Un représentant de l’Onu 95

Le nouveau représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Onu pour la RDCongo, Ross Mountain, est « particulièrement consterné » par les violences sexuelles perpétrées aux femmes à l’issue de sa première visite de trois jours, du 15 au 17 janvier, dans l’est de la RDCongo, a confirmé mercredi le porte-parole de la Mission de l’Onu en RDCongo (Monuc), Mamadou Bah.

Lors du point de presse hebdomadaire au siège de la Monuc à Kinshasa, M. Bah a affirmé que cette visite avait pour but de permettre à M. Mountain de se rendre compte de la situation sur place et des besoins tant sécuritaire qu’humanitaire de la population civile congolaise.

M. Mountain est aussi le nouveau représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le coordonnateur résident du système humanitaire de l’Onu en RDCongo. Au cours de cette visite, il a rencontré des collègues de Monuc, des représentants des autorités locales ainsi que des travailleurs humanitaires, visité des camps de déplacés ainsi que des installations détruites.

La directrice adjointe de l’Information publique de la Monuc, Mme Eliana Nabah, a révélé pour sa part que durant sa visite, M. Mountain avait reçu un rapport des Médecins sans frontière selon lequel cette organisation humanitaire reçoit 50 cas par semaine de femmes violées qui viennent demander l’assistance.

Et M. Mountain a fait les calculs suivants : si 50 se présentent chaque semaine, combien il y en a qui sont en fait des victimes des violences ou des abus sexuels, mais qui n’ont pas la chance, les moyens ou le courage de se présenter, ce qui peut multiplier par 10 le chiffre des femmes victimes, a expliqué Mme Nabah. Elle a accusé à cette occasion les groupes armés étrangers présents en RDCongo, l’armée régulière congolaise, les indisciplinés et les milices d’être largement responsables de ces crimes contre les femmes.

La situation est tellement déplorable que dans certaines régions, les femmes n’osent même pas aller au marché au quotidien, parce qu’elles font l’objet d’enlèvement, de viol et d’abus sexuel, ce qui rend paralysée l’activité économique et alimentaire de ces personnes, a ajouté Mme Nabah.

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