SAMSON CIBAYI lance une nouvelle dynamique de combat 1946

(Suite au communiqué paru sur le blog Banacongo dans lequel le directoire de Bana Congo demet l’actuel président en exercice Mr Samson Cibayi, nous publions la réaction de ce dernier)

Les jours passent mais ne se ressemblent pas. Le chemin pour la conquête de la souveraineté de notre peuple sera long et parsemé d’embûche. Le mouvement de pression pour la libération du Congo BANA CONGO traverse une crise grave d’identité, d’idéologie et surtout d’objectif. Nous avons lu un communiqué paru sur le blog Bana Congo qui annonçait la Tout mouvement, toute organisation a besoin de temps en temps et à chaque étape de faire un bilan et une réévaluation de ses objectifs. Cette démarche permet la remise en question, le lavage des linges sales, le repositionnement des uns et des autres, et dans les cas les plus graves, la scission ou la séparation. Ceci n’est pas un signe de faiblesse, mais plutôt une dynamique naturelle et revigorante. Nous devons apprendre à constater nos dissensions et à les accepter. Dans ce communiqué l’auteur, Samson Cibayi, pour ne pas le citer, fait montre d’une maturité politique et humaine rare dans le paysage congolais. Lisez pour vous en persuader.

Nous allons respecter sa pudeur et ne pas nous étendre sur les dissensions interne d’un mouvement qui a beaucoup lutté pour la vraie libération du peuple congolais. Mais nous devons préciser que tout cela n’a rien à voir avec une trahison ou la corruption. Le différent reste au niveau idéologique qui est la substance même du combat de BANA CONGO. Suite au communiqué publié sur Internet et signé par Delvo Kasongo et Didier Osongo, Samson Cibayi le Président en exercice de BANA CONGO Mouvement de Pression de Libération du Congo nous a fait parvenir la déclaration ci-dessous.

Désiré Katompa

Chers compatriotes

BANA CONGO est un mouvement de pression constitué par des congolais issus de la base pour imposer aux responsables congolais et de la communauté internationale la souveraineté du peuple, la défense de l’intégrité du territoire et la défense de la mémoire de 6.000.000 des morts de la guerre inique et insensée imposée par l’extérieure à notre peuple. Ce combat est la seule motivation qui nous pousse à nous engager chaque jour à prendre des risques pour notre propre vie et celui de nos proches.

En effet, au début de notre présidence du mouvement BANA CONGO il y a quelques mois, nous nous sommes donné comme objectif de remettre de l’ordre au sein du mouvement afin de faire cesser la « manie » des communiqués intempestifs et impulsifs qui caractérisait le mouvement. Pour certains observateurs BANA CONGO n’était qu’un groupe d’agitateurs désoeuvrés, dépourvus de cause réelle à défendre !

Il est difficile d’effectuer des reformes structurelles au sein de tout mouvement, organisation ou structure humaine. Les conservateurs résisteront toujours au changement pour différentes raisons. Ces conservateurs sont généralement des gens qui trouvent leur compte dans le système en place, et ce malgré son inefficacité ou sa nocivité. Sans chercher à polémiquer inutilement, nous considérons ce communiqué laconique comme étant la matérialisation de ce désordre contre lequel nous avons tenté de lutter tout au long de notre mandat. La notion de père fondateur, omnipotent, omniscient, guide éclairé, est un des maux qui gangrènent la société congolaise en générale. Malheureusement, la majorité de membres du comité directeur du mouvement BANA CONGO semble s’être accoutumé à cette cacophonie et a pris l’option de se séparer de nous. Nous prenons acte de cette décision dont nous contestons la légitimité conformément aux statuts de BANA CONGO.

Par ailleurs, nous lançons un appel patriotique à tous les compatriotes qui sont réellement disposés à prendre des risques pour défendre la souveraineté de notre peuple, nous leur demandons de nous rejoindre dans une grande dynamique que nous allons initier dans quelques jours. Mettre fin par tous les moyens au système barbare mis en place par une certaine communauté internationale, responsable du massacre des millions de congolais massacrés, depuis l’époque coloniale à nos jours, sera notre seul credo. Nous pensons que le congolais a le droit d’exiger de ses gouvernants le même traitement auquel a droit un américain en Amérique, un français en France ou un belge en Belgique… Et le seul point commun à tous ces peuples que nous avons cités, c’est la souveraineté dont ils jouissent pleinement dans leur propre pays. Souveraineté qui se matérialise par le fait que leurs dirigeants sont à leur service et les respectent. Ceci est malheureusement loin d’être le cas en R.D.Congo.

