J’ai lu avec attention, grand intérêt et satisfaction le profond témoignage du 9 août 1999, du Professeur Kabeya Ntamba Wa Ndala, intitulé : « Un Congo nouveau pour une Afrique Nouvelle », dans lequel l’auteur fait référence au passé prestigieux du Continent Africain, origine de toutes les Races du Monde, et au ministère libérateur et prophétique de Mfumu KIMBANGU.
A vrai dire, bien que je sois un fervent lecteur de CONGONLINE, dont je tiens à saluer le sérieux et le professionnalisme, c’est la première fois que je vois des professeurs Noirs d’univesrité, et Congolais de surcroît, faire une allusion aussi claire et explicite aux racines réelles et historiques des problèmes actuels auxquels se trouve confronté le Congo-Kinshasa en particulier et toute l’Afrique Noire en général. C’est aussi, à ma connaissance, la première fois que des intellectuels africains commencent à se tourner vers nos Grands Ancêtres Africains comme le Grand Envoyé de Dieu, Mfumu KIMBANGU, dans leur tentative de trouver une SOLUTION DURABLE aux guerres, aux maladies, aux fléaux sociaux comme la sorcellerie et la jalousie, qui cassent le dynamisme créateur de nos sociétés africaines et barrent la route vers une Paix durable au Kongo et en Afrique.
Je vous prie donc de transmettre au Professeur Kabeya Ntamba Wa Ndala mes très vives félicitations pour ce clin d’oeil qu’il a fait à tous ceux qui luttent pour le véritable renouveau des Peuples Noirs et pour la véritable Indépendance de l’Afrique.
Car, il faut le dire ici à haute voix : si nous continuons à nous comporter et à réflechir comme nous le faisons depuis près de 40 ans, le Congo et l’Afrique seront perdus à tout jamais. Si nous continuons à penser et à croire que la solution des problèmes congolais et de la guerre qui détruit le Congo depuis maintenant plus d’un an se trouve dans les négociations hypocrites avec le Rwanda et l’Uganda, dans les discussions trompeuses au sein de la Communauté dite internationale, etc., nous prolongeons notre esclavage et nos souffrances, et nous retardons notre véritable Indépendance, celle qui libère l’ESPRIT et le CORPS, celle qui ouvre la voie de la Science et de la Haute Technologie, celle qui permet au Peuple Congolais de jouer pleinement son rôle de Conducteur des Peuples au cours du Troisième Millénaire !
Je ne suis pas Kimbanguiste, mais j’ai un profond respect pour l’oeuvre, l’exemple, le témognage de vie, les souffrances et la mort du Grand Envoyé de Dieu Mfumu KIMBANGU.
Il annonça la libération de l’Afrique à travers les premières indépendances nominales des années 60. Il prophétisa l’arrivée des Dictateurs au pouvoir en Afrique. Il annonça la montée de guerres meurtrières partout en Afrique, peu après les indépendances. Il prophétisa l’exode des jeunes Africains vers les pays occidentaux afin de fuir l’oppression et la misère. Il annonça aussi que beaucoup parmi ces jeunes ne reviendraient plus en Afrique, soit’pour cause de décès, soit pour des raisons particulières liées à l’environnement hostile au sein duquel ils se trouveront piégés en Occident. Dans tous les cas, le Grand Envoyé de Dieu Mfumu KIMBANGU prophétisa que la mort emporterait beaucoup de ces Africains qui auront trouvé asile en Europe et en Amérique. Il prophétisa aussi la conquête dure et héroïque d’une DEUXIEME INDEPENDANCE (« Dipanda Dianzole »), une Indépendance Spirituelle qui ouvrira aux Noirs les portes de la Science et de la Haute Technologie qui n’auront rien à voir avec le bric-à-brac technologique occidental actuel !
