fête de l’iris

​Bruxelles-Capitale : De l’éveil d’une Région à la diversité assumée

ÉDITO – À l’heure où les lampions de la Fête de l’Iris s’éteignent, une certitude demeure : Bruxelles ne se contente plus de subir son destin fédéral. Elle le forge. Entre héritage historique, turbulences politiques et renouveau institutionnel, retour sur l’épopée d’une ville-région unique au monde.

​Une naissance sous le signe de l’émancipation

​L’histoire politique de la Région de Bruxelles-Capitale est celle d’une conquête. Longtemps sous tutelle, elle accède à l’autonomie lors de la réforme de 1989. Le 18 juin 1989 marque l’acte de naissance de ses institutions. Depuis lors, le « perchoir » du Parlement a vu se succéder des figures marquantes : Edouard Poullet (PSC), Armand De Decker (PRL-FDF), Magda De Galan (PS), Françoise Dupuis (PS), Charles Picqué (PS), Rachid Madrane (PS) et aujourd’hui Bertin Mampaka (MR).

​Bruxelles est née d’un compromis délicat : un territoire bilingue protégé par une parité linguistique au sein du gouvernement, obligeant des formations comme le PS, le MR (ex-PRL), Ecolo, et les partis flamands comme le CVP/CD&V, l’Open VLD ou Groen à cohabiter.

​L’évolution : Les coalitions au cœur du pouvoir

​Au fil des décennies, Bruxelles a été gérée par des majorités plurielles, souvent dominées par le Parti Socialiste (PS) en coalition avec le FDF (devenu DéFI), Ecolo et le Centre Démocrate Humaniste (cdH). Côté néerlandophone, l’Open VLD, le sp.a (devenu Vooruit) et Groen ont été les partenaires réguliers de ces équilibres complexes.

​Cette évolution s’est faite au rythme des réformes institutionnelles, renforçant la légitimité d’une Région qui gère aujourd’hui des budgets massifs et des compétences régaliennes, tout en restant le pivot du fédéralisme belge.

​La crise et le dénouement : L’épreuve des 600 jours

​Récemment, Bruxelles a traversé une période de turbulences institutionnelles sans précédent. Les désaccords profonds sur la mobilité (plan Good Move) et la fiscalité ont plongé la Région dans une crise politique de près de 600 jours. Cette paralysie a mis à rude épreuve l’alliance PS-Ecolo-DéFI-Groen-Open Vld-Vooruit, révélant les fractures du modèle de gouvernance actuel.

​Le dénouement de cette séquence a finalement permis la formation d’un gouvernement de plein exercice présidé par Boris Dilliès (MR). Cette conclusion marque un tournant majeur : elle met fin à l’incertitude institutionnelle et instaure une nouvelle orientation politique pour la capitale, axée sur la relance économique, la sécurité et l’efficience administrative.

​Le Parlement aujourd’hui : La présidence de Bertin Mampaka

​Aujourd’hui, le Parlement incarne ce renouveau sous la présidence de Bertin Mampaka (MR). Son rôle est crucial : assurer la stabilité législative alors que l’exécutif entame ses réformes de rupture. M. Mampaka, fort de son parcours au sein de la diversité politique bruxelloise, met l’accent sur la modernisation de l’outil démocratique.

​Comme il l’a rappelé lors de la Fête de l’Iris, la Région doit être à la hauteur des aspirations des Bruxelloises et des Bruxellois. La présidence veille à ce que l’hémicycle reste un lieu de dialogue entre toutes les forces vives, du PTB à la N-VA, en passant par les Engagés et le PS

Bruxelles est bien plus qu’une administration ; c’est un laboratoire du vivre-ensemble belge. En célébrant l’Iris, nous célébrons cette résilience politique qui permet à notre Région de se tenir debout, fière et résolument tournée vers l’avenir.

Vive la démocratie. Vive Bruxelles.

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