Sur les marchés de matières premières, le réveil des produits agricoles a été l’événement de l’année 2006. Le blé et le maïs ont enregistré des progressions record. Mais, cela n’a pas exclu quelques rebondissements sur les marchés des métaux. 2007 s’ouvre en effet avec une certaine accalmie sur le marché du cuivre, note RFI dans ses chroniques des matières premières. Ironie du sort, la République démocratique du Congo qui produisait dans les années folles de la Gecamines jusqu’à 450.000 tonnes de cuivre par an se trouve en marge de tout ce qui se passe actuellement sur le marché mondial des métaux, le géant s’étant fatalement écroulée à la suite d’une accumulation des erreurs de gestion ; c’est difficilement que la RDC dépasse la barre de 10.000 tonnes de cuivre par an.
Où est donc passé la République démocratique du Congo sur le marché mondial des métaux ? Car, c’est une véritable manne que se raffolent les grands producteurs du cuivre, dont le plus proche de la RDC se trouve la Zambie avec qui la RDC se disputait il y a quelques années la place de premier producteur du métal rouge.
En effet, l’année 2006 comme l’attestent plusieurs analystes des marchés des matières a été celle des métaux qui ont vu leurs cours atteindre des pics imprévisibles. Après avoir dépassé la barre de 8.000 Usd la tonne au milieu de l’année 2006, le cuivre présente depuis quelques jours des signes d’essoufflement.
Le cuivre aurait-il la gueule de bois ? En quelques jours le champion 2006 du super cycle des matières premières a perdu plus du tiers de sa valeur. Depuis le sommet atteint en mai dernier, à 8.800 dollars la tonne, le métal rouge a brutalement chuté dans la zone des 5.600 dollars en ce début de janvier.
Le métal reste néanmoins plus cher aujourd’hui qu’en janvier 2006. Selon le modèle des vases communicants propre à tous les marchés de matières premières, quand les stocks montent, les cours baissent. C’est exactement ce qui vient de se produire. Les volumes de cuivre détenus par le marché londonien ont doublé en six mois.
La cause est connue : le ralentissement de la construction aux Etats-Unis observé dans les derniers mois de 2006 a regarni les dépôts. Cette brusque décompression signalerait-elle la fin prématurée du super cycle de hausse parti pour durer quinze ans selon les plus optimistes ? Peut-être, si l’on en croit les analystes économiques. Rendus pessimistes par le ralentissement de l’activité, les Américains, qui consomment environ 400 kilos de cuivre pour la plomberie et les câbles électriques de leur maison, devraient lever le pied sur les chantiers. Un phénomène qui concerne aussi l’Europe. Après quatre ans de déficit, le marché devrait donc revenir à l’équilibre cette année, et pourquoi pas devenir excédentaire, ce qui accentuerait la pression à la baisse.
Mais c’est sans compter sur la Chine, le premier consommateur au monde de cuivre. Appâté par les cours prodigieux du métal rouge, le Bureau stratégique des réserves a massivement déstocké l’année dernière, il pourrait donc revenir aux achats cette année à la faveur de cette baisse de janvier. D’autant plus que lorsque les cours plongent, le scrap, le cuivre recyclé, perd de son intérêt et la substitution, sa justification. Un mécanisme qui pourrait entretenir une nouvelle tendance haussière, mais il est trop tôt pour l’observer, beaucoup d’opérateurs sont encore en congés, les échanges restent bien minces pour l’instant.
Les Chinois et les Japonais sont de retour aux affaires depuis jeudi seulement et les Russes en vacances jusqu’au noël orthodoxe. Pour terminer il ne faudrait pas oublier la rentrée des investisseurs financiers, devenus incontournables sur ce marché. Cette semaine, les principaux indices de matières premières seront réactualisés en fonction de l’évolution récente des cours et des volumes échangés, ce qui promet un remue-ménage supplémentaire sur le marché du cuivre.
LE COURS ET MARCHES DES MATIERES PREMIERES, C’EST QUOI ?
N’empêche aussi qu’on s’interroge sur la formation des cours des métaux. D’abord, que considère-t-on comme matières premières : le pétrole, les métaux, le sucre, les céréales, le cacao, le caoutchouc, le coton, le café. Toutes ces matières premières, ont une cotation sur les principaux marchés boursiers internationaux. Ces matières premières vont servir pour la plupart d’entre elles à être retravaillées en sous-produits.
Pour la plupart de ces matières premières, les cours explosent, en ce moment, sur les marchés à terme, si l’on prend en exemple le baril de pétrole qui a coté 75 dollars le baril, cote jamais atteinte jusqu’à ce jour.
En 2005, les métaux avaient déjà subi une hausse entre 25 et 50%, avec les nouvelles hausses de 2006, le zinc a pour sa part augmenté de 100% en une année!!!! Les causes profondes de cette montée des cours sur les marchés de matières premières, sont pour une part dû à la fusion de sociétés, et les hedge funds ou fonds alternatifs qui fonctionnent sur le même principe que les OPCVM, ces hedge funds obtiennent des performances généralement déconnectées de la tendance générale, ils se sont énormément développés aux Etats-Unis et dans dans les zones offshore. Ces hedge funds ne tiennent aucun compte de l’offre et de la demande, ces augmentations sont aussi le reflet des situations de tensions et de guerres dans le monde, etc….
En France par exemple, les médias ont informé récemment, d’une recrudescence, ces derniers mois, de vols à grande échelle, vols de cuivre en l’occurrence, par des personnes qui sont bien équipées en matériel pour dérober des rouleaux de cuivre sur des camions, chaque rouleau pesant 24 tonnes !!! attaquent des sociétés de négoce de métaux et volent, par tonnes des métaux, la SNCF a eu aussi à en pâtir, sur des chantiers ou l’on procède aux aménagements de ligne de TGV, quand on voit d’autre part, les hausses des cours des matières premières, il ne faut plus s’étonner, on ne peut que déplorer ces actes.
Reste à espérer que les cours de toutes ces matières premières, retournent à la baisse, sinon, une fois de plus, la facture sera réglée par les consommateurs que nous sommes.
Que se cache donc derrière toutes ces augmentations incessantes des matières premières ?
