Solidarité à tout prix 75

(Nzau Lembe)

Mercredi dernier un groupe de jeunes gens ont pris d’assaut l’ambassade de la Rdc à Bruxelles. Ils réclamaient une implication plus importante de la Communauté internationale dans la crise humanitaire que connaît la République démocratique du Congo. La question humanitaire de l’Asie du Sud Est a mobilisé l’attention de la communauté internationale. Plusieurs autres catastrophes plus anciennes et aussi actuelles se retrouvent occultées, reléguées dans les oubliettes de la Communauté internationale. D’ailleurs, un membre de l’Onu l’a dit dernièrement, lors de la rencontre des pays donateurs pour l’Asie : « la Crise asiatique ne doit pas nous faire oublier d’autres problèmes dans le monde. »
La journée du 10 janvier 2005 a été vécue comme un drame au Congo. On déplore plus de 10 morts en ce jour, ainsi qu’un bon nombre de blessés. Culturek a lancé un appel à la communauté congolaise à l’étranger. Des messages furent envoyés via le site internet, les appels téléphoniques, la distribution des tracts dans le quartier Matonge à Bruxelles, ainsi que les forums de discussion. A la fin de la journée du 12 janvier, nous avons eu : une promesse d’aide de la part d’une maman qui semble connaître la famille d’une victime, une bonne réception des messages dans le quartier Matonge.
Cependant, dans les forums de discussion, plusieurs messages ont circulé condamnant les tueries de ce lundi. Espérons que cela ne s’arrêtera pas là.
Car le soutien dont le Congolais resté au pays a le plus besoin, ce n’est pas seulement des paroles de réconfort, ou la condamnation des crimes commis. Si la Communauté Internationale en était restée à l’envoi des messages de condoléance aux pays touchés et à la condamnation du tsunami, les corps des victimes s’entasseraient toujours dans les rues ; les nombres de victimes auraient doublé suite aux épidémies et à la famine. Il y a eu une action de survie, d’aide à la reconstruction qui se poursuit.
Evidemment, on aurait voulu que la Communauté internationale s’occupe du Congo comme elle s’occupe de la Thaïlande, du Sri Lanka, de l’Inde, de l’Indonésie et autres qui ont subi une catastrophe naturelle sans précédent. Mais que faisons-nous pour nos frères qui tombent tous les jours au Congo ?
Il est très important aujourd’hui que nous puissions assister nos frères qui sont au front à Kinshasa et à l’Est du pays. Car si nous voulons participer à la lutte pour le Congo, la première des actions consiste à fournir à nos compatriotes qui tombent et qui sont enfermés chaque jour pour notre cause. Ils n’ont pas eu l’opportunité de s’exiler comme nous. Notre soutien est une preuve de solidarité à la cause nationale. Cet acte nous permettra réellement de mériter le titre de diaspora, et donc d’avoir droit au chapitre quand l’heure viendra.
La condamnation de ces crimes est bien, mais assister les victimes et leurs familles est encore mieux ! Culturek se donne comme mission de répertorier chaque fois ses victimes afin de vous permettre de montrer votre solidarité en leur apportant votre soutien matériel.

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