La réalisation de cette DEUXIEME INDEPENDANCE serait conduite, selon le Grand Envoyé Mfumu Kimbangu, par un Puissant Homme d’Etat, qui sera spirituellement investi d’une haute Mission mondiale qui fera de lui un Grand Chef Politique, Religieux et Scientifique à la fois. D’où le nom prestigieux que certains Leaders Spirituels comme Ne Muanda NSEMI, Chef de BUNDU DIA KONGO (BDK) (1) lui ont donné : l’Homme de Puissance, le Puissant (en Langue Kikongo : « Nkua Tulendo »). Ce Chef, qui est en même temps Roi, Politicien Expérimenté et Prophète, rétablira le LIEN ROMPU entre Dieu et les Peuples Noirs. Il restaurera la véritable Paix et la Concorde, comme cela est annoncé par plusieurs personnes qui essaient d’interpréter de façon très maladroite les signes des temps.
Tout ceci, tout ce que le Professeur Kabeya Ntamba wa Ndala a écrit est connu de vrais Kimbanguistes, mais il faut s’interroger sur les raisons de leur silence, sur la manière dont ils ont trahi le message originel du Grand Envoyé Mfumu KIMBANGU dont ils prétendre être les fidèles ! Les Kimbanguistes sont censés savoir que toutes les discussions actuelles sur le cessez-le-feu au Congo pour mettre fin à la guerre qui fait rage à l’Est est une pure perte de temps, que toute l’agitation du Gouvernement L-D. Kabila pour ramener la paix par les armes ou par la négociation c’est du VENT. Puisque la vraie SOLUTION des problèmes du Congo, depuis 1960 jusqu’à ce jour est d’ordre SPIRITUEL, et en relation avec le Grand Envoyé de Dieu, Mfumu KIMBANGU. Pourquoi les Kimbanguistes n’ont-ils rien dit au Peuple Congolais, au Président Laurent-Désiré Kabila, aux instances Religieuses du Congo, du Rwanda, de l’Uganda, aux Alliés du Congo, au Président Mugabe, et à Thabo Mbeki ? Qu’attendent-ils ? A quoi passent-ils leur temps ? A jouer la fanfare et à lire la Bible de Jérusalem, pendant que le Peuple Congolais agonise, et pendant que les Peuples Noirs cherchent la solution dans les ténèbres des rencontres internationales ?
Où sont les VRAIS KIMBANGUISTES, les VRAIS fidèles du Grand Seigneur KIMBANGU qui avait donné sa VIE pour la Libération des Peuples Noirs et de toute l’Afrique ?
Parce que si les Kimbanguistes avaient vraiement fait leur TRAVAIL comme il se doit, dans la sincérité et dans la conformité à la vérité historique et dans le respect des instructions laissées par le Grand Envoyé de Dieu,
Mfumu KIMBANGU, nous n’en serions pas là où nous en sommes aujourd’hui, à tourner en ROND autour du pot, comme tournèrent dans le désert du Sinaï les enfants d’Israël après leur sortie d’Egypte.
Que les Vrais KIMBANGUISTES, ceux de l’Esprit et de la Droiture, se lèvent maintenant en cette heure décisive de la bataille suprême, la bataille pour l’accomplissemnt de ce qui nous fut annoncé entre 1921 et 1951 par le Grand Seigneur de la Deuxième Indépendance : Mfumu KIMBANGU.
J’ai beaucoup de respect pour nos amis Kimbanguistes, mais il n’est pas acceptable de constater qu’ils connaissent, peut-être, certaines informations qui peuvent nous rendre service en cette heure critique entre toutes, et qu’ils se taisent comme ils se sont tus pendant les longues années de la Dictature Mobutienne.
Peut-être que je me trompe en pensant qu’ils savent. Peut-être font-ils seulement semblant de savoir, et qu’ils ne sont peut-être pas véritablement les Disciples sur lesquels KIMBANGU comptera lors de Son prochain Ministère pour Son Peuple. Peut-être que beaucoup de Kimbanguistes ne sont que des Kimbanguistes du dimanche. Mais dans ce cas, qu’ils abandonnent la farce dès maintenant, parce qu’ils jouent avec le FEU.
