2ème tour de la présidentielle :
ET SI Jean Pierre BEMBA SOUTENAIT Joseph KABILA ! 1365

Le 29 Octobre prochain nous entamons la dernière ligne droite de la farce électorale pilotée par L’Abbé Malu Malu. Et déjà, plus d’un électeur commence à se poser des questions sur l’attitude de deux candidats restés en course. A quoi jouent réellement Joseph KABILA et Jean Pierre BEMBA ? Encore une fois les congolais, qui ont librement choisi de se rendre aux urnes, ne seraient-ils pas les dindons de la farce d’un processus organisé pour le besoin de la consommation extérieure ?

Depuis le début de la campagne électorale, la tension est palpable en République Démocratique du Congo et plus particulièrement à Kinshasa où la population ne cache pas sa haine contre Joseph KABILA. A l’insécurité croissante qui règne à l’Est du pays s’est ajouté les intimidations et le harcèlement dont sont victimes les partisans de Jean Pierre BEMBA. Ce pendant, sous la houlette du CIAT, KABILA et BEMBA, qui se rencontrent désormais régulièrement, négocient « des garanties institutionnelles » pour le perdant. Qu’est-ce encore cette trouvaille ? A quoi auront alors servi les élections et toutes les dispositions constitutionnelles si les gagnants et les perdants devaient se retrouver dans la même enseigne, dans une logique de partage de pouvoir ?
En cherchant à tout prix à ménager un espace vital au perdant, le CIAT reconnaît ipso facto l’échec du processus. Mais comme son « gagnant » est connu d’avance, il tente d’utiliser le « perdant » pour amadouer les Kinois sans lesquels il ne sera pas facile de gouverner demain. Le CIAT apparaît ainsi comme un facteur de crise et particulièrement à l’heure où les congolais, qui croyaient en un processus dont l’aboutissement devrait consacrer le pouvoir légitime issu des urnes, se trouvent désabusés.
Désormais, il n’y a plus de doute, on a la certitude que les dés sont déjà jetés. On a déjà choisi qui va gouverner, tout le reste n’est que simple formalité. Ce qui, par contre, n’était pas connu c’est la participation de tous belligérants aux jeux. Si non, l’appel lancé par le RCD aux congolais pour une participation massive au second tour ne se justifierait pas au regard de la quantité des preuves sur la fraude organisée par la CEI en faveur du candidat KABILA que l’ancien mouvement rebelle a déposé à la Cours Suprême de Justice.
C’est dans cette perspective que KABILA et BEMBA poursuivent leur tragi-comédie commencée en Afrique du Sud avec la signature de l’Accord Cascade. Faut-il rappeler que c’est fort de cet accord que tous les deux avaient conditionné leur retour au Dialogue Inter congolais par l’acceptation de Joseph KABILA comme Président de la République ! Sûrement qu’à cette époque « la Nation n’était pas en danger ! ». Ces deux Messieurs jouent à merveille le rôle leur assigné dans les coulisses au point d’apparaître sur la scène politique comme des sérieux prétendants au trône de la République. Leurs partisans, qui ne sont certainement au courant de rien, se jettent à corps perdu dans la bataille sans mesurer les conséquences. Plus de cent corps ont été ramassés après les journées folles du 20 au 22 Août 2006, sans que cela n’émeuve la Communauté Internationale alors que ces incidents ont failli coûter la vie à 14 ambassadeurs. Et depuis lors, l’affaire, qui sous d’autres cieux serait qualifiée de terrorisme, est classée sans suite. Madame la Première Vice- Présidente de la CEI, représentante du MLC, qui croyait servir « la Nation en danger !» en refusant d’apposer sa signature aux résultats tronqués du premier tour s’était vite ravisée quand elle a compris que le Chairman avait une lecture tout autre de la situation. Alors que ses partisans annonçaient chaque jour sur ses chaînes de télévision des résultats de dépouillement qui lui donnait vainqueur au premier tour, Jean Pierre BEMBA a choisi de prendre acte d’un résultat que pourtant tout le monde, évidement sauf KABILA, reconnaît comme faux. C’est dans le même ordre qu’il s’est abstenu de déposer un quelconque recours pour éviter de mettre la Cour Suprême de Justice sous la pression populaire. Le pourcentage attribué à l’ancêtre du PALU, Antoine GIZENGA (13 %) et au fils du défunt dictateur MOBUTU (4%), est une préparation psychologique de la victoire annoncée de KABILA. Qui ne sait pas que GIZENGA roule pour KABILA depuis toujours ? Qui ne sait pas que depuis qu’il est rentré au pays ZANGA fait des affaires avec KABILA ? Leur ralliement était connu d’avance, ça ne doit pas être une surprise pour les observateurs avertis.
Le cas de Azarias RUBERWA doit particulièrement interpeller notre conscience. Privé même de sa propre voix par Malu Malu, l’homme de Minembwe a tout simplement fait naufrage et avec lui tous les ténors de son mouvement. Le seul rescapé, Adolphe ONUSUMBA, avait compris à temps qu’il fallait se débarrasser de la casquette RCD pendant la campagne pour être élu. Preuve que ce n’est pas tout le monde qui peut avoir RUBERWA à ses côtés et espéré bénéficier de la sympathie des congolais. Voila pour quoi RUBERWA qui pourtant est très proche de KABILA, ils ont en partage deux langues maternelles, le Swahili et le Kinyarwanda, devrait battre campagne contre lui afin d’augmenter ses chances de réussite. C’est aussi ça qui justifie la neutralité dans la quelle son parti est obligé de se réfugier.
C’est donc un secret de polichinelle que Jean Pierre BEMBA serait en train de négocier son statut d’après une défaite programmée et consentie par lui. Pour détourner l’attention de la population on recourt aux pratiques anciennes de débauchage. On est à la recherche des boucs émissaires pour justifier ce qui est connu d’avance la victoire programmée de KABILA. Dans l’entre temps, les deux camps se partagent l’argent de la planche à billet que Jean Claude MASANGU est obligé de fabriquer chaque jour pour leur campagne respective. C’est ce qui est à la base de l’inflation qui plonge le pays dans un malaise social indescriptible. En définitive, c’est le peuple congolais qui va en sortir pédant si on ne fait pas attention.
On est donc prévenu !

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