Le logiciel libre? 2089

L’informatique est la nouvelle révolution technologique que vit le monde depuis près de 30 ans. L’Afrique en général, le Congo en particulier vivent en marge de tout ça. Moins par incapacité à suivre cette évolution que par manque d’information. L’idée qui affirme que « ça coûte cher » est fausse. Pour le prouver nous allons vous présenter ce dossier sur une notion que de peu de gens connaissent. LA notion du logiciel libre.
« Un logiciel libre se dit d’un logiciel qui donne à toute personne qui en possède une copie, le droit de l’utiliser, de l’étudier, de le modifier et de le redistribuer. Ce droit est souvent donné par une licence libre. »(source wikipedia)
Après avoir lu ce dossier dites nous si vraiment cela coute cher pour l’Afrique de prendre le chemin de la révolution informatique qui se déroule actuellement, au regard de la jeunesse de sa population…

Rms 20070401Richard Stallman a formalisé la notion de logiciel libre dans la première moitié des années 1980 puis l’a popularisée avec le projet GNU et la Free Software Foundation (FSF).

Depuis la fin des années 1990, le succès des logiciels libres suscite un vif intérêt dans l’industrie informatique et les médias[1]. Les logiciels libres sont souvent présentés comme la principale alternative aux logiciels propriétaires. Le logiciel libre le plus connu est GNU/Linux, un système d’exploitation. [réf. nécessaire]

Il ne faut pas confondre la notion de logiciel libre avec celle de logiciel gratuit (freewares), ni avec celle de sharewares, ni avec celle de domaine public.

De même, les libertés définies par un logiciel libre sont beaucoup plus étendues que le simple accès aux sources, ce qu’on appelle souvent logiciel Open Source ou « à sources ouvertes ». Toutefois, la notion formelle de logiciel Open Source telle qu’elle est définie par l’Open Source Initiative sont reconnues comme techniquement comparable au logiciel libre.

Origines des logiciels libres

Les opérateurs des premiers ordinateurs produits en série prirent l’habitude de former des groupes d’utilisateurs pour partager leurs expériences : SHARE pour IBM, DECUS pour Digital Equipment Corporation, etc. En effet, il n’y avait alors pas de ressource pour se former, en dehors des formations données par les fabricants. Ces groupes étaient soutenus par les fabricants eux-mêmes et des modifications de logiciels étaient échangées. À cette époque, le matériel informatique était considéré comme la source de revenu, le logiciel n’étant que des réglages permettant d’en tirer le meilleur parti. L’accès au code source était normal. Jusque dans les années 1970, des logiciels comme Unix étaient fréquemment échangés dans les milieux professionnels et universitaires, sans que les informaticiens ne prennent les licences très au sérieux.[3],[4] En outre, jusqu’aux années 1970, il n’était pas encore tout à fait clair que le droit d’auteur s’applique aux logiciels.

À la fin des années 1970, l’avènement de la micro-informatique change le paysage informatique et donne une place de choix aux éditeurs de logiciels qui s’orientent vers la vente de licences d’utilisation. Un exemple parfois cité pour illustrer ce tournant est une lettre ouverte de Bill Gates aux hobbyistes pour les enjoindre de cesser de copier illicitement les logiciels[5]. Les logiciels commencent à être vendus indépendamment du matériel sous la forme de programmes compilés en langage machine directement exécutables et les utilisateurs n’ont plus accès au code source. Il devient impossible, voire interdit, d’étudier, de corriger ou d’améliorer les logiciels acquis. En cas de bogue, l’acheteur se retrouve totalement dépendant du bon vouloir de l’éditeur du logiciel. Enfin, la copie, une opération naturelle avec un ordinateur, devient en règle générale interdite (par défaut, le droit d’auteur interdit la copie).

Au début des années 1980, les logiciels disponibles uniquement sous des conditions restrictives deviennent la règle, et les logiciels jusqu’alors librement échangés se retrouvent souvent intégrés dans des produits commerciaux qui ne peuvent plus être partagés.

