Planete en question emission sur 1940

3 reportages chocs et surtout vérité sur la problématique des migrants à voir absolument pour ceux qui le peuvent en Belgique. Et pour les autres contacter la RTBF vidéo, ls distribuent aussi les émission sur DVD.
Pour en savoir plus…

Les Naufragés de l’Emigration (Sénégal)

En décembre 2005, des jeunes pêcheurs sénégalais appelaient au village pour dire qu’ils étaient aux Canaries. Depuis lors, nombre de pirogues ont accosté, laissant derrière elles beaucoup de morts. Dans un pays où l’ascenseur social est bloqué, où tout le monde veut vivre correctement, où la politique politicienne a enlevé l’espoir suscité par l’alternance et où la crise de la pêche touche durement les pécheurs, l’Europe devient la seule alternative. Et le voyage engage toute la famille : la mère vend ses bijoux pour aider le fils à partir, certains vendent leur taxi, leur pirogue pour payer la traversée… L’accord entre le Sénégal et l’Espagne qui a permis le rapatriement de plus de 5000 Sénégalais a touché durement le moral de ceux qui ont été rapatriés… Aujourd’hui, avec le retour des beaux jours, les pirogues vont reprendre la mer. Mais quelle alternative, quel projet proposé à cette jeunesse qui n’a plus confiance dans le futur de leur pays ?

Les Dollars des Migrants (Mexique)

Malgré la militarisation de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, l’émigration mexicaine se poursuit. On estime aujourd’hui à 25 millions le nombre de Mexicains aux Etats-Unis dont 6 millions sans papier. L’envoi de l’argent des migrants au Mexique est devenu la 2ème source de rentrée de devises juste après le pétrole. Mais cet argent est utilisé pour le quotidien de ceux qui sont restés au pays. Depuis quelques années, les travailleurs mexicains immigrés aux Etats-Unis se sont organisés selon leurs origines. Ils ont fondé des clubs pour organiser des activités culturelles et autres mais aussi pour récolter de l’argent afin de soutenir des projets sociaux dans leur communauté. Aujourd’hui, il existe le programme  » Tres por Uno  » : pour chaque dollar mis par les migrants, la commune, l’Etat et le Fédéral ajoutent chacun un dollar. Cela a permis de réaliser certains projets tels que le pavement des routes, l’installation de l’eau potable, la restauration de l’église etc. Ces travaux ont certes amélioré le quotidien de la population mais n’ont pas empêché l’émigration de se poursuivre. Un des clubs les plus actifs, celui du Zacatecas, et appuyé par le gouvernement de l’Etat de Zacatecas a décidé de soutenir des projets  » productifs  » càd créateurs d’emploi. On n’est qu’au début de cette expérience mais pour certains, cela n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, aussi longtemps que la disparité des salaires est aussi élevée… De plus, pour que ce programme fonctionne comme dans l’Etat du Zacatecas, il faut qu’il existe une confiance entre le pouvoir public, les migrants et la communauté. Ce qui n’est pas le cas, par exemple, dans le Oaxaca, l’Etat le plus indien du Mexique. C’est alors la tradition à travers le  » Tequio « , ce travail communautaire, qui permet aux immigrés de soutenir ceux qui sont restés, souvent les femmes, les vieux et les enfants Mais face à ce dépeuplement, quel peut être l’avenir de ces communautés ?

Les Crédits migratoires (Burundi)

Après 14 années d’une terrible guerre civile, une paix fragile s’est enfin installée au Burundi. Comment reconstruire un pays après tant de désordre, de destruction et de stagnation ? La diaspora burundaise de Belgique s’est organisée pour réunir, euro après euro, la somme nécessaire pour soutenir la création, à Bujumbura, d’une banque de micro-crédits, la MUTEC. La banque est née il y a deux ans à peine et, grâce aux efforts de la diaspora, connaît un essor fulgurant. Elle est aujourd’hui autonome financièrement et compte déjà plus de 50 salariés, ouvrant des agences locales dans diverses régions du pays. Grâce à elle, les petits commerçants et paysans du Burundi voient leur sort s’améliorer et songent moins, comme tant d’autres, à quitter leur pays à tout prix.

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