Message du Pape BENOÎT XVI 1738

Joyeuse Pâque à tous. Le pape Benoît XVI, comme ses predecesseurs avant lui, jance toujours un message « URbi et orbi » au monde en l’occasion de cette fête réligieuse. Cette année voilà ce qu’il dit sur l’Afrique et le Congo en particulier. Consolé les croyants, apaiser les âmes en peine, pacifier les esprits…
Il est loin le temps où les papes benissaient les épées des chevaliers qui allait défendre la chretienté… Aujourd’hui face à l’exploitation, une seule arme la prière et le souci partagé du bien commun, ça laisse rêveur face aux monticules des corps éventré, décapité, violé, massacré sans pitié.

Frères et Soeurs du monde entier,
Hommes et Femmes de bonne volonté!

(…)

Que de blessures, que de souffrances dans le monde! Il ne manque pas de calamités naturelles ni de tragédies humaines qui provoquent d’innombrables victimes et des dommages matériels considérables. Je pense à ce qui est advenu récemment à Madagascar, aux Îles Salomon, en Amérique Latine et dans d’autres régions du monde. Je pense au fléau de la faim, aux maladies incurables, au terrorisme et aux séquestrations de personnes, aux mille visages de la violence – parfois justifiée au nom de la religion – au mépris de la vie et à la violation des droits humains, à l’exploitation de l’être humain. J’observe avec appréhension les conditions dans lesquelles se trouvent de nombreuses régions de l’Afrique: au Darfour et dans les pays voisins perdure une situation humanitaire catastrophique et malheureusement sous-évaluée; à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, les affrontements et les pillages des dernières semaines font craindre pour l’avenir du processus démocratique congolais et pour la reconstruction du pays; en Somalie, la reprise des combats éloigne la perspective de la paix et accroît la crise régionale, spécialement en ce qui concerne les déplacements de population et le trafic d’armes; une grave crise secoue le Zimbabwe, face à laquelle les évêques du pays, dans un document récent, ont indiqué que la prière et le souci partagé du bien commun étaient l’unique voie de dépassement.

(…)

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to Top