Merci encore une fois à CONGONLINE pour cette tribune qu’il nous offre jour après jour afin de participer, dans le respect de l’opinion d’autrui et la tolérance, au plus grand carrefour de l’échange d’information de tous les temps.
Que le Professeur Kabeya Ntamba Wa Ndala trouve ici également mes vifs remerciements, parce qu’il est temps que les Peuples Noirs sachent que Quelqu’un était venu sur Terre, a souffert et donné Sa Vie pour eux. Il s’appelait Simon KIMBANGU, né à Nkamba, un modeste village du Bas-Congo, en 1887, alors que la Conférence de Berlin sur le charcutage barbare et le morcellement de l’Afrique venait à peine de prendre fin. Ce travail d’information et de vulgarisation devait être fait tous azimuts par les VRAIS KIMBANGUISTES, Disciples de Mfumu KIMBANGU. Mais il n’est pas trop tard…
Grâce aux BOULEVERSEMENTS qui viennent, le tri se fera de lui-même, entre les vrais Apôtres de Mfumu KIMBANGU et ceux ou celles qui se cachent derrière Son Nom et ne font RIEN pour vivre en libérateurs de leurs frères qui souffrent.
Professeur Makoso-Ma-Nzinga
Chercheur politologue et sociologue
1999 – Copyright Afriqu’Info asbl.
(1) NE MUANDA NSEMI, est le fondateur du Groupe culturel et spirituel BUNDU DIA KONGO ou BDK, qui a vu le jour en 1986. Originaire de la région de Mongo-Luala au Bas-Kongo, Ne MUANDA NSEMI est l’auteur de nombreuses brochures sur la l’Histoire du Peuple Kôngo (Kinkulu Kieto), sur la Culture Kôngo (Bukôngo), sur la Religion Kôngo, sur la mode d’organisation politique Kôngo (Mayâla) et sur les nombeuses manifestations prophétiques qui jalonnent l’Histoire prestigieuse du Peuple et du Royaume Kôngo bien avant l’ère chrétienne.
Le 30 août 1992, Ne MUANDA NSEMI, qui se présente lui-même comme le Nlongi ou Insructeur annoncé par Mfumu KIMBANGU et par le Prophète Filipo MBUMBA en 1921, et le continuateur de l’oeuvre inachevée de Mfumu KIMBANGU, a publié un volumineux Livre Sacré de la Religion Kôngo, appelé MAKONGO ou MAKABA, une sorte de Bible des Noirs, composé de 12 livres suivants : Kinsemi, Makaba, Mpova, Maniema, Bangunza, Muanda, Sikama, Mbila, Bavita, Mazayu, Milandu et Mavanga.
Dans le Discours Inaugural du Livre Sacré, le Makongo, NE MUANDA NSEMI déclare : « En 1969, l’Esprit de Dieu dit à Ne Muanda Nsemi : « Afin de donner à l’Afrique un souffle nouveau pour une ère nouvelle, j’avais envoyé Kimbangu. Mais Kimbangu n’avait pas terminé sa mission. Ainsi, tu es celui qui a été choisi pour parfaire l’oeuvre de Kimbangu, car cette oeuvre a été déviée de son droit chemin.
Conduis mon Peuple dans le Nzila Kôngo, car la Tradition Kôngo est l’Axe principal de la Religion Universelle adaptée à la mentalité du Peuple négro-africain. La Religion Kôngo sera l’Âme de la Renaissance Négro-Africaine… »
Ne Muanda NSEMI, qui était alors étudiant en chimie à l’université Lovanium de Kinshasa, répondit : « Je ne suis jamais intéressé à la Religion. Je ne suis donc pas qualifié pour accomplir une mission pareille… »
Pendant dix-sept ans (17 ans), Ne Muanda NSEMI hésite et s’oppose à l’appel de l’Esprit Divin. Après ces années de doute et de résistance, Ne Muanda NSEMI finit par accepter cette mission qu’il commence en 1986 avec la sortie officielle de BUNDU DIA KONGO ou BDK en sigle.
