Le couloir de la mort 1693

Depuis les affrontements de l’année passée qui avaient opposé les militaires de Bemba et ceux du président de la république, le boulevard du 30 juin à partir du cimetière de la Gombe jusqu’au ministère du travail est devenu un calvaire. Cette partie du boulevard d’à peine 200 mètres n’inspire plus confiance aux passants. L’annonce par un communiqué annonçant le désarmement le 15 mars dernier des militaires assurant la garde de Bemba a une fois de plus effrayé la population. Dans le cimetière de la Gombe et dans toute cette bande, on trouve les militaires envoyés par l’Etat major militaire. De l’autre coté de la route donc dans la résidence de Bemba, on trouve ses militaires de l’ancien vice-président. Tous armés se regardent dans les yeux prêts à ouvrir le feu. Entre les deux camps, les militaires de la MONUC jouent à l’apaisement. Certains médias ont même qualifiée cette partie du boulevard du 30 juin de zone rouge. La tension permanente entre les deux camps a fait que la population a du mal a passé cette petite partie sans dire deux phrases au seigneur.

Les passants sont de moins en moins vus sur ce tronçon la journée et presque rarement la nuit. L’opinion nationale est divisé sur ce champs de bataille qui s’est crée dans la capitale et surtout en plein centre ville. Pour certains, Bemba doit être désarmé si nous voulons avoir une ville calme. Il doit pour se faire confié ses militaires pour que ceux-ci soient brassés. Nul par au monde soutiennent-ils, on a vu des opposants avoir une milice prête à ouvrir le feu. Ils vont même jusqu’à dire que la vie de l’ancien vice-président ne vaut pas plus que celles des citoyens congolais.
Pour d’autres, Bemba a raison de garder ses militaires s’il veut rester en vie. Dans une interview accordé à la presse kinoise monsieur Bemba dit avoir échappé à 3 attentas et s’il est encore en vie c’est grâce à ses militaires. Il a même dit avoir signé des accords avant le deuxième tour des élections avec le président Kabila pour que le perdant garde ses militaires. Au nom de ses accords, il dit ne pas vouloir désarmer ses militaires. Entre temps, la population est plongée dans une peur qui s’accroît à chaque levée du soleil.
Cette partie du boulevard devient un calvaire pour les passants qui n’ont pas un autre chemin pour atteindre le centre ville. Les kinois demandent aux politiciens et aux hommes en uniforme de trouver un terrain d’entente pour que si désarment il y a que cela se fasse dans le calme. Mais avant que cela soit effectif, ce tronçon est le cauchemar des kinois qui se rendent en ville.

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