Avoir confiance en nous-même? 920

Dans une interview accordée au quotidien congolais « La République » Madame Colette Braeckman a dit une phrase qui nous a inspiré une réflexion. « Les Congolais n’ont plus confiance en eux-mêmes ni en leurs amis occidentaux, ils doutent de leur avenir et ont développé une forte propension à se critiquer. Ils refusent les petits pas qu’ils font. C’est dommage. »
Cette phrase nous a passé à faire une introspection afin de nous examiner nous-même en tant que congolais, et de voir dans quelle mesure cette dame dont nous ne nous permettrons pas de remettre en cause l’attachement à notre pays et surtout à notre peuple, voit juste.
La perte de confiance est une réalité indéniable dans le chef des congolais. Mais le problème est envers qui cette perte de confiance se manifeste-t-elle ? D’après la phrase c’est en lui-même (le congolais). Cela est vrai si l’on prend les congolais comme un tout homogène et interchangeable. Hors heureusement pour nous, ce n’est pas le cas. Certes il y a des traits de caractère qui se retrouve chez tous, tel que l’accent, la race… Mais il y a des fortes particularités qui créent des différences flagrantes qui sont indéniables.
En effet il y a des congolais qui ne vivent que pour boire et manger, et pour ce faire, ils ont un besoin infini d’argent pour assouvir à ce besoin quasi vital. C’est dans ce lot que l’on ramasse beaucoup des compatriotes qui vendent leur âme pour quelques billets verts.

Il y a des congolais qui poursuivent un idéal, certes utopique, mais réel dans leur esprit. C’est l’idéal d’un Congo dans lequel enfin la justice régnera, l’honnêteté sera la règle et la malhonnêteté l’exception. C’est dans cette catégorie que se trouvent les opposants les plus farouche au régime en place et qu’on appelle des opposants éternels.
Entre ces deux extrêmes il y a toute une flopée de nuance et de vagabond qui passe d’un groupe à l’autre selon leur degré de résistance à la torture morale et psychologique, à la pression interne et externe…
La perte de confiance elle se situe entre ces multiples courant de pensé. Et cette perte de confiance est attisée par l’interventionnite aigue dont souffre la communauté internationale. Qui dans un climat de fort tension, plutôt qu’apaisé les tensions ne peut que les attiser au risque d’amener l’explosion que l’on voulait justement éviter.
La restauration de la confiance entre les groupes est une chimère qu’il ne faut pas suivre, au risque de négliger l’essentiel. C’est comme si l’on voulait réconcilier la gauche et la droite française. Ce différent ne peut être résolu que par le passage aux élections libre et démocratique surveillé de manière équitable par les deux parties les plus radicalement opposées. L’UDPS qui représente une partie des radicaux et l’autre partie doit être constitué des mouvement les plus radicalement opposé à l’UDPS. Au sein de chaque groupe un partage équitable et interne autour du leadership naturel du groupe. Refusé de voir cette réalité, refusé d’assumer ce problème c’est refusé de redonner la confiance au peuple congolais.
Les petits pas sont réels et observable, mais tant que la confiance entre les personnes n’existe pas, ces petits pas ne vaudront le poids de la poussière qu’ils ont dégagé aux yeux d’une bonne partie de l’opinion congolaise…

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