Le 5 juillet 1997, lors de la réception donnée par les Notables Ne Kongo de Kinshasa en l’honneur de l’AFDL, Ne Muanda NSEMI fut désigné pour prononcer le mot de circonstance à l’intention de M. Gaëtan KAKUDJI, Secrétaire général-adjoint de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Kinshasa (A.F.D.L. de triste et sinistre mémoire !…)
Dans le discours qu’il prononça ce jour-là, Ne Muanda NSEMI prévient les Représentants de l’AFDL que dans un très proche avenir, le Congo serait confronté à des « difficultés » d’ordre politique dont l’épicentre se situera le long des frontières que le Congo partage avec ses nombreux voisins !
Ce discours visionnaire et prophétique peut encore être trouvé dans la brochure de Bundu dia Kongo, intitulée : « LES BAKONGO ET L’AFDL » au siège du mouvement BDK à Kinshasa, Rue Tsemi, n° 8, commune de Bandalungwa.
Voici un bref extrait de cet important discours de Ne Muanda NSEMI :
« Monsieur le Secrétaire général adjoint de l’AFDL, (…) Je le dis et je le répète trois fois : « Le réveil des nations aura lieu en Afrique TOUT AU LONG du siècle prochain. A ce moment-là, toutes les Bombes à Retardement (càd les frontières absurdes) qui ceinturent les Etats Coloniaux d’Afrique, vont se mettre à éclater les unes après les autres.
Confronté à ce phénomène voulu par les Etres Omnipotents du Monde Spirituel, l’actuel CONGO-KINSHASA sera fortement écartelé et risquera d’ECLATER, si les Dirigeants Politiques de ce pays ne résussissent pas à l’orienter dans la Bonne Direction qui respecte les Lois de la Nature et la Volonté des Peuples balkanisés anarchiquement par les FRONTIERES COLONIALES.
La Bonne Direction s’appelle : La REUNIFICATION DES PEUPLES divisés et leur INTEGRATION dans un Grand Ensemble régional appelé L’UNION DE N’TIMANSI, qui est la Grande CONFEDERATION DE L’AFRIQUE CENTRALE.
Pour survivre, le CONGO-KINSHASA doit se considérer comme étant le Noyau initial de l’Union de N’Timansi, auquel viendront adhérer progressivement les autres Nationalités Réunifiées de l’Afrique Centrale, allant du Tchad, du Cameroun, du Centrafrika, du Sud Soudan, jusqu’en Zambi, en Angola, en passant par la Guinée Equatoriale, le Gabon, le Congo Brazzaville, le Congo Kinshasa, le Burundi, le Ruanda, l’Uganda, etc. (…)
En résumé, il s’agit de débarrasser toute l’Afrique Centrale de ses Etats coloniaux. Devenue un Grand Ensemble débarrassé des frontières coloniales, on subdivise ce Grand Ensemble en provinces fédérées appelées Etats Autonomes. (…) Voilà mon Sage Conseil. (…)
Les paroles s’en vont, mais les écrits restent. J’aimerais donc que celui qui n’est pas d’accord avec le contenu de mon Conseil puisse écrire un livre dans lequel il déclarera que ce que je viens de dire ici est FAUX, afin que tout au long du siècle prochain, quand le Réveil des Nationalités aura lieu en Afrique, le Peuple de l’Union de NTIMANSI puisse savoir qui a eu raison : le Chef Spirituel de BUNDU DIA KONGO ou les « Impossibilistes universitaires » qui comprennent toujours EN RETARD ! «
(Ne Muanda Nsemi, Les Bakongo et l’AFDL, Ed. Mpolo Ngimbi, Kinshasa, 6 juillet 1997)
