Projet de Responsabilité
Le 5 septembre 2007
___________________________________________________
[…]page 26/ version traduite
IV) PRATIQUES INVESTIGATRICES
A) Enquêtes Externes :
3) La République Démocratique du Congo
En réponse aux allégations de corruption dans trois projets, l’INT a mis en place une mission d’enquête pour la République démocratique du Congo (DRC) en mars 2006.
Parmi les allégations figuraient des détournements de fonds de la Commission nationale pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion (CONADER), l’agence correspondante choisie pour mettre en oeuvre le Projet de Démobilisation et Réinsertion d’urgence d’un budget de 100 millions de $, l’une des opérations suspectes.
EXAMEN DU DÉPARTEMENT D’INTÉGRITÉ INSTITUTIONNELLE À LA BANQUE MONDIALE
Le durée des opérations de la mission était politiquement sensible, comme Joseph Kabila, le Président de la RDC , posait sa candidature pour sa réélection en juillet contre un rival fort, Jean-Pierre Bemba. En mai 2006, la commission d’enquête avait rendu un rapport complexe à Mme Folsom résumant les découvertes d’enquêtes multiples et se concentrant sur Finda Koroma, « une amie »du Président Kabila et Président de FK Consulting.
D’après les personnes interviewées par le GAP, le rapport contenait la preuve irréfutable de corruption de la part de Kabila et Koroma impliquant le projet de démobilisation et deux autres projets sociaux.
Après transmission à Mme Folsom au mois de Mai, on a peu entendu parler du rapport. Deux mois plus tard, les élections tenus au 30 Juillet en RDC n’ont donné la majorité ni à Kabila ni à Bemba. Après deux autres mois écoulés, le rapport n’avait toujours pas été publié et, au milieu de violentes protestations, un second tour a été programmé, opposant Kabila à Bemba. Kabila fut déclaré vainqueur le 15 Novembre 2006, un mois en retard après la date prévue de promulgation des résultats.
Pendant que les événements politiques se déroulaient en RDC, le bureau du Président mis la pression sur les enquêteurs qui avaient entrepris la mission en mars. Les sources du GAP affirment que Joseph Kabila fit pression sur Paul Wolfowitz personnellement pour faire supprimer le rapport.
Sur instruction du bureau de Wolfowitz, Mme Folsom demanda à avoir les mémos des enqueteurs, leur disant qu’ils devaient défendre leur décision d’interroger Finda Koroma et affirmer que l’interrogatoire de Koroma avait été conduite avec respect.
Durant l’année 2006, les prêts de la Banque mondiale à la RDC avait été suspendus, mais reprirent en mars 2007, peu de temps après que M. Wolfowitz ait visité Kabila à Kinshasa. À l’occasion de son arrivée en RDC, Wolfowitz declara à son auditoire :
« Un Congo prospère aurait des effets positifs pour la région entière et sur ses nombreux voisins, mais de manière plus importante sur les millions de Congolais qui méritent de profiter d’une gestion améliorée des richesses de ce pays qui incluent aussi bien les ressources naturelles que le potentiel humain… Cela nécessiterait le genre d’engagement que nous observons en ce nouveau gouvernement. Je suis particulièrement encouragé que dans la récente présentation au Parlement le Gouvernement a présenté un plan très ambitieux pour améliorer et consolider la gouvernance dans ce pays. Cela va nécessiter un leadership honnête
