La Belgique poursuit son assistance militaire 1519

Le ministre André Flahaut est en visite à Kinshasa pour en fixer les modalités.
Le ministre belge de la Défense, André Flahaut, a offert mercredi l’aide de la Belgique aux autorités de Kinshasa pour la poursuite de la formation d’une nouvelle armée congolaise dans le cadre d’une « deuxième phase » du partenariat militaire entre les deux pays.

Mis en ligne le 18/01/2007
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M. Flahaut, qui effectue une visite de deux jours en République démocratique du Congo (RDC), a notamment rencontré son homologue sortant, Tharcisse Habarugira, dont les jours à la tête du ministère de la Défense sont comptés, avec la formation attendue d’un nouveau gouvernement issu des élections générales de juillet dernier.
M. Flahaut devrait aussi s’entretenir jeudi avec le président Joseph Kabila, élu lors de la présidentielle du 29 octobre dernier. Le chef de l’Etat congolais est attendu dans les prochaines semaines en Belgique – peut-être dès les 26 et 27 janvier – pour ce qui apparaît, selon des sources gouvernementales, comme un préalable indispensable à une possible visite du roi Albert II en RDC.
André Flahaut compte, a-t-il expliqué mercredi, examiner avec les nouvelles autorités congolaises leurs souhaits en matière d’aide de la Belgique pour la formation d’une nouvelle armée « intégrée » – c’est-à-dire rassemblant des troupes fournies par les anciens belligérants de la guerre civile de 1998-2003. Le ministre de la Défense a ainsi suggéré que les deux pays se livrent conjointement à une évaluation, « brigade par brigade », des unités déjà brassées. Les Forces armées de la RDC (FARDC) disposent déjà de quatorze brigades « brassées », soit 42 000 hommes, dont la grande majorité est déployée, surtout dans l’Est toujours troublé du pays. Mais la qualité de ces brigades apparaît comme très inégale, selon des experts.
La Belgique joue également un rôle moteur pour convaincre les Européens – après la réussite de l’opération militaire menée durant quatre mois par l’Union européenne pour sécuriser les élections, l’Eufor-RDCongo – de contribuer à la réforme du secteur congolais de la sécurité (armée et police). L’Union mène déjà, depuis mais 2005, une mission de conseil pour la réforme de l’armée congolaise (Eusec) et envisage de l’amplifier, selon des sources européennes. ()

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