La philosophie de Nietzsche appliquée au Congo 36

Si tu es un esclave tu ne peux pas être un ami, si tu es un tyran tu ne peux pas avoir d’ami.(Friedrich Nietzsche 1872)
(1844-1900)

Nietzsche est ce philosophe allemand du 18ème qui le premier déclara dans son livre « Ainsi parlait Zarathoustra », le décès de Dieu. Il préconisait dans sa théorie du surhomme que Dieu étant mort le surhomme est celui qui prendra sa place de Créateur. Celui qui profitant de la disparition de ce maître qui bridait sa créativité, prendra son destin de créateur en main pour innover, inventer, utiliser ses capacités à leur plus haut point.

Ce philosophe termina sa vie dans un asile psychiatrique, car il perdit la raison, l’Eglise considéra que ce fut la punition de Dieu contre son hérésie notoire, ses blasphèmes… N’empêche qu’après lui, la pensée des hommes occidentaux subit une révolution au delà des considérations de la fin de sa petite vie. Plus aucun philosophe ou penseur digne de ce nom ne peut déroger à la règle de se positionner par rapport à cette manière singulière de penser. Sa philosophie suscita un torrent d’encre qui n’en finit pas de couler.

Nous allons à notre tour essayer modestement d’analyser cette pensée dans le contexte du Congo. Pour moi en tant que croyant, Dieu est immortel. Nietzsche aussi le savait. Il faut donc prendre sa parole de façon symbolique. Le Dieu dont il parle c’est l’image, l’idole que ceux qui se disent les représentants de Dieu nous demande d’adorer, à qui ces mêmes gens nous demande de nous soumettre afin de mieux nous exploiter, de mieux nous contrôler, et de nous priver de la liberté absolu que notre créateur nous a donné. Dés sa création le Créateur a dit à l’homme je te nomme maître du monde domine le, donne à chaque chose un nom…; juste avant de créer l’homme il dit ceci  » créons l’homme à notre image… »

Par ces déclarations toute personne sensée se rend compte que le créateur nous accorde une totale liberté de gestion, de décision, et d’amélioration ou développement de son oeuvre. Mais le problème est que les hommes ne sont pas égaux dans leurs capacités, dans leur nature et dans leurs personnalités. C’est ainsi qu’avec l’évolution et les associations, certains ont pris le dessus sur les autres en profitant de leur faiblesse. Mais pour légitimer leur pouvoir il fallait utiliser une image forte. C’est ainsi que l’on associera Dieu à cette entreprise de confiscation de la liberté des autres. Comme on a fait des guerres au nom de ce même Dieu, exterminer des peuples entiers en son nom…

C’est contre ce Dieu là que Nietzsche écrit, d’après moi, afin de réveiller l’homme libre qui sommeille en chacun d’entre nous. Le congolais d’aujourd’hui a besoin de cet appel là, car il est dans la situation des Européens de l’âge des lumières pour ne pas dire du Moyen Age. Heureusement pour lui, l’Eglise qui l’exploite ne constitue pas un bloc monolithique comme le fut l’Eglise catholique Romaine en ces temps. Mais soyons vigilants car au nom de l’œcuménisme, ces organisations commence à se regrouper afin de quadriller la société et réduire le peuple à l’état d’esclave.

Il faut que les surhommes congolais réagissent et proposent au peuple le discours alternatif, et lui apporte les vraies solutions à ses problèmes afin de les détourner des idoles pour qu’ils reviennent au vrai Créateur qui est en eux. Il faut glorifier Dieu, il faut prier Dieu, il faut remercier Dieu; là n’est pas le problèmes. Les problèmes c’est comment le faire ?

Doit-on déroger à la règle qu’il nous a donné de dominer le monde et nommer chaque chose ? Cette règle est à mon sens une invitation au travail, à la recherche, à la découverte du monde qu’il nous a donné et de tout ce qu’il recèle. Pour passer notre vie dans des temples à écouter un monologue sur la vie dans l’au-delà. Doit-on lui désobéir en soumettant notre volonté, notre souveraineté, notre libre arbitre à celui du prêcheur qui se donne pour rôle de nous transmettre la volonté divine?

Jésus nous a dit que nous étions tous les fils de Dieu, que lui Jésus est le chemin, la vérité et la vie. A sa mort les rideaux du temple se sont déchirés. Les choses cachées sont devenues accessibles à tous. Nous sommes donc tous, par Jésus, capables de communiquer directement avec Dieu. Donc s’il a un message à nous transmettre il n’a plus besoin d’intermédiaire. Chacun peut s’enfermer chez lui et prier d’autant plus sincèrement qu’il sera seul avec son Dieu qui lui répondra. Quand on dit que Dieu sait tout c’est pour la simple raison que Dieu c’est toi et tu vois tout ce que tu fais. Si tu prends l’habitude de méditer sincèrement sur ta vie, ta société ton monde tu seras surpris des découvertes que tu feras et de la sagesse dont tu feras preuve. En fait tu deviendras le surhomme dont parle Nietzsche, le créateur qui est capable d’égaler Dieu.

Quand les hommes s’étonnait des prodiges qu’il accomplissait Jésus eut cette phrase essentiel dans ce débat: »Ayez la Foi et vous accomplirai des prodiges beaucoup plus grands. Vous déplacerez des montagnes » Cette phrase mythique raisonne encore à ce jour sans trouver d’écho dans les organisations qui se prétendent du Christ alors qu’elle n’a rien à envier à la théorie du surhomme. Car quand Jésus parle de Foi il ne dit presque jamais en qui.

Ayons Foi en nous et nous déplacerons les montagnes, et nous serons forts moralement, spirituellement et physiquement pour trouver les solutions évidentes à nos problèmes, au lieu d’attendre, d’espérer un Messie qui est déjà venu. La manne ne tombera plus du ciel !

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