De Gucht évoque une « large équipe d’union nationale » après le scrutin 141

La mise en place à Kinshasa, après les élections prévues cette année, d’une « large équipe d’union nationale » est une idée qui « vaut la peine » d’être étudiée, a estimé le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, dans un texte publié lundi dans le journal Le Soir.

« Les élections clarifieront les rapports de forces politiques. Nous devons éviter que les +perdants+ ne soient marginalisés », explique M. De Gucht, en évoquant le risque que « certains groupes reprennent les armes » dans le cas contraire.

« Bien que je ne puisse pas naturellement m’ingérer dans la composition future du gouvernement à Kinshasa, il me semble valoir la peine de réfléchir à l’opportunité, après les élections, d’une large équipe d’union nationale », poursuit le chef de la diplomatie belge.

Pour le ministre des Affaires étrangères, les élections générales en République démocratique du Congo (RDC), dont la tenue le 30 juin prochain est loin d’être assurée, « doivent avoir lieu cette année ».

Une transition vers un « Etat qui fonctionne bien » suppose que « la classe dirigeante congolaise ne déçoive pas la population et ne se livre pas à de petits jeux politiques internes querelleurs et sans vision et qui peuvent mettre en danger le processus électoral », avertit le ministre belge.

Dans sa tribune, M. De Gucht estime par ailleurs que « le moment est venu pour structurer d’une manière plus rationnelle et plus adulte » que par le passé les relations entre la Belgique et la RDC.

« Près de 45 ans après l’indépendance de notre colonie, l’heure est venue de définir, en premier lieu, cette relation en fonction de l’unique intérêt qu’y trouve la Belgique, à savoir la conviction que notre implication peut, éventuellement, faire la différence pour le mieux-être de la population locale », affirme Karel De Gucht.

Le chef de la diplomatie belge doit effectuer du 16 au 20 février une visite en RDC qui le mènera, outre à Kinshasa, dans les régions de l’est comme Kisangani, Goma et Bunia, les plus touchées par cinq années de guerre.

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