Richard Stallman, alors chercheur au laboratoire d’intelligence artificielle du Massachusetts Institute of Technology, ressent profondément ce changement lorsque les collègues, avec qui il travaillait et échangeait des logiciels jusqu’ici, sont engagés à leur tour pour produire des logiciels qu’ils ne pourront plus partager. En 1983 il crée donc le projet GNU, qui a pour objectif de construire un système d’exploitation compatible avec Unix dont la totalité des logiciels est librement partageable. Parallèlement aux travaux de développement engagés, Richard Stallman fonde la Free Software Foundation. Afin de donner une assise solide à son projet, Richard Stallman définit précisément la notion de logiciel libre. Et il rédige avec l’aide d’Eben Moglen la licence publique générale GNU (GPL) qui utilise de droit d’auteur pour garantir la pérennité du droit au partage (et donc interdire la possibilité qu’une évolution ne soit plus partageable) . C’est ainsi qu’il fixe un cadre juridique et encourage le développement du logiciel libre. Le but des logiciels libres est de permettre le partage complet de l’information, d’où la référence à la liberté[6].

Si Richard Stallman considère bien sûr que les logiciels jusqu’alors librement partageables sont libres, il inclut également les logiciels sous copyleft dans les logiciels libres. L’invention du copyleft, mis en œuvre par la licence publique générale GNU, permet de résoudre deux exigences apparemment paradoxales : permettre le libre partage d’un logiciel, tout en empêchant son intégration dans des produits non partageables. Les logiciels libres sous copyleft sont donc disponibles sous une licence qui inclut un nombre important de clauses visant à empêcher toute possibilité de rendre le logiciel moins libre en le redistribuant. Ainsi la GPL exige entre autres que toute redistribution se fasse exactement sous les conditions de la GPL, tant pour le logiciel original que pour les modifications qui auraient été faites, en garantissant l’accès au code source complet pendant plusieurs années.

Définitions

Pour être qualifié de logiciel libre, un logiciel doit être disponible sous une licence répondant à des critères stricts. La Free Software Foundation et le projet Debian étudient avec soin chaque licence pour déterminer si elle est libre (selon leurs critère respectifs).

Free Software Foundation (FSF), projet GNU

La FSF maintient une définition du logiciel libre basée sur quatre libertés[7] :

* Liberté 0 : La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
* Liberté 1 : La liberté d’étudier le fonctionnement du programme.
o Ceci suppose l’accès au code source.
* Liberté 2 : La liberté de redistribuer des copies.
o Ceci comprend la liberté de vendre des copies.
* Liberté 3 : La liberté d’améliorer le programme et de publier ses améliorations.
o Ceci suppose l’accès au code source.

La liberté 3 encourage la création d’une communauté de développeurs améliorant le logiciel et permet le fork, soit la création d’une branche de développement concurrente, notamment en cas de désaccord entre développeurs.

La FSF insiste sur le fait que « libre » ne doit pas être compris comme « gratuit ». Cette confusion est particulièrement sensible en anglais, où « libre » et « gratuit » se traduisent par « free », et « logiciel libre » s’écrit « free software ». Pour lever cette confusion, la phrase « Free as in « free speech », not as in « free beer »» (« Libre comme dans liberté d’expression, pas comme dans bière gratuite ») est souvent répétée par les promoteurs des logiciels libres. Concernant l’aspect financier, notons que les logiciels libres se trouvent gratuitement sur Internet et qu’il existe en parallèle des entreprises spécialisées dans la vente de logiciels libres, une des plus connues dans ce domaine étant Red Hat. Chacun a bien sûr le droit de redistribuer gratuitement ou non un logiciel libre, quel que soit le moyen par lequel il l’a acquis.

La FSF précise la définition : ces libertés doivent êtres irrévocables ; on doit pouvoir en jouir sans devoir prévenir un tiers ; on doit pouvoir redistribuer le programme sous toute forme, notamment compilée, cependant l’accès au code source doit être possible pour jouir des libertés d’étude et d’amélioration ; on doit pouvoir fusionner des logiciels libres dont on n’est pas soi-même l’auteur. La FSF accepte des restrictions mineures quant à la façon dont un logiciel modifié doit être présenté lorsqu’il est redistribué.

