Le logement a toujours été un problèmes dans la ville de Kinshasa à cause de l’absence d’une politique cohérente de logement dans cette ville construite pour moins d’un million d’habitants et qui en compte plus de 8.000.000 à ce jour. Ce qui est rare est chère, dit-on. Aujourd’hui les propriètaires des logements sont les maîtres et les locataires les esclaves…
L’exode rural, les guerres, le chomâge… ont fait que la ville de Kinshasa a connut une croissance brutale de ses habitants. Croissance qui s’est fait évidemment au détriment des villes et villages de l’intérieur du pays. La ville de Kinshasa compte aujourd’hui environ 8 millions d’habitants ce qui aggrave les problèmes de logement.
Les propriétaires des maisons augmentent le loyer tous les trimestres et il faut être très patient pour louer pendant toute une année dans la même parcelle. Les bailleurs pour la plupart ne respectent pas les locataires, ils ont la langue facile et lancent des injures aux locataires et ceux-ci sont ténus de ne rien dire de peur de se voir jetés dehors sans ménagement. Il y a même un adage ici qui dit : être locataire, c’est être esclave.
La garantie locative dans la ville de Kinshasa est de 10 mois et personne même pas le législateur ne veut mettre de l’ordre dans ce domaine qui perturbe la paix sociale de la population. Le loyer se paye en dollars et lorsque vous trouvez une maison à 100$, cela voudrait automatiquement dire que votre garantie locative est de 1000$. Ce qui est triste ce que lorsque le locataire décide de quitter la maison, le bayeur est incapable de lui rendre sa garantie. Si par malheur, le locataire utilise les mêmes toilettes que son bayeur, il devra être prudent parce que les portes de celles-ci ne seront toujours pas ouvertes. Le bayeur estimant qu’on ne se soulage que le matin et par malheur si vous avez un invité, il devra aller se débrouiller ailleurs. Il en n’est de même pour le robinet. N’oublions pas que chez nous chaque parcelle à un seul robinet pour tout le monde et il faut faire sa provision d’eau le matin parce qu’à une certaine heure de la journée, le bayeur bloque le robinet pour l’ouvrir que très tard la nuit.
Si vous menacez le bayeur de porter plainte contre lui à la commune, il vous posera la question de savoir si c’est l’Etat qui a construit sa maison. Et dans ce cas là, vous avez cherché une guerre et l’histoire congolaise nous a montré que 97 % des conflits entre bayeurs et locataire sont gagnés par les bayeurs. Et même s’il arrivait au locataire de gagner, il lui sera difficile de continuer à vivre chez son bayeur qui va lui mener la vie difficile. Pour punir son locataire, le bayeur procède de son propre chef à des destructions méchantes du genre enlever les fenêtres de la maison, ou carrément, casser la porte de la maison qu’occupe le locataire et pire, il peut aller jusqu’à enlever les tôles de la maison. Les bayeurs en augmentant le loyer oublient que l’Etat lui n’augmente pas le salaire des fonctionnaires qui sont obligés de faire autre chose pour subvenir aux besoins de leurs familles. Dans ce pays où il n’existe pas de crédit au logement, la vie des locataires est très difficile. Le client en cette matière n’est pas roi et c’est le propriétaire qui est le roi et celui qui n’obéit pas le roi est chassé de la cour. L’Etat doit prendre ses responsabilités en main et mettre de l’ordre dans ce domaine. Nul par au monde, on trouve une garantie locative de 10 mois. Les autorités du pays sont dans l’obligation de comprendre que toute personne a droit à un toit riche ou pauvre soit-il. Le gouvernement doit construire de nouveaux logements dans les différentes villes du pays afin de rendre l’environnement habitable et ainsi mettre fin à l’emprise des bailleurs sur les locataires.
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