C’est Quand on examine les déclarations des uns et des autres, on est parfois surpris de tout ce que l’on apprend. Notre compatriote Didier Nkingu de Congo Pax, le parti cher à Marie Thérèse N’Landu, cette « passionnaria » de la justice, nous a concocté un bref rappel des déclarations des uns et des autres qui montre le caractère préméditées et pour le moins bizarre de ce conflit qui dure, dure, dure entre les tutsis et les hutus rwandais au Congo.
CultureK
Le 10 octobre 1996, lors d’un meeting à Cyangugu l’ancien Président rwandais, Pasteur BIZIMUNGU, évoque les frontières du Rwanda pré-colonial comprenant des parties du Kivu …
Le 28 octobre 1996, il exibe une carte du Grand Rwanda qui présente cependant selon le professeur belge Filip REYNTJENS un caractère « a-historique »… A cette même époque l’ancien ambassadeur du Rwanda à Bruxelles BAKARAMUTSA déclare que si l’on ne veut pas des Tutsi au Congo on doit les renvoyer au Rwanda mais avec la terre …
Deus KAGIRANEZA ( ancien député rwandais et ancien membre du bureau du FPR en exil) avait estimé lors de son audition le 1er mars 2002 devant la Commission d’enquête parlementaire « Grands Lacs » établie par le sénat de Belgique que » le travail d’éradication (des) responsables du génocide (…) qui se trouvent dans les forêts de Walikale et de Masisi ne prendrait pas un mois »
« L’APR n’a en réalité que très rarement mené des opérations d’envergure contre les rebelles hutu présents en RDC. Selon ce dissident du FPR, la menace que constituent les « forces négatives » serait en réalité volontairement entretenue par les autorités de kigali qui s’en servent à double titre : comme prétexte de leur présence au Congo et comme « main-d’oeuvre gratuite » au Kivu » cf Olivier LANOTTE, Congo guerres sans frontières, GRIP- Edition complexe, Bruxelles,2003, p. 161
« Les autorités de Kigali sont de plus en plus suspectées de tout faire pour prolonger le conflit et leur présence militaire en RDC afin de tirer un maximum de profit de leur aventure congolaise. la région du Kivu, relativement isolée du reste du pays et de kinshasa, constitue en effet un formidable enjeu économique. » cf Olivier LANOTTE,ibid
« La poursuite du conflit et l’entretien de la violence permettent (à Kigali) de recueillir des bénéfices largement supérieurs à ceux retirés en situation de paix et d’ouverture des marchés à la concurrence » cf Catherine ANDRE Commission parlementaire « Grands Lacs » le 14 décembre 2001
