Quand on arrive en RDC; le choc de la chaleur; et des tracasserie des chegues de l’aéroport international de N’djili passé; on est frappé par la foule dense des gens qui s’agitent et bougent dans tous les sens.
Bon nombre de Congolais vivant à l’étranger disent ne pas rentrer au pays à cause d’une chose : il n’y a rien à faire là-bas. Pas de travail, de moyen de vie, de sécurité,… Et pourtant, lorsqu’un belge, un français, un portugais revient du Congo, il n’a qu’une seule phrase en bouche : « Kin la dynamique! Tout le monde est occupé dans le Ki cherche » (ndlr : l’activité qui consiste à chercher de moyens de vie à tout prix).
Contrairement à l’image que l’on peut se faire des Kinois, l’oisiveté, les SOCOCHOM (société congolaise des chomeurs)sont deserts. Le peuple congolais est à la recherche de sa pitance chaque jour qui se lève. Chaque jour, des marées humaines se déversent dans les centres d’affaire pour y vaquer à diverses activités.
Ce grouillement montre un dynamisme une energie qui ne demande qu’à s’exprimer et à produire. Des choses se font tous les jours, par des gens que l’on ne soupçonne même pas. Des organisations discrètes. Elles passent plus leur temps à réussir leurs entreprises qu’à les faire connaître. Tout à fait le contraire de ce que l’on a souvent cherché à entreprendre : monter une structure, et en parler avant de travailler.
Kinshasa souffre du mal du tonneau vide. On n’entend que la voix de ceux qui se plaignent. Souvent, ce sont les soi-disant « intellectuels », sorties des grandes écoles supérieures et universitaires. Ils se plaignent de ne pas trouver du travail. Car, selon eux, c’est le gouvernement qui leur doit du travail. Un gouvernement qui n’arrive même pas à assurer un plan social cohérent. Ces intellectuels sont les plus écoutés, parce qu’ils ont le vocabulaire haut, ils savent toucher la presse.
Alors que ceux qui bâtissent sont trop occupés pour en parler. Ils n’ont pas besoin d’un français éprouvée pour faire des briques, cultiver des feuilles de manioc, vendre des arachides,…
C’est à ces derniers qu’il faut rendre justice. Ils sont simples, n’ont pas de rêve farfelues, si ce n’est que la volonté et la détermination d’atteindre des objectifs palpables. Tout n’est pas sombre, le Congo n’est pas que désolation. Il y a des écoles qui marchent, il y a des centre de santé qui sont gérés…
Ce sont les animateurs de ces centres qu’il faut écouter. Ils ont peu de moyen, mais parviennent à faire vivre des familles entières. Sur la photo, les anciens de l’institut Lisanga aujourd’hui Monseigneur Bokeleale, ne reconnaitront pas leur école, pourtant… la vie continue son bonhomme de chemin.
