Nous avons recemment publié la vidéo de l’interview de Etienne Kabila Taratibu. En publiant ce document nous voulions que tout le monde écoute ce que déclare ce monsieur par qui la controverse sur la filiation de Joseph Kabila ou Hyppolite Kanambe (c’est selon) est née. Venant du SéGé Fédéral du PPRD/Allemagne, nous avons reçu ce texte. Nous la publions come un droit de reponse. Notre souci c’est la manifestation de la vérité.
Désiré Katompa
JOSEPH KABILA EST CONGOLAIS
Malgré tout ce qui se dit, se lit, se chuchote et tout compte fait, toutes considérations confondues, les faits établissent clairement que Joseph Kabila est congolais.
Nous vous prions, pour vous prêter à cet exercice d’honnêteté intellectuelle et de vérité, de vous dépouiller de votre passion, de votre idée préconçue, de votre préjugé, de votre haine, le pire des sentiments négatifs des humains, et avec un cœur léger doté d’un minimum d’amour, d’harmonie et de justice pour parvenir à cette évidence.
Pour se faire, nous n’allons pas philosopher. Nous allons simplement recourir à chacun de nos propres cas d’espèce, évoquer quelques réalités congolaises et universelles qui nous sont proches. Mais auxquelles nous endurcissons nos cœurs et que nous refusons de regarder bien en face, parce que un secret qui n’en est pas un, nous caresse les oreilles. Et sans se demander le but poursuivi par son auteur, nous contribuons à son effet de boule de neige et par son usage nous en faisons une pensée dite associative qui concurrence la réalité, faisant au passage des adeptes prêts à tout pour servir cette contrevérité. Seul le sensationnel nous intéresse et nous aveugle au détriment de la vérité, de la justice et de l’égalité.
On ne divise pas les Congolais facilement. Ils se regroupent autour de près de 425 ethnies, mais restent soudés. Il n’y a pas de minorité ethnique qui tienne. Ne touche pas à un seul m ² de leur territoire. Leur intégrité territoriale est sacrée. Reste alors leur dignité. Le peuple digne ne peut se laisser diriger par quiconque. A ce propos, Mobutu disait qu’il n’est pas facile d’être le Zaire. Aux fins inavouées, toute puissance est attentive à tout ce qui veut s’y passer et s’y ingère pour maintenir le Congo dans un chaos éternel.
Ce jeune président venu de la manière décriée comme inadmissible, parce que identifié à l’unanimité, justement comme le fils de Laurent –Désiré Kabila, le Congo n’étant pas un royaume et le pouvoir ne pouvant y être non plus héréditaire, ne se fait pas cher payer sa peau. Alors qu’on le croit incapable, Joseph étonne tout le monde. Il ne veut pas d’une guerre longue et éprouvante comme son défunt père. Sa volonté et ses qualités de négociateur et d’homme de paix s’expriment. Il parle moins mais vite, se révèle comme un homme qui tient ses promesses. Même les seigneurs de guerre et leurs rébellions succombent à sa franchise. Non, Joseph risque de réussir où tout le monde échoue. Ses qualités d’homme d’Etat sont intrinsèques aux yeux des observateurs les plus attentifs et surtout auprès de ceux pour qui le Congo est leur chose.
Un Congo débout, un Congo, Etat de droits, ne sera plus un Congo où nous allons continuer à nous servir. En tout cas, pas comme dans son chaos actuel. Demain ne sera plus comme hier. Il faut vite destabiliser ce Joseph et distraire ce vaillant peuple congolais. Le parcours de Kabila est connu. Il s’apprête mieux au scénario d’un étranger venu d’ailleurs qui ne peut diriger les congolais. Chose que ces derniers ne digèrent pas. Oui, les démons de la division se réveillent et se saisissent de cette invention, mènent une forte et savante campagne et la mayonnaise prend. Les congolais mordent à l’amecon et tombent bien dans le piège de la division qu’ils redoutent pourtant, division qui se nomme congolité ou < likambo ya mabele >.
Une division reste une division. Il n’en existe pas une qui servira le Congo et redressera les fronts longtemps courbés des Congolais. Nous y reviendrons.
Allons y comme Diogène, le disciple de Platon, lui –même de Socrate, notre lampe tempête à la main, en plein jour, à la recherche de l’homme congolais.
Que chacun de nous se pose les questions suivantes : pourquoi et comment suis-je congolais ?
Comment mes enfants le deviennent et le sont-ils ? Ont-ils des preuves supplémentaires à apporter pour le mériter ?
1.a. Parce que je suis né d’un père ou d’une mère de nationalité congolaise. Parce que mes grands parents y sont originaires. Nous y sommes connus. J’ai des témoins et deux familles d’affiliation. Une seule d’elles me suffit amplement d’ailleurs. Plus besoin d’y apporter d’autres preuves supplémentaires, car mon lieu de naissance n’a aucune espèce d’importance. Mon parcours non plus. Le petit congolais, né en Mongolie, en Amérique, ou en Europe, est avant tout congolais. Peu importe également la langue qu’il sait ou ne sait pas parler.
