Fin de la partie? 1447

L’amertume est grande dans le chef de beaucoup d’entre nous, la déception est grande parmi la population. La frustration est incalculable au sein des masses qui ont tout donné pour extirper la tête du pays de l’incompétent qui l’occupe.

Mais voilà, cela ne s’est pas passé comme souhaité. Le combat a été perdu. Les résultats proclamés sont à l’opposé des espoirs des uns et des autres. C’est le jeu, nous a-t-on dit. Il faut un vainqueur et un vaincu. Nous devons l’accepter sans discussion. Même si l’arbitre n’était pas impartial, même si le « poto était dimi » (le goal était petit!), même si nos supporters étaient exclus du terrain, même si… Il faut accepter.

Certains vont jusqu’à dire qu’il aurait fallu tricher plus que votre adversaire. Ce qui n’est pas bête comme raisonnement sauf que tricher dans notre entendement, c’est égal à voler, et le vol c’est justement la cible de notre combat. Le vol (détournement, tricherie, corruption, mauvaise gouvernance) est à la base des malheurs du peuple congolais. Quand on opposait à tous ceux qui soutenaient Bemba l’argument que celui-ci était un mobutiste, donc indigne d’avoir le soutien des congolais, que reprochait-on à Mobutu? La confusion de l’argent de l’état avec sa propre fortune, soit « le vol » de l’argent public.

Culturek a toujours eu la modestie de dire qu’il était un espace d’apprentissage de la démocratie. Nous avons eu une grande leçon aujourd’hui que nous ne devons plus jamais oublié. La Démocratie n’est pas juste. La plus grande règle démocratique est qu’il n’y a pas de règle.

KABILA JOSEPH triche sur toute la ligne en se présentant aux élections alors qu’il n’avait pas le droit, en utilisant les moyens de l’état pour battre campagne, en utilisant l’armée pour terroriser ses adversaires politiques et la population afin que celle-ci ne vote pas contre lui, en utilisant la police pour empêcher son adversaire de battre campagne, en instrumentalisant les médias public pour sa propre gloire, et j’en passe. Le monde entier s’empresse de cautionner et de nous menacer au cas où nous ne cautionnions pas sa victoire. Et tout cela nous est présenté comme la Démocratie !

Bertin Mampaka bat campagne comme un diable, mobilise toute la communauté pour rapporter des voix à son parti le CDH et le hisser dans la majorité pour la ville de Bruxelles et les 19 communes. Il est présent partout et toujours avec le nom de son parti le CDH, de sa présidente Joëlle Milquet et de tous les autres candidats du parti. Au final, le jour des élections son parti le CDH se retrouve renforcé. Il retrouve son poids politique d’avant qu’il ne change de nom (le CDH s’appelait PSC et était resté au pouvoir pendant plus de 50 ans avant de goûter l’opposition il y a dix ans). Après tout ce travail qui a donné un résultat indéniable, il se fait remercier par son propre parti.

Aujourd’hui, le collège de la ville de Bruxelles qui compte 5 échevins CDH et 5 échevins PS a décidé de se passer des services de celui qui a fait le second score en voix de préférence derrière sa présidente de parti Joëlle Milquet. Et on nous explique que c’est ça la démocratie : collez les affiches, votez et fermez vos gueules !

Serait-ce du racisme? Oui ! Nous l’affirmons car la campagne qui a suivi la soirée électorale ne volait pas très haut. Intégration oui, mais pas jusque là!
Apprendre doit être l’objectif de chacun d’entre nous. Au plus nous apprenons comment marche la vraie démocratie, au mieux nous serons aptes à nous en servir pour le bien de notre peuple.

Tenez Bon ! La lutte continue.

Ce n’est pas la fin de la partie, c’est le début d’une nouvelle partie.

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