A Kinshasa le string s’expose aujourd’hui… 1578

Le string, le sous-vêtement très à la mode a été adopté par les congolaise et se vend comme des petits pains. Les sous-vêtements traditionnels n’intéressent plus que les mamans, les jeunes filles ne sont pas prêtes à abandonner ce petit tissu qui sert à cacher le sexe. Le sous-vêtement est un habit que l’on ne fait pas voir aux autres quand on l’a mis par politesse. Dans notre culture, la pudeur a une très grande place. Un enfant bantou en grandissant peut même se poser la question de savoir si ses parents en mettent parce qu’il est sensé ne pas le voir. Même après avoir été lavés, les parents ne les étalaient pas au vu des enfants, c’était ça le respect.
Aujourd’hui tout à changé, nos sœurs ont copié sans réfléchir tout ce qu’elles voient dans les séries télévisées occidentales qui passe sur nos chaînes de télévisons. Les cuisses de nos sœurs ne sont plus couvertes, elles mettent des petites jupes qui gênent les adultes et d’ailleurs les exposent.

La honte n’existe plus, certaines personnes sont gênées de voir un tel habillement. Dans les taxi et bus, ces courtes jupes donnent un spectacle qui met tout le monde mal à l’aise sauf celles qui les portent. Et ce qui est à la mode aujourd’hui, c’est de faire voir expressément son sous-vêtement et comme le string est à la mode, ce sont les fesses de nos sœurs que nous voyons à longueur de journée. Toutes les filles ne jurent plus que sur ce nouveau model de sous-vêtement qui vient de l’occident. Comme nos frères libanais sont spécialistes en imitation, ils ont mis sur le marché des strings à tous les prix ce qui fait que même les petites filles de la rue en mettent. La jeunesse congolaise se meurt sans que personne n’y prête attention, les parents n’ayant plus de ressources pour l’encadrement des enfants sont portés sur d’autres choses. Les enfants ayant pris en charge eux-mêmes leur éducation font tout ce qui passe devant leurs yeux. Les groupes d’encadrement des jeunes qui existaient dans le temps dans les églises n’ont plus de force puisque l’église elle-même connaît tellement de problèmes que les pasteurs sont plus portés sur des querelles de leadership.
La reconstruction, la vraie ne se fera qu’avec des jeunes ayant bonne conscience et qui savent ce qu’ils veulent, on ne reconstruit pas un pays avec des antivaleurs comme le dit si bien Etienne Tshisekedi. La jeunesse congolaise a pour valeur tout ce qui est contre la morale, le droit.
Le gouvernement et ses nombreux partenaires : les organisations non gouvernementales, les églises, les partis politiques, les écoles, les universités… doivent mettre en place des campagnes de sensibilisation de la jeunesse congolaise qui aujourd’hui n’a plus de modèle. Les hommes politiques et les pasteurs parlent comme les musiciens, tout le monde dans notre société veut vivre et paraître comme les musiciens. Hier, un musicien ne pouvait se mettre là où ceux qui sont allés à l’école discutent, mais les choses ont changé au point où la parole du musicien est plus forte que celle d’un homme d’Etat.
Notre Congo ne se développera que lorsque les congolais auront pris conscience et lorsqu’ils remplaceront les antivaleurs par les vraies valeurs.

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