La pauvreté a des conséquences sur les habitants de Mbandaka. Le résultat de première étape de l’enquête sur l’état de la pauvreté révèle par exemple que sur 20 000 enfants recensés, 300 seulement vont à l’école. Sur les cinq sites retenus, les enquêteurs du Comité provincial des stratégies de lutte contre la pauvreté se sont déjà rendus à Bongondjo et Djombo.
Misère et non pauvreté. C’est la conclusion des enquêteurs qui ont sillonné les quartiers du chef-lieu de la province de l’Equateur. Sur 20 000 enfants recensés à Djombo, l’un des quartiers de la ville, 300 seulement vont à l’école. Il n’y a qu’une seule école dans ce quartier. L’éducation est le premier signe . Ce n’est pas tout. Les paysans manquent d’outils de travail. Ainsi pour travailler, trois personnes doivent se partager une machette.
Djombo a aussi perdu son statut de grenier de la ville de Mbandaka. Il y a deux ans, on y trouvait des produits de première nécessité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les maisons de Djombo sont en ruines. Pas de centre de santé ni moyens de transport. Il faut parcourir 12 km de marche à pied pour se rendre au centre ville.
Même scénario à Bongodjo. C’est le quartier le plus peuplé de Mbandaka. Il a à peine deux écoles secondaires et un centre de santé pour 68 000 habitants. Il n’y a aucun marché dans ce quartier. Les enfants sont malnutris à cause du faible revenu des parents.
Ce mercredi, les enquêteurs se rendent au quartier Mabenga, centre d’affaires de la ville.
