Nous avons puisé ce récit intéressant du parcours du président Joseph Kabila. L’auteur du récit est repris en fin de document. Nous voulons porter à la connaisance de tous une version plus ou moins complète et écrite du parcours du président. Nous voulons d’une part faire tomber les rideaux sur les mythes construits autour de l’homme. Aussi, demandons-nous aux historiens, et ceux qui connaissent de près notre jeune chef d’Etat, de faire la lumière sur la question. Ne dit-on pas, « dis-moi d’où tu viens… »
Général-Major dès son entrée à l’AFDL, à l’étape de Kisangani, comme simple soldat de l’Armée Patriotique Rwandaise (il a été amené à l’AFDL par son oncle James Kabarere, Chef d’Etat- Major de l’Armée Patriotique Rwandaise). La campagne militaire de l’AFDL n’avait duré que huit mois (septembre 1996-mai 1997). Le lendemain, le jeune Hypolite Kanambe devint le Général-Major et Commandant en Chef des troupes terrestres de l’AFDL.
Les criminologues connaissernt bien ce principe de gratifications et de promotions dans les milieux des gangs. Les Officiers Classsiques passent plusieurs années de formation, d’efforts et de sacrifices dans les académies militaires pour accéder aux gratifications et aux promotions étape par étape, année après année avant d’arriver au bout du tunnel.
Le plus jeune Général-Major du monde fut envoyé par LD Kabila en Chine pour être dressé à cause de son indiscipline. Là, il ne fit que trois mois. Les chinois étaient très désagréablement surpris par son niveau très bas de formation intellectuelle et militaire et par son laisser-aller moral. Au bout de trois mois, ils en avaient marre et le réexpédièrent à son destinataire à Kinshasa, sans gratifications ni promotions militaires supplémentaires.
2.En janvier 2001, il devint tout à la fois Président de la République du vaste territoire congolais, Chef du Gouvernement et Commandant en Chef des toutes les Forces Armées Congolaises.
3.A l’issue du Dialogue Intercongolais (25 février 2002-19 avril 2002; octobre 2002-décembre 2002; 2-3 avril 2003), il devint, sans y avoir participé, Président de la République de la Transition, Président de la Commission de Suivi, Chef du Gouvernement de Transition et Commandant en Chef des toutes les Forces Armées Congolaises. En d’autres termes: l’ANIMATEUR PRINCIPAL de la Transition.
Ses parrains étrangers nous racontèrent, comme dans une fable, que c’était ce surdoué qui allait faire sortir le Congo de sa crise profonde, persistante, multidimensionnelle, multiforme et multifactorielle qui sévissait dans le pays depuis 1960.
Voici, à titre illustratif, quelques exploits de son bilan quand le jeune Général-Major était le Commandant en Chef des Troupes terrestres de l’AFDL.
Avec cet ange-tortionnaire, le Congo fut ramené à la période coloniale dans le domaine des tortures: il imposa aux Congolais les mutilations et le fouet: peines interdites dès la fin de la colonisation et qui ne furent pas utilisées même par le sanguinaire Mobutu durant tout son règne (1965-1990). Quelques exemples:
– Quelques après la prise de Kisangani par l’AFDL, deux femmes ont eu des oreilles coupées pour n’avoir pas suivi le taux de change imposé par l’AFDL.
– Le 19 mai 1997, à Barumbu à Kinshasa, un militaire de l’AFDL a coupé, avec une baïonnette, le majeur droit d’un détenu.
– Le 20 mai 1997, un détenu à Kinshasa a eu les doigts brisés à coups de fusil.
– Le 24 mar 1997, M. Matata, habitant à Goma/Birere, a succombé après avoir reçu 250 coups de matraque sur le ventre dans un cachot de Goma par les militaires de l’AFDL.
– En avril 1997, M. Muzinga, habitant à Kiseguru (Rutshuru) a reçu, des militaires de l’AFDL, 250 coups de fouet sur le ventre et en est décédé le lendemain.
– Toujours en Avril 1997, au village Kayembe au Katanga, M. Kiswakapo a été arrêté et écroué pendant 32 jours à la prise de la place où il était publiquement flagellé par les « Askari » et soumis aux travaux forcés.
– En juillet 1997 à Kibirizi (Masisi), David Kyalumba, pasteur baptiste a reçu 60 coups de fouet adminsitrés par les soldats de l’AFDL.
– En juillet 1997, MM Mandefu et Muhoza, au Nord-Kivu, ont reçu chacun 100 coups de fouet des militaires de l’AFDL. Dans la nuit du 20 novembre 1997, MM. Ngudabanya, Misago, Byoruganda Zikambinga, Yona Bemerkije et Kaibanda Mugogo ont été arrêtés par deux policiers de l’AFD sur ordre de M. Ndimubanz Malyene Vianney, commndant de la police, sous-brigade de Nyamilima. Ils ont été fouettés et torturés pendant 4 jours. M. Kaibanda Mugogo n’a même pas été autorisé d’assister aux funérailles de son enfant mort pendant son arrestation.
– Le 28 novembre 1997, dix journalistes ont été arrêtés par les éléments de la « PIR » (Police d’Intervention Rapide) de Kabila parce qu’ils avaient assisté à une conférence de presse donnée par Arthur Z’Ahidi Ngoma à Kinshasa. Il s’agit de MM. Baudouin Kamanda Muzembe (Africa n°1), Fidèle Musangu (Le Phare), Xavier Bonacé Ya Nganzi (La Semiane du Reporter), Paulin Tuluna Jitac (Journaliste indépendant), Eric Beke (Cameramen Raga), Denis Kasongo (Le Défi Africain), Julien Lubunga (BBC), Jonas-Eugène Kota (Le Potentiel), Baudouin Wamwana (La Semaine du Reporter) et Mossi Mwassi (BBC). Ils ont été amenés sur le perron extérieur du bâtiment central de l’ex-Circo en présence de nombreux badauds civils et policiers de deux sexes; ils ont été publiquement déshabillés et soumis à la série de 40 coups de fouet sur le dos, les fesses et les cuisses pendant que leurs têtes, bras et pieds étaient écrasés par les agents de la « PIR ».
– Le 6 décembre 1997 à Kinshasa, quatre étudiants de l’Université de Kinshasa, membres de l’UDPS, partis visiter les prisonniers politiques de l’UDPS à la prison de Makala, y ont été arrêtés par les militaires de l’AFDL, déshabillés, liés aux bancs et fouettés devant tous les prisonniers obligés d’assister au spectacle. Il s’agit de MM. Jacques Tshimanga et Etienne Maweja (Fac. De Médecine), Bruno Muyaya (Fac. D’Agronomie) et Dieudonné Kazadi (Fac. D’Economie).
