« La RDC passe à côté de son destin. Est-ce l’expression d’un regret de notre part? Nous l’affirmons. Faut-il à chaque instant fermer les yeux, Congolais, pour ne pas voir notre pays subir le sort qu’il ne mérite pas? Peut-être ne savons-nous pas ce qu’il vaut au regard de ses potentialités naturelles? Non, nous ne pouvons pas nous le concéder. Sinon, nous serions tenté de nous innocenter. Prenons courageusement place sur le banc des accusés et acceptons d’être jugés. Devant quelle instance et quel juge alors?… »
L’auteur passe au scalpel la société dans laquelle il évolue et dresse un diagnostique sans appel et sans complaisance de celle-ci, il présente des hypothèses intelligentes sur les causes du mal zaïrois qui, par la grâce du changement de régime est devenu ou redevenu mal congolais, pour finalement aboutir à la proposition d’une kyrielle de remèdes qui sont autant de pistes à explorer. Mais l’essentiel est déjà passé. Prendre conscience du mal c’est en soi déjà le début d’une solution.
Si chaque congolais qui lit ce livre se sent interpellé et atteint le niveau de conscience et de lucidité que l’auteur laisse transpirer, l’auteur aura atteint son but qui est de réveiller la conscience du peuple congolais en particulier et africain en général.
Le procès de la société congolaise
« soubassement psychologique pour une régénération en vue de la bonne gouvernance »
Jean-Paul YAWIDI MAYINZAMBI
Centre Zethos, Mai 2003