1.b. Mes parents ont revendiqué leur paternité à l’état civil, m’ont déclaré comme leur enfant et me voici congolais. Eux seuls avec leurs témoins. Pas mon quartier et encore moins la presse. Aucune personne en dehors de mes deux parents ne peut me contester ma nationalité. Car aucun de deux seuls qualifiés ne m’a renié mon affiliation par la suite. Tant et aussi longtemps que moi-même, une fois adulte je n’y renonce pas. N’en déplaise aux nouveaux chevaliers de la plume de nouveau genre qui s’exercent sur le net et croient à leur propre évangile ainsi qu’à leurs, oh combien nombreux, adeptes qui gobent tout sans réfléchir.
Mais Kabila aussi est enfant de Laurent Désiré, héros national de surcroît. Sa mère est encore en vie. Son grand-père aussi. Il est né à Hewa Bora : c’est dans le sud Kivu. Il est originaire du village d’Ankono, dans le secteur de Kamalondo au Nord Katanga. Il est du clan des Bamavumbu qui lui reconnaît son affiliation patriarcale car descendant de Laurent Désiré Kabila , fils de Désiré Taratibu, fils de Kabila Makolo, lui-même fils de Mwehu wa Kaluba, fils de Kaluba.
Kabila a une mère, Sifa Mahanya, veuve de Feu le président L.D. Kabila, originaire de Maniema dans le village de Mupapayi, en territoire de Kabambare. Elle est fille de papa Assumani Mbavu Mwana- Mushinya, encore en vie à Lubumbashi.
L’affiliation de Joseph Kabila à ses deux parents lui est naturelle. Comme nous tous, aucun de deux ne la lui renie. Ce sont ici, des faits. Les faits sont sacrés tandis que les commentaires, libres, dit on. Qu’ est-ce qui nous octroie plus d’autorité sur L.D.Kabila et Sifa Mahanya dans la revendication de paternité de leurs jumeaux ? Pourquoi croire à tous les autres parents congolais, quand ils déclarent simplement, à l’état civil que celui-ci est mon fils et celle là ma fille, sauf à eux ? Pourquoi Joseph Kabila ne doit-il pas être leur enfant ? Et pourquoi dès lors ne serait-il pas congolais ? La rumeur ou les écrits sur internet, valent ils plus que l’existence physique de ces parents ?
Sommes-nous prêts pour établir un nouveau critère de congolité, le test adn de soixante millions des congolais ? Si non pourquoi le demander au seul Kabila ? Au nom de quelle justice et de quelle égalité, deux grandes vertus de la démocratie dont on ne peut se passer.
Soit ! Il y a eu des révélations sur la prétendue vraie identité de Joseph Kabila, pondue par un américain et relayée par Ngbanda et l’actuel ministre des affaires étrangères belge, un flamand qui se respecte, distributeur des tracs de la mystérieuse identité dans son avion le ramenant à Kinshasa pour y rencontrer celui par qui il veut diviser le Congo, exportateur des conflits et des divisions ethniques comme en Belgique et au Rwanda-Burundi colonial, qui se frotte enfin les mains quand il voit les congolais qu’il n’a pu opposer autrement, s’empoigner enfin autour de la congolité et de l’identité de son Président, candidat à sa propre succession.
Des révélations vides qui ne nous citent aucune généalogie, aucune ethnie, aucun village et aucun clan du mystérieux père biologique présumé. Elles se contentent des noms d’individus, des pays où, Joseph serait originaire. Les mordus de cette monstruosité ne tombent même pas d’accord sur la nationalité qu’il convient de lui donner : tanzanien, rwandais, burundais ou ougandais ? Et comme le ridicule ne tue pas, ils n’ont plus qu’à monter des photos.
Est-il besoin d’évoquer le nom d’Hyppolite devant des gens oh combien nombreux vivant en exil sous des faux noms et des fausses identités afin d’assurer leur sécurité. Et combien à plus forte raison ne pas envisager, comprendre et recourir à cette pratique dans un maquis où le danger est de loin supérieur à celui de l’exil ? Il devrait avoir aussi une logique égalitaire sur ces terrains n’est ce pas ? La pratique est vielle comme le monde. Abraham, le père des nations ne l’a-t-il pas tenté ?
Ils vont encore loin. Ce n’est pas son fils c’est son ENFANT adoptif. Là encore, comme Jésus devant Pilate à la question êtes-vous le roi des juifs ? Jésus de répondre : vous l’avez si bien dit vous-même. Oui, ils disent bien enfant. Le qualificatif adoptif ou biologique nous importe peu. D’ailleurs, notre société ne porte pas à cœur le parent biologique irresponsable qui abandonne son enfant ou qui n’assure pas son éducation. Touts les mérites sont octroyés à ceux qui adoptent et élèvent. En Israël, le maître vaut mieux plus qu’un père biologique.
