L’Opposition politique crie au secours 1758

L’opposition politique crie au secours depuis les récents troubles survenus le 22 et le 23 mars derniers. Les résidences des membres de l’Opposition sont de plus en plus visitées par des hommes en uniforme. Ce qui a conduit les députés du MLC à boycotter les travaux de la séance plénière de l’Assemblée plénière vendredi dernier.

A ce sujet, La Référence Plus écrit en manchette : « La résidence de l’ex-ministre MLC Paul Musafiri attaquée à la grenade ». Et de préciser que « la vague d’attaques contre les résidences d’hommes politiques frappe plus d’un responsable de nos partis politiques. Les agressions contre les honorables Omer Egwake et François Mwamba du MLC et d’autres ont causé émoi et consternation dans l’opinion. Celles-ci ont fait couler beaucoup d’encre et de salive dans nos médias. Elles ont même provoqué une vive polémique au sein de la chambre basse du parlement. A l’assemble nationale donc, les députés de l’opposition ont carrément décidé de suspendre leur participation aux travaux ».

Cette information est également confirmée par Radio Okapi qui précise que « dans une déclaration lue à l’issue de la réunion des présidents des différents groupes parlementaires, elle a invité le bureau de l’Assemblée à «entreprendre toutes les actions nécessaires auprès des autorités compétentes afin de sécuriser tous les députés en général et ceux de l’opposition en particulier ». Les députés de l’UN, eux, disent attendre des garanties de sécurité avant de regagner le Palais du peuple ».

Au regard de ce qui est arrivé à l’honorable Egbake (député MLC) visité par des hommes en uniformes, L’Observateur signale que l’opinion, qui est prise à témoin, s’interroge : « Qui a aujourd’hui intérêt à insécuriser les leaders de l’opposition ? ». Au-delà de cette question, le journal estime, pour sa part qu’ « il faut jouer et à l’apaisement et à la vérité des faits. Et pas laisser qui que ce soit s’autoriser à créer dans l’opinion le syndrome de la chasse aux opposants. Car à l’heure qu’il est, des gens ne désespèrent pas de voir le pays s’empêtrer dans des problèmes qui fécondent la désunion dans l’opinion et l’inertie dans le chef du pouvoir ». Et de reconnaître, toutefois, que « les opposants, qui se sont engagés, et tout ça à leur honneur, à faire une opposition républicaine, feraient mieux d’examiner attentivement, et en urgence absolue, la question de tous ces laissés-pour-compte. Les opposants devraient aider le pouvoir à récupérer tous ces jeunes à qui on a inoculé des peurs qui ne sont plus de saison ».
Signalant que «l’opposition pose trois conditions pour regagner le Palais du peuple », Le Potentiel affirme que «les membres de l’opposition se disent en insécurité et font l’objet de tracasseries et autres intimidations. Pour protester contre cet état de choses, ils ont décidé de suspendre leur participation aux travaux en plénière de l’Assemblée nationale ». Et de faire voir que « la décision n’est pas mauvaise en soi toutefois, elle pose problème par rapport au processus politique dans lequel le pays s’est engagé mais également vis-à-vis des engagements pris avec des partenaires extérieurs qui ont accepté le processus de démocratisation ». Parlant plus exactement de ces trois conditions posées, Le Potentiel qu’il s’agit entre autre du « rétablissement du signal des chaînes de télévision et de radio CCTV, CKTV et Radio-Liberté ; la libération du siège du MLC par la police ainsi que la garantie selon laquelle, les intimidations et autres actes de vandalisme à l’endroit des cadres de l’Union pour la Nation (UN) vont devoir cesser ».

Autant dire pour le même journal que « la Conférence de présidents des groupes parlementaires s’est réunie samedi au Palais du peuple, sous la direction du vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Lutundula Apala, pour examiner la situation sécuritaire prévalant dans le pays au regard de la motion d’information du député de l’Opposition, M Thomas Luhaka ». Bien plus, Le Potentiel laisse voir que « l’Opposition exige la sécurité avant de reprendre sa participation ».

Devant ce qui arrive assez souvent aux opposants membres du MLC, Le Potentiel soutient que selon, Katende wa Ndaya, Rapporteur de l’Assemblée nationale « sans majorité et opposition oeuvrant ensemble, il n’y a pas de démocratie… ».

Parlant plutôt de la problématique de la paix à l’Est du pays, L’Avenir en appelle à privilégier le dialogue. D’après ce quotidien, « le dialogue pris comme credo par les autorités de la troisième République pour résoudre le conflit dans les Kivu se définit par essence comme une passerelle jetée sur le fossé qui sépare les communautés, avec pour corollaire, la tolérance et l’acceptation de l’autre. Dans un tel environnement, les hommes et les femmes habitués à se haïr mutuellement, auront tendance à simplifier leurs différends les plus compliqués, en privilégiant ce qui peut les unir plutôt que leurs différences fondamentales. Le dialogue est capable d’enterrer n’importe qu’elle haine raciale ; il peut panser toute lésion interne et externe, consécutive à tout massacre, à tout génocide ».

Divers commentaires sur l’actualité en RDC

Précisant, pour sa part, que la démocratie congolaise est en panne, Le Potentiel observe que «comme dans la fable, notre Congo-qui–se-veut-indépendant découvre tout à coup qu’il est à la croisée des chemins. Les salutaires panneaux indicateurs sont inexistants à ce rond-point de l’histoire de son pays Faut-il prendre la gauche ou la droite ? Ou alors, rester là jusqu’à pas d’heure? ». Et de rappeler qu’ « il doit jouer avec et sur son instinct de survie pour aller de l’avant. Mais son élan est bloqué par des pesanteurs qu’il s’est créées de toutes pièces ». Conclusion : « A ce jour, c’est le point mort. Les institutions et leurs animateurs se rentrent dedans. L’Assemblée nationale conteste les arrêts rendus par la Cour suprême de justice sur les contentieux électoraux… ».

S’agissant de la levée ou non de l’immunité du sénateur Jean-Pierre, L’Observateur constate que « la Ligue des avocats du peuple exige la levée de son immunité ». En plus de cette demande, le journal ajoute que « près de 25.000 participants ont participé, vendredi 13 avril 2007, à une marche pacifique de solidarité et de soutien aux victimes des affrontements armés des 22 et 23 mars 2007. Cette marche a été organisée par la Ligue des avocats du peuple (LAP) au nom du collectif des victimes. Elle a eu pour point de chute le parquet général de la République situé dans le bâtiment de la direction générale de l’INSS. Ici un mémo a été déposé auprès du procureur général de la République, Tshimanga Mukeba ».

Selon Radio Okapi, « les députés ne sont pas d’accord avec leurs exécutifs. Les députés de ces deux provinces (Equateur et Sud-Kivu) protestent contre la démarche adoptée par leurs exécutifs respectifs. Celle de venir défendre les projets de leurs budgets à Kinshasa, sans leur approbation ».

ECONOMIE :Diamant : Près de 5 millions $US des recettes au premier trimestre 2007

A ce propos, Radio Okapi rapporte qu’ « en Province Orientale, le marché de diamants a enregistré près de 5 millions de dollars américains de recettes pour le seul premier trimestre 2007. C’est ce que révèlent les statistiques publiées samedi à la division des Mines ».

© CongoForum, le lundi 16 avril 2007

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