Stanley et Brazza 1632

Stanley et Brazza batiront les deux capitales les plus proches du monde. L’histoire de ces deux hommes singuliers marquera l’Afrique centrale et conduiront à la mise en place de deux pays au destiné different bien que proche. Stanley le « Boula Matadi » (briseur de pierre) est un homme aux méthode dure, qui ne se prend pas la tête à négocier, et qui face à deux options choisira toujours la force (les mains des congolais de kinshasa s’en souviennent encore), de Brazza lui est un doux pacifiste, qui conquiera beaucoup de territire sans tirer des coups de feu. Le conquerant au pied nu, sans autre arme que le drapeau français qui représentera la liberté pour les esclaves africains. Voici ici un portrait des deux personnages tiré du site Internet « http://www.brazza.culture.fr ». Un site que nous ne manquerons de recommander à tous les amoureux de l’histoire, à tous les curieux, qui veulent connaître réellement le pourquoi du comment.

Deux émissaires belges accueillent Stanley à son arrivée à Marseille en janvier 1878. Quelques mois plus tard Stanley est au service de l’Association internationale africaine créée par Léopold II : il doit fonder des stations, construire une route et développer le commerce entre la côte et le haut-Congo. Stanley n’est pas pressé : « Permettez moi de déclarer que je ne suis point partisan d’une course au clocher vers Stanley-Pool. J’ai visité cette localité il y a juste deux ans et demi et je me propose d’y retourner lorsque je pourrai y arriver avec mes cinquante tonnes de marchandises, mes bateaux, tout mon matériel et seulement après avoir achevé ma seconde station ». Il ne se méfie pas de Brazza. Le 9 novembre 1880 les deux hommes se rencontrent près de Vivi ; Stanley lui offre l’hospitalité. Brazza ne dit rien du traité qu’il vient de signer avec le Makoko. C’est en juillet 1881 quand il atteindra le Stanley Pool que Stanley comprendra qu’il a été dupé. A l’époque il perçoit seulement « underneath the gay ebullience of his manner and his affected heartiness his sparkling eyes betray that he has achieved a triumph of some kind other than what personal magnetism may have obtain. What is it I cannot imagine but there is a laughing mocking spirit in the visual glances I detect now and then which make me suspect that it has some connection with me ». Traduction
« derrière l’enthousiasme, la gaieté de ses manières et sa chaleur ses yeux étincelants montraient qu’il avait atteint un résultat beaucoup plus important que ce que son simple magnétisme pouvait obtenir. Ce que c’est je ne peux l’imaginer, mais il y a un air moqueur que je découvre maintenant dans son regard et qui me fait suspecter que cela a quelque chose à voir avec moi » Il écrira aussi plus tard que l’allure vestimentaire de Brazza n’était qu’ une mise en scène. « This shoelessness is but an excentric pose ». Traduction
« Sa façon de marcher sans chaussures n’est qu’une attitude excentrique »
Tout oppose les deux hommes. Brazza est un aristocrate italien à l’éducation européenne devenu officier de marine, entouré et aidé par sa famille qui accède à tous ses désirs ; Stanley est un enfant illégitime très tôt livré à lui-même, journaliste anglo-américain, self made man ambitieux mais toujours en attente de reconnaissance. Brazza a une liberté d’action que Stanley n’a pas, toujours harcelé par le colonel Strauch secrétaire de l’AIA. Mais Stanley est un homme droit et franc ; Brazza est secret, peut-être affabulateur quand cela doit le servir : « with me he is a devoted « Internationale », with the Dutch he was intensively amused at the frantic but futile efforts of the Belgians, with the missionaries he has freed slaves by thousands in a country where there is no slave trade at all, with the French he is the annexator par excellence ». Traduction
« Avec moi il est tout dévoué à l’Association internationale, avec les Hollandais il se moque des efforts démesurés mais inutiles des Belges, avec les missionnaires il a libéré les esclaves par milliers dans un pays où il n’y a pas de commerce d’esclaves, avec les Français il est le conquérant par excellence». Pour Stanley si on prenait au pied de la lettre tout le récit de Brazza :
« African travellers will envy him his reputation and become a many Munchausens or Jules Verne ». Traduction
«Les voyageurs en Afrique lui envieront sa réputation et deviendront des Munchausens ou des Jules Verne»

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