Les arrêts de bus depuis deux semaines à Kinshasa sont remplis de monde et les kinois ont appris à marcher à pieds. Nous avons chercher à savoir pourquoi sur les routes de la capitale, les bus, taxis et taxi bus se font de plus en font rares. Nous avons pour commencer interrogé les chauffeurs. Ceux-ci nous ont pour la grande partie révélé que si, le transport depuis quelque jour à Kinshasa est très difficile, cela est du aux tracasseries policières dont ils sont victimes.
D’après un chauffeur que nous avons rencontré, il ne suffit plus aujourd’hui d’exhiber les documents du véhicule et le permis de conduire. Il faut entre ses différents papiers glisser quelques billets de banque pour le pour boire du policier. Le comble pour les chauffeurs est que les policiers, il y en a à tous les carrefours de la ville et par jour, le nombre des pours boire est tellement élevé que finalement les chauffeurs travaillent pour satisfaire les policiers. Pour mettre fin à cette pratique odieuse, les chauffeurs ont décidé de ne regagner les routes de la capitale que lorsque les autorités auront tiré cette histoire au clair. Les chauffeurs ont aussi parlé des pièces de rechange. Les pièces coûtent énormément cher et nous sommes obligés de recourir aux pièces d’occasion qui ne sont toujours pas de meilleure qualité. Quelques fois les conducteurs kinois recourent aux vendeurs nigérians qui vendent des pièces de qualité inférieurs à ceux provenant de l’Europe. Le problème des pour boire associé au manque des pièces de rechange font que les chauffeurs garent leurs véhicules.
En second lieu, nous avons posé la question à un agent qui a voulu qu’on taise son nom. D’après cet agent de la police routière, les chauffeurs sont plus arrêtés parce que très souvent, les véhicules qu’ils conduisent ne possèdent aucun document. Il n’est donc pas normal qu’une voiture qui transporte la population n’ait aucun papier ; en cas d’accident on ne saurait identifier le propriétaire. D’autres voitures a-t-il ajouté n’ont pas des bons freins, pas des phares, pas de clignotants et pas de rétroviseurs. Il a par contre nié le fait que les agents de la police routière se font payer par les chauffeurs. Pourtant tout kinois connaît cette pratique et lorsque la police ne reconnaît pas son mal, on se demande comment elle va se corriger.
Les kinois sont étonnés de voir que les bus de l’Etat qui pouvaient voler à leur secours a augmenté le tarif du billet rendant encore le transport difficile. Les habitants de la capitale attendent de la part du nouveau gouvernement d’Antoine Gizenga de trouver solution à ce problème.