En conclusion, si Joseph avait été adopté par Laurent –Désiré Kabila, il est donc dans ce cas d’espèce son enfant. Et en cas d’adoption, je prends, bien entendu, la nationalité de mon père adoptif ou de ma mère adoptive. La pratique est même universelle. L’enfant chinois adopté par un américain devient américain. Même par naturalisation, les enfants encore sous tutelle parentale acquièrent automatiquement la nouvelle nationalité du parent naturalisé. C’est avec fierté que nous disons : mes enfants sont francais ; ils sont belges ou ils sont allemands etc.…
Qu’il s’agisse du droit dit de sol, un autre principe universel auquel recours plusieurs enfants nés sur un sol étranger à l’âge de 18 ans pour la plupart, Joseph né à Hewa Bora, sur le sol congolais a droit, tant qu’il le voudra, à la nationalité congolaise.
Qu’il s’agisse aussi du fait qu’il ait exercé les hautes fonctions en qualité du premier citoyen au pays des congolais et d’avoir œuvré avec autant d’amour patriotique par des hauts faits qui parlent d’eux-mêmes et en faveur du peuple congolais, l’établit honorablement.
– Il a fait passer le pays de la guerre à la paix et l’a unifié
– L’illégitimité vieille de 40 ans cède en douceur sa place à la légitimité des dirigeants, des institutions et du pouvoir lui- même, désormais aux mains du peuple.
– Le pouvoir, le pouvoir source de bien d’inégalité, d’injustice et de domination vient d’être arrachée des mains des puissants, des seigneurs de guerre et des ambitieux de tout bord et est remis au peuple, souverain primaire qui de DORENAVENT jusqu’à DESORMAIS l’exercera par un mandat de cinq ans accordé à ses propres élus
– Pour se faire, il a mis son génie au service du bien congolais et lui a offert les élections
L’engouement du peuple, malgré plusieurs appels au boycott, à la double opération d’identification et d’enrôlement, sa forte participation au référendum et au 1e tour des élections présidentielles et législatives, le nombre impressionnant des candidats : 33 à la présidentielle pour un seul siège,
9700 à la députation nationale pour 500 sièges qui étaient à pourvoir, démontre si besoin en était encore, que les élections ont été une vraie volonté populaire congolaise, mieux un besoin.
Ce sont là des faits réels et objectifs. Seul, un vrai fils du pays, qui en plus aime son peuple, en est capable. N’endurcie pas ton coeur pour le reconnaître.
DECIDEMENT, PLUS CONGOLAIS QUE JOSEPH KABILA, N’EXISTE PAS .
Beaucoup d’autres faits viennent appuyer cette thèse :
– Le peuple l’a préféré aux 32 autres présidentiables en lui accordant 44,88 % des suffrages exprimés dont 88% à l’Est, d’où ces deux vrais parents sont originaires.
– Les résistants Mai-mai, qui depuis bien longtemps luttent contre la folie rwandaise et qui comptent parmi les victimes congolaises dont les familles ont subi des pertes en vies humaines et autres, et qui subissent encore les pires exactions des guerres et troubles de toute sorte à l’Est, ont pris le sérieux engagement de se rallier à l’Amp donc à Joseph Kabila pour le revoir, cette fois en toute légitimité, à sa propre succession àfin qu’il continue son oeuvre, ne contestent ni cette oeuvre, ni son affiliation. Et pourtant, ils sont les seuls mieux placés pour établir la non appartenance des parents de Joseph Kabila à cette terre dite de nos ancêtres ( mabele ya Bakoko). Tous les Bakoko de Joseph sont Congolais. Donc cette terre lui appartient.
– Enfin,la ressemblance physique comme deux gouttes d’eau d’avec son jeune frère Zoé, une autre preuve biologique, clarifie davantage qu’ils sont issues d’un même père et d’une même mère.
Qu’ils ont donc raison ceux qui depuis longtemps, soutiennent qu’il n’y a pas de débat qui tienne à ce sujet. IL est congolais. Cessons donc de distraire, d’intoxiquer et d’obscurcir de nouveau la réflexion du peuple afin d’éviter qu’il fasse mauvais usage de son pouvoir fraîchement et chèrement acquis, en choisissant Barabas en lieu et place de Jésus.
La foi collective de la race humaine ne peut pas établir une vérité fausse puisqu’une vérité ne peut pas être fausse. Au temps où l’on croyait le monde plat, il en était pas moins sphérique et lorsqu’un homme comprit cette vérité, il l’établit dans l’expérience humaine.
Lorsque nous avons tâtonné dans l’obscurité et que vient un brin de lumière, nous devons demeurer dans cette lumière sur laquelle l’obscurité n’a ni pouvoir ni réalité. Il est déjà venu, et nous ne l’avons pas reconnu, celui que le Congo attend, celui que le ciel a suscité pour mettre ce pays sur les rails. Quitte aux suivants de faire le reste.
Maurice Nzinga
SeGé Fédéral Pprd / Allemagne
