Le secrétaire général de l’Onu dresse le rapport de la situation sécuritaire en RDC 1719

Dans son vingt-troisième rapport fait dernièrement au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’Onu, Ban ki-Moon a abordé un certain nombre de questions concernant la République démocratique du Congo. C’est le cas de la sécurité, du désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants, des élections… Rapport. Si le calme et la paix règnent généralement à Kinshasa et dans la plupart des autres zones urbaines, des affrontements se produisent fréquemment dans l’est, provoquant des victimes parmi les civils et des déplacements de civils. La violence terrible qui a éclaté au Bas-Congo à la suite des élections aux postes de gouverneurs dénote la fragilité de la situation et les graves insuffisances qui existent au sein des forces de sécurité.

Dans tout le pays se produisent des troubles souvent fomentés par d’ex-combattants mécontents et, dans certaines régions, il y a une recrudescence des vols à main armée et des activités criminelles.

Dans le Nord-Kivu, des combats ont éclaté à Sake le 25 novembre entre des brigades non intégrées loyales à Laurent Nkunda et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ce conflit reflète les vives tensions locales, notamment les préoccupations suscitées au sein de la population minoritaire tutsi par manque de sécurité et le fait qu’elle ne soit pas représentée au Gouvernement.

Le 4 janvier, un accord a été conclu, avec les bons offices du gouvernement rwandais, entre des représentants des deux parties aux fins de fusionner les éléments dirigés par Nkunda avec des brigades des FARDC venant du Sud-Kivu. Ce fusionnement a permis de mettre fin aux combats. Cependant, le brassage effectif des ex-combattants, la professionnalisation des FARDC et une stratégie globale pour la réconciliation et le développement économique sont les préalables de la stabilité à long terme dans l’est de la RDC.

BAS-CONGO

Au Bas-Congo, de graves incidents, qui se sont produits les 31 janvier et le 1er février entre un mouvement politico-religieux, Bundu Dia Congo (BDK), et les forces de sécurité congolaises, ont fait plus de 100 morts, essentiellement des civils. Ces troubles violents auraient eu comme catalyseur l’appel à une opération « ville morte» lancé par le BDK, à la suite de l’annonce par la CEI des résultats provisoires des élections aux postes de gouverneur, déclarant les candidats affiliés à l’AMP élus aux postes de gouverneur et de vice-gouverneur. L’UN et certains membres de BDK ont déposé des réclamations auprès de la Chambre d’appel du Bas-Congo, alléguant de graves pratiques de corruption, étant donné que les sièges à l’Assemblée provinciale avaient été remportés en majorité par des candidats affiliés à l’UN.

Une enquête menée par la Monuc sur les troubles a révélé que les moyens du gouvernement de faire respecter la loi étaient limités et que l’indiscipline régnait au sein de la Police nationale congolaise (PNC) et du personnel des FARDC, qui ont réagi aux troubles avec une force excessive et dans certains cas par des exécutions sommaires.

La violence, à laquelle certains éléments de BDK et d’autres manifestants ont eu recours, a envenimé la situation. En plus du déploiement d’une unité de police formée de soldats, d’équipes de travailleurs humanitaires et de spécialistes des droits de l’homme de la Monuc, mon représentant spécial continue d’œuvrer avec le gouvernement, la police nationale et des militants de l’opposition afin de prévenir d’autres actes de violence au Bas-Congo, en faisant bien comprendre aux autorités qu’elles doivent absolument respecter l’engagement d’assurer la démocratie et d’offrir un espace politique à l’opposition.

NORD-KIVU

Le 3 mars, un incident frontalier au cours duquel des coups de feu ont été tirés à partir du territoire de la RDC, près de Kibumba (à 30 kilomètres au nord de Goma) en direction de soldats rwandais en poste de l’autre côté de la frontière, a été suivi d’un autre échange de coups de feu le 4 mars. Les forces de défense rwandaises ont par la suite adressé à la Monuc une lettre exprimant leur préoccupation au sujet des incidents transfrontaliers dans lesquels seraient impliqués des combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), présentes sur le territoire de la RDC.

La Monuc a encouragé les gouvernements de la RDC et du Rwanda à se pencher sur cet incident, et à rechercher une solution à la question globale des éléments du FDLR encore présents sur le territoire de la RDC.

Le 6 mars, les FARDC ont publié un communiqué ordonnant à tous les gardes commis à la sécurité des vice-présidents et d’autres hauts fonctionnaires du Gouvernement de transition de se présenter avec leurs équipements aux camps des FARDC avant le 15 mars. Il y était également indiqué que leurs fonctions seraient assurées par la police nationale et des services privés de gardiennage. Le communiqué a provoqué des tensions à Kinshasa entre les éléments de la garde rapprochée de l’ancien Vice-Président Bemba et les FARDC. La MONUC a intensifié ses patrouilles afin de désamorcer la situation et s’emploie activement à faciliter les contacts entre les parties afin de trouver une solution pacifique.

L’Armée de résistance du Seigneur (LRA), dont quelques éléments sont encore présents dans la région frontalière reculée.

PROCESSUS DDR

En 2006, le gouvernement a conclu des accords provisoires sur le désarmement, la démobilisation et la réinsertion avec les trois groupes armés Ituri restants, dont les effectifs sont de 4.500 combattants. Malgré ces accords, des combats sporadiques ont éclaté le 24 décembre entre les FARDC et un groupe, la milice du Front nationaliste et intégrationniste (FNI), dirigée par Peter Karim.

Le 9 mars, à la suite d’opérations conjointes des FARDC et de la Monuc pour contenir des éléments du FNI, quelque 600 combattants se sont présentés pour participer au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion. Il faudrait continuer à exercer des pressions pour amener les éléments des groupes armés restants à passer par le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion et par le brassage.

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