En outre, notre pays est envahi, pillé et vidé de sa substance sur ordre des gouvernements étrangers, qui ne réfléchissent qu’en terme de défense des intérêts de leurs propres peuples. Pour atteindre leurs objectifs, cette mafia internationale a réussi à faire un hold-up électoral afin d’imposer aux congolais un régime entièrement dévouer dans la facilitation du pillage des richesses naturelle du Congo, au détriment du peuple congolais seul propriétaire du sol et du sous-sol. En tant que peuple, que devons-nous faire pour mettre fin à ce complot cousu de fil blanc? Nous sommes en droit d’exiger et d’imposer la défense de nos intérêts à tous ceux qui se présentent comme nos dirigeants. Dans le cas contraire, nous avons l’obligation en tant que peuple souverain de les sanctionner avec tous les moyens dont nous disposons. Il y aura toujours des prédateurs de tout bord qui seront alléchés par les richesses de notre sous-sol. Nous avons le devoir de mettre en place un système capable de faire face à cette convoitise et de défendre nos intérêts en priorité. Ce système pour le mettre en place, il n’y a qu’une seule voie aujourd’hui: LA REVOLUTION POPULAIRE et REPUBLICAINE.

Cet appel nous le lançons solennellement aujourd’hui à tous afin de constituer une grande dynamique, un grand mouvement de pression à multiple facette, qui n’aura d’autres objectifs que l’imposition de la souveraineté de notre peuple à tous et par tous les moyens, sans exception. La lutte contre le néocolonialisme, la dictature, la prédation, le pillage sauvage des ressources naturelles, les massacres des populations, la violation de l’intégrité du territoire, la violation des droits fondamentaux des congolais, la violation de principes démocratiques, la violation des libertés individuelles et collectives, la corruption, les anti-valeurs et enfin le mépris du peuple congolais, restent et demeurent nos cibles privilégiés.

Tous les responsables directs et indirects de tous ces maux, devront s’attendre à devenir des cibles de choix pour notre peuple, sans concession ni pitié. Plus de 10 millions de nos ancêtres ont été massacrés pendant l’époque coloniale, plus de 6.000.000 d’entre nous sont déjà tombés depuis 1996, date de l’entrée de l’AFDL dont le commandant des troupes rebelles actuellement au pouvoir à Kinshasa, bénéficie de l’appui inconditionnel de la mafia internationale. Nous ramassons les cadavres des nôtres tous les jours, pourquoi avons-nous encore peur de mourir ? Et surtout, pourquoi devrions-nous manifester de la pitié pour ceux qui sont responsables de cet holocauste ? Le rapport du panel d’experts de l’ONU (commission Kassem) a été suffisamment clair sur la relation entre les massacres des populations civiles en RD Congo et le pillage sauvage des richesses naturelles. Une longue liste des pilleurs récidivistes responsables du génocide des millions de Congolais a été établie à ce sujet. Voir le lien :
http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/N02/621/80/IMG/N0262180.pdf?OpenElement

De ce qui précède, s’il faut mourir, mourrons l’arme à la main plutôt que de rester des éternelles victimes expiatoires dont le seul pêché est d’être né sur le territoire le plus convoiter au monde. Les millions des nôtres qui ont perdu la vie à ce jour, sont des victimes innocentes. La seule leçon que nous pouvons tirer de cette « Shoa », de cette holocauste qui ne dit pas son nom, est que la mort est notre sort à tous. La vie d’un Congolais ne vaut pas celle d’un chiwawa européen ou celle d’une caniche américaine…Il est question pour nous de choisir si nous préférons mourir en victime innocente ou mourir débout en combattant pour la souveraineté de notre peuple face à nos ennemis. La liberté s’arrache et la souveraineté s’impose. Nul ne nous en fera cadeau.

A nos frères qui ont choisi de se séparer de nous, nous leurs souhaitons bon vent ! Tout est entre les mains du destin. Nous avons mené ensemble un combat respectable et digne. Aujourd’hui que nos chemins se séparent, il n’est pas dans notre intention de diaboliser qui que ce soit. Loin de nous l’idée d’entretenir une polémique avilissante qui constituera une distraction dans notre noble combat. C’est pour cela que malgré notre bon droit, nous choisissons de ne plus utiliser le nom de BANA CONGO pour signer nos textes et nos prises de positions par respect pour tous ces millions de Congolais qui ont fondé leur espoir sur nous.

Après notre rassemblement avec tous les compatriotes déterminés à en finir une bonne fois pour toute avec l’esclavagisme et la domination que subit notre peuple, nous choisirons ensemble un sigle, un logo et un nom à donner pour identifier ce mouvement. Nous caressons le doux espoir que nos anciens compagnons de lutte comprendront la nouvelle dimension du combat que nous menons et nous rejoindrons dans cette dynamique révolutionnaire pour la conquête d’une vraie souveraineté pour notre peuple et ce par tous les moyens, sans exception !

Nous vous remercions.

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