Debian

En tant que distribution Linux comptant des milliers de logiciels libres de toutes provenances, le projet Debian est confronté à des problèmes un peu différents de la FSF, qui se concentre plus sur le développement. Debian a développé Les principes du logiciel libre selon Debian[8] également connus sous l’acronyme DFSG (pour Debian Free Software Guidelines). Ils comprennent la non-discrimination des utilisateurs et des usages. Ils précisent les restrictions acceptables en matière de préservation du code source de l’auteur original. Debian accepte explicitement l’exigence que la distribution d’une forme modifiée d’un logiciel libre se fasse sous un autre nom que le logiciel original. On peut noter à ce propos que les noms de plusieurs logiciels libres sont des marques déposées : par exemple Linux[9], Mozilla[10] ou Apache[11].

Licences

Base légale

Les logiciels libres sont soumis, comme tout logiciel déposé, au droit d’auteur. La particularité des logiciels libres est que l’auteur exerce son droit en distribuant le logiciel accompagné d’une licence libre qui énumère les droits donnés à l’utilisateur. Il renonce ainsi à l’exclusivité de la plupart des droits que procure le droit d’auteur.

Le concepteur de la GPL, Eben Moglen, insiste sur la distinction entre licence et contrat : une licence est une autorisation unilatérale, tandis qu’un contrat suppose des obligations réciproques.Mais en droit civil français un contrat peut être unilatéral, par conséquent une licence est un contrat[12] Les logiciels libres sont distribués avec de simples licences. Généralement, ils sont également distribués sans la moindre garantie.

Certaines licences, dont la plus connue et utilisée pour les logiciels libres, la licence publique générale GNU, sont relativement complexes. Ainsi la GPL ne donne le droit de redistribuer un logiciel que si l’ensemble du logiciel, y compris toutes les éventuelles modifications, sont redistribuées selon les termes exacts de la GPL. Cette licence est dite « virale » ou « contaminante » par ses opposants, car si elle autorise la fusion d’un logiciel sous GPL avec un logiciel sous une autre licence, elle n’autorise en revanche la redistribution de la fusion que sous GPL.

Licences libres

Les logiciels libres sont souvent divisés en trois, selon le degré de liberté accordé par la licence en matière de redistribution.

Domaine public

En langage courant: Le logiciel appartient à tout le monde. C’est une caractéristique juridique qui n’a pas besoin de licence du fait que le logiciel n’a aucun ayant-droit. Les droits patrimoniaux concernant ce logiciel disparaissant, il peut alors être utilisé encore plus librement, sous réserve que soient respectés les droits extra-patrimoniaux de ses auteurs. Théoriquement, tout logiciel tombe dans le domaine public une fois les droits d’auteur échus. Toutefois, la durée de protection des droits d’auteur est bien plus longue que le plus ancien des logiciels, par exemple soixante dix ans après la mort de l’auteur dans tous les pays de l’Union Européenne. On ne trouve donc dans le domaine public que des logiciels qui y ont été mis.

Licences de type BSD

Il s’agit des licences qui offrent la plus grande liberté. En général, seule la citation des auteurs originaux est demandée. En particulier, ces licences permettent de redistribuer un logiciel libre sous une forme non libre. Ces licences permettent donc à tout acteur de changer la licence sous laquelle le logiciel est distribué. Un cas de changement de licence courant est l’intégration de logiciel sous licence BSD dans un logiciel sous copyleft (licence GPL). Un autre cas courant est l’intégration de logiciel sous licence BSD dans les logiciels propriétaires.

Ces licences sont notamment utilisées par la Berkeley software distribution (licence BSD), X Window (licence MIT) et Apache Software Foundation (licence Apache).

Copyleft, licences de type GPL

Il s’agit des licences qui interdisent la redistribution hors des principes du copyleft, car « Si un programme est un logiciel libre au moment où il quitte les mains de son auteur, cela ne signifie pas nécessairement qu’il sera un logiciel libre pour quiconque en possèdera une copie.[13] » Les licences du projet GNU sont les plus célèbres. Une telle licence permet d’intégrer du logiciel sous licence BSD et de le redistribuer sous licence GPL. L’inverse est impossible. Des acteurs des projets BSD critiquent un degré de liberté moindre des licences de type copyleft, et des acteurs commerciaux dénoncent une nature contaminante.

(Pour lire la suite consulter le dossier dans l’encyclopédie Wikipedia une autre application concrète de la notion de logiciel libre)

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