Paul KAGAME sera poursuivi pour l’assassinat d’Habyarimana 1427

La justice française a décidé de poursuivre des hauts responsables du regime rwandais actuel pour l’assassinat de l’ancien président Juvenal Habyarimana.
Parmi les 9 personnes mises en examen, il y a un certain JAMES KABAREBE, chef d’état major de l’armée de l’AFDL. l’armée qui « libéra » les Zaïrois de la dictature de Mobutu, pour le plonger dans celle de Laurent Désiré Kabila. Le même qui a été le mentor du « momemi maki »(traduction »celui qui porte les oeufs ») Joseph Kabila.

Un crime reste un crime, même s’il a été perpétré contre un dictateur ou un assassin, c’est pourquoi Saddam Hussein a eu droit à un procès malgré tout. Si la justice française arrive à établir que cet attentat a été effectivement commis par le Front Patriotique Rwandais, cela va jeter un éclairage différent sur les événements effroyables qui se sont déroulés par la suite au Rwanda et dont les conséquences ont destabilisé toute la région pour longtemps. Le Congo-Kinshasa a payer d’ailleurs le plus lourd tribut avec plus de 5.000.000 des morts.
Sans justifier évidemment le génocide de 1994, le monde et surtout les victimes pourront enfin comprendre les motivations et étabir les responsabilités des uns et des autres.Nous pourrions donc regarder autrement ces réfugiés hutus qui se sont fait massacrer par millier à l’Est du Congo et les respecter de la même façon que leurs compatriotes assassinés en 1994.

Le Rwanda est dans un cycle de réglement de compte successifs qui doit être stopper rapidement car il n’a que trop duré.

Seule la justice peut faire cela en menant une enquête libre et indépendante avec comme seul objectif trouver la verité. La justice doit pointer les responsabilités des uns et des autres; condamner les criminels et innocenter ceux qui n’ont rien fait. L’objectif final étant que personne n’ait un sentiment d’injustice et surtout qu’n arrête les généralisations réducteurs et racistes. Tous les Tutsis ne sont pas des victimes et tous les hutus ne sont pas des criminels génocidaires. Il y a des victimes des deux côtés et des bourreaux des deux côtés, il faut les débusquer et s’occuper d’eux.

Rwanda: accord du Parquet de Paris pour la délivrance de mandats d’arrêts contre neuf proches du président rwandais

PARIS (AP) – Le parquet de Paris a donné lundi son accord au juge d’instruction Jean-Louis Bruguière pour qu’il délivre des mandats d’arrêts internationaux contre neuf proches du président rwandais, Paul Kagame, dans le cadre de l’enquête sur l’attentat contre son prédécesseur en avril 1994, a-t-on appris de sources judiciaires.

Cet attentat contre le président Juvénal Habyarimana, est considéré comme l’élément déclencheur du génocide des Tutsis.

Ces mandats d’arrêts visent notamment l’actuel chef d’Etat-major général des Forces rwandaises de défense, James Kabarebe, ainsi que le chef d’Etat-major de l’armée de terre, Charles Kayonga.

En 1998, les familles des trois membres d’équipage français de l’avion présidentiel abattu ont porté plainte pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste ». En effet, la justice française est compétente lorsque des crimes ou délits sont perpétrés contre ses ressortissants à l’étranger.

Le juge d’instruction, qui ne peut pas engager de poursuites contre Paul Kagame en raison de l’immunité accordée en France aux chefs d’Etat en exercice, compte demander à l’ONU de saisir le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en Tanzanie afin d’engager contre le président rwandais une éventuelle procédure judiciaire pour sa participation présumée à cet attentat, a-t-on précisé de mêmes sources.

Ces mandats d’arrêts internationaux pourraient être émis dans les prochains jours, selon les sources judiciaires. La justice française privilégie donc la thèse d’un attentat perpétré par l’homme fort du Front patriotique rwandais (FPR). Le magistrat estime, au regard de témoignages d’anciens membres du FPR que cette décision a été prise fin 1993 et début 1994 par les plus hauts responsables de l’Armée patriotique rwandaise, dont Paul Kagame, précise-t-on de mêmes sources.

Le 6 avril 1994, l’avion du président Juvénal Habyarimana, dans lequel se trouvent son homologue burundais, Cyprien Ntaryaminara, sept personnes de leur entourage et trois membres d’équipage français a été abattu peu avant son atterrissage à Kigali par un tir de deux missiles sol-air. La France soutenait le régime du président Habyarimana.

Du 6 avril 1994 jusqu’à la victoire des rebelles du FPR, en juillet, quelque 800.000 personnes -des Tutsis et des Hutus opposés aux extrémistes- ont été assassinées. AP

KIGALI (AFP) – Le gouvernement rwandais a qualifié mardi d' »allégations totalement infondées » les recommandations d’un juge français de poursuivre le président Paul Kagame pour sa « participation présumée » dans l’attentat en 1994 contre l’avion de son prédécesseur Juvénal Habyarimana.

« Ces allégations sont totalement infondées. Le juge agit sur la base de ragots et rumeurs », a déclaré à la presse à Kigali le ministre rwandais de la Justice, Tharcisse Karugarama. « Ce sont des jeux politiques plutôt qu’une procédure judiciaire », a-t-il ajouté.

Le juge français Jean-Louis Bruguière a recommandé vendredi des poursuites contre M. Kagame devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour sa « participation présumée » à l’attentat contre l’avion de M. Habyarimana, un Hutu, a-t-on appris lundi de source judiciaire à Paris.

Parallèlement, le magistrat a demandé l’avis du ministère public sur les arrestations de neuf membres de l’entourage de M. Kagame dans le cadre de l’enquête, dont l’actuel chef d’état-major de l’armée rwandaise James Kabarebe.

La mort du président Habyarimana avait déclenché le génocide au Rwanda, qui a fait, selon l’ONU, environ 800.000 morts, essentiellement des Tutsis, tués par les partisans du régime hutu. Le massacre n’avait pris fin qu’après la victoire militaire de la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR), en juillet 1994.

M. Kagame, chef du FPR, a toujours nié que lui-même ou le FPR ait joué le moindre rôle dans l’attentat.

M. Karugarama a affirmé que son gouvernement ne serait pas entraîné dans « une mauvaise situation où nous devrions aussi engager des jeux similaires en inculpant (le président français Jacques) Chirac ou d’autres hauts responsables français ».

M. Kagame et les autorités rwandaises actuelles s’en prennent régulièrement à la France pour son soutien au régime Habyarimana et son rôle controversé lors du génocide, accusant notamment Paris d’avoir joué « un rôle direct » dans les massacres.

Une commission d’enquête rwandaise mène actuellement des recherches sur le rôle de la France avant, pendant et après le génocide de 1994. Kigali a fait savoir que la commission pourrait être amenée à interroger en France des responsables politiques et militaires français dans le cadre de son travail.

Le TPIR, dont le siège est à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, est chargé lui de rechercher et juger les principaux responsables du génocide de 1994 au Rwanda. Il a prononcé à ce jour 26 condamnations et cinq acquittements.

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