Un braqueur tué par lapidation 1644

En trois mois, la criminalité a atteint des sommets dans la commune de Ngaliema, principalement avec des cas de vols à main armée doublés de meurtre et des cas de braquage également émaillés d’homicide volontaire. Au-delà du crépitement quotidien des armes de guerre, des cas de vol chaque nuit et six meurtres en trois mois constituent le triste record attribué au banditisme dans cette partie de la ville.

Excédés par cette recrudescence du banditisme dans leur commune qui a fait une dizaine de tués, les habitants de Ngaliema ont décidé de se prendre en charge et de frapper un grand coup pouvant mettre un terme aux méfaits de la pègre.
Le week end dernier, les braqueurs ont encore frappé. Et la colère de la population s’est abattue sur un de ses malfaiteurs.
Sanction suprême, le bandit fut tué par les badauds.
Fief que se disputent plusieurs gangs, Ngaliema est devenu le théâtre quotidien de tous les actes de banditisme. On vole, on viole. On dépouille et on tue.

Rappel de quelques faits.

Quartier Ngomba Kinkusa. Dans la nuit du 9 au 10 novembre, une tentative de vol à main armée se solde par une fusillade nourrie pour couvrir la fuite des bandits. Réveillée par ces coups de feu, Gloria Nsingi, 12 ans, est tuée par une balle. Tout le quartier a pleuré cette victime innocente du banditisme.
Une semaine plus tard, un adjudant des Fardc qui a cru qu’avec quelques leçons de morale il pouvait dissuader un groupe des braqueurs à renoncer à cette sale besogne, a été la cible des assaillants. Blessé par balle au mollet gauche, cet officier regrette aujourd’hui son initiative imprudente.
Une bande des braqueurs a fait irruption, dans la nuit du 7 au 8 janvier 2007, vers 19 H 30′, au marché de l’Upn. Surpris par cette attaque, les changeurs de monnaie tentent de se sauver en abandonnant sur le lieu, leurs fonds et autres effets, tels que leurs sacs, calculatrices et téléphones portables. Un jeune étudiant, cambiste à ses heures perdues, décidé à braver ces malfaiteurs, paiera de sa vie. Yannick Mpela a été tué d’une balle.
Alors que l’on pleurait encore cet étudiant de troisième graduat, en sciences commerciales de l’Université pédagogique nationale, Ngaliema fut de nouveau endeuillé au quartier Musey aux environs de l’arrêt Sola. Une nuit du 14 janvier, peu avant minuit, des braqueurs ont agressé une jeune fille qui résiste à céder son portable cellulaire et ses biens. Un jeune garçon debout devant la porte de sa parcelle assiste à cette scène d’extorsion. Quand les badauds accourent pour secourir Rose Ebenga, les bandits ouvrent le feu. Eddy Epeyi, touché par une balle, meurt sur le champ.
Au début de ce mois, un élément de la P.I.R. en faction à un point chaud, est victime de l’insécurité. Il a été tué par des gardes d’une résidence l’ayant pris pour un malfaiteur solitaire.
La même nuit, un chauffeur de taxi est braqué par des malfaiteurs, alors qu’il réparait sa voiture. Après une descente à son domicile, les bandits non satisfaits par le maigre butin, l’ont abattu sans autre forme de procès. Le meurtre de Kiki Lelo est un crime de plus pour une population déçue par une police de proximité dépourvue des moyens et incapable d’intervenir en cas d’agressions.
Et comme si cela ne suffisait pas, la pègre a récidivé cette fois non loin de l’Hôpital de la rive, dans les parages du chantier naval de la société Chanic. Devant trois éléments incontrôlés postés au beau milieu de la route, prêts à lui arracher sa voiture Mercedes Benz, Sangwa, un businessman bien connu à Kinshasa, a foncé. Sa voiture a été criblée de balles. Mortellement atteint, il rendra l’âme peu avant d’atteindre la Clinique Ngaliema.

Un braqueur lapidé par la foule en colère

Samedi dernier, une fausse barrière dressée à minuit au croisement des avenues Mama Yemo et Swala, quartier Mama Yemo, par trois éléments incontrôlés, a vu de nombreux piétons délestés du contenu de leurs porte-monnaies et téléphones portables.
A la vue des phares des véhicules roulant sur l’une de ses avenues, le trio s’est disloqué. Un des délinquants est tombé plus tard entre les mains des jeunes sportifs du quartier. Copieusement tabassé, il est tombé sans parvenir à tirer un seul coup de feu.
Après un déluge de projectiles, des coups de bâton et des barres de fer, le malfaiteur est décédé.
A Ngaliema, la population a décidé d’affronter le banditisme qui n’a que trop semé la désolation. Tant que persistera la criminalité dans cette partie de la ville, elle n’entend pas baisser les bras.
La même nuit et à quelques kilomètres de là, les deux autres braqueurs seront appréhendés par les patrouilleurs de la police.
Ils ont été identifiés comme étant les caporaux Onangunda et Ngandu Mwanabute. Dans leurs poches, la police a retrouvé une partie du butin.
Depuis samedi dernier, les habitants affirment que la criminalité a subitement disparu et que les promenades nocturnes sont plus rassurantes dans cette commune.

2007-02-24
www.lepharerdc.com

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to Top