Le debat de tous les dangers a eu lieu hier sur les antennes de télévision française. Les deux candidats à la présidence française passé au second tour,Segolène Royale(PS) et Nicolas Sarkozy(UMP) se sont affrontés devant les cameras des télévisions françaises.
Un debat de très haut niveau et qui n’a pas deçu les amoureux du genre. On a eu droit à tout, la maitrise, les éclats de colère feintes et sincères, les petites phrases qui resteront dans les annales, les peaux de banane pour pieger l’adversaire, les attaques personnelles, bref un debat politique franc, directe, sans concession, sans fare, sans hypocrisie, ni fausse modestie.
Qu’a-t-on appris? Si j’étais électeur, à la fin de ce debat je sais pour qui je voterais et surtout pourquoi je vote pour lui ou elle. En effet après deux heures de débat, chaque candidat à obliger l’autre à dévoiler ce qu’il ne voulait pas dire. Evidemment il y a des sujets qui n’ont pas été abordé. Il est légitime de supposer que le debat ayant quasiment été mené sans arbitre, car les candidats ont choisi de bousculer le programme et d’aborder les sujets qui les interessaient. Reduisant de ce fait les deux animateurs en spectateur.
On l’aime ou on ne l’aime pas, ce genre de debat a sa place ors d’une élection présidentielle. Certe il ne fait pas changer le choix des électeurs decidé, mais il donne un intérêt à cette élection et permet aux deux adversaires de s’affronter directement et singulièrement. Cette joute oratoire evite les joutes physique dans la rue entre les partisans d’un camp et de l’autre.
Les partisans d’un candidat voient celui-ci dire à l’autre candidat ce qu’ils aimeraient lui dire. Ca soulage.
Comme vous pouviez vous attendre, cultureK ne pouvaiot l’occasion pour déplorer une fois de plus, la frustration ressenti par tous les democrates du fait que dans les élections présidentielles congolaises, le peuple ait été privé de ce debat qu’il attendait depuis des années. Surtout quand on voit que le Joseph Kabila qui n’osait pas participer à un debat face à Bemba avant le second tour, se soient étalé pendant deux heures devant la presse, à répondre à des questions non préparé, après son attaque chez Bemba du mois de mars.
S’il avait tellement d’argument pour defendre la sécurité des congolais, s’il savait si bien ce qu’il voulait faire du Congo, pourquoi donc avoir éviter l’affrontement directe avec son challenger avant les élections? Ce qui aurait certaienment comme en France aujourd’hui, empêché le climat de suspicion, le manque de dialogue, l’absence de dialogue qui règne au Congo aujourd’hui. Il y a là un mystère qui doit être éclaircie un jour ou l’autre.
Poser la question c’est y repondre, nous a-t-on dit. La reponse ne se trouve que dans la peur de se dévoiler trop tôt et donc confirmer ainsi les critiques émises par son adversaire…
Une élection c’est du marketing, on vous vend un produit, le candidat. Vous avez le droit de tester le produit, de l’interroger, de le confronter à d’autres afin de voir s’il est meilleur. Si le vendeur du produit refuse que vous testiez son produit la prudence veut que vous passiez votre chemin, à moins que vous n’ayez pas d’autres choix.
En l’occurence les congolais devront apprendre que le debat entre candidat du second tour à la présidentielle est constitutionnelle. Si un candidat ne veut pas du debat, il vaut mieux éviter de l’élire, sinon vous serez surpris comme beaucoup l’ont été et le sont toujours depuis l’élection du plus jeune président du monde…
