une contribution financière variable selon les écoles entre 5 et 15$ le trimestre.

Le payement est obligatoire pour tous ceux qui veulent suivre le cours, mais le cours est facultatif, et donc les points ne comptent pas pour le passage des classes.

Ces initiatives font des envieux, toutes les écoles qui ne proposent pas le système à leurs élèves voient ceux-ci les harceler. La vérité est que les élèves voient bien qu’ils ne seront rien à la fin de leurs études s’ils n’ont pas la maîtrise de cet outil à la fin de leur cursus.

Le ministre de l’éducation a décrété l’introduction du cour d’informatique dès l’école primaire sur tout le territoire de la RDC. Evidemment c’est une « mesurette », car il n’a aucune idée de la manière dont il va l’appliquer. Les préfets de ces trois écoles nous donnent une bonne leçon de réalisme.

Evidemment nous ne pouvons éluder la question de l’éducation pour tous. Cette question est délicate dans la mesure où, c’est le liberal qui parle, le pays étant incapable pour l’instant de financer une telle mesure doit-on refuser l’accès à cette formation à ceux qui ont les moyens de la payer, à cause de ceux qui ne peuvent y accéder ou bien ne faudrait-il pas faire payer ceux qui le peuvent afin de financer le déployement des machines et ainsi dans quelques années permettre aux autres d’y accéder progressivement pour moins cher une fois les équipements remboursés?

C’est la question qui reste posé.

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