EVANGILE SELON COLETTE BRAECKMAN 1438

Il n’écoule pas une semaine sans que notre estimée consœur Colette Braeckman ne rédige un papier sur le Congo. Et durant les derniers mois du processus électoral congolais, elle a été très productive.

N’est-il pas flatteur pour les Congolais que nous sommes de voir autant de passion pour notre pays chez une journaliste étrangère ? Où n’a-t-elle pas été ? Qui n’a-t-elle pas interviewé ? De quoi n’a-t-elle pas parlé et que n’a-t-elle pas publié sur le Congo ?

Il faut le lui reconnaître : elle est courageuse, elle est entreprenante, elle bosse véritablement. Elle a tellement bossé sur le Congo qu’elle en maîtrise plein de méandres, avec dans son escarcelle des secrets, de confidences.

De là à la considérer comme une spécialiste du Congo, il n’y a qu’un pas. Oui, ne s’est-elle pas vraiment spécialisée sur le Congo ?

Au-delà des raisons personnelles ou professionnelles qui font courir la journaliste belge à travers le Congo, ne s’est-il pas créé un phénomène depuis peu ? Ses écrits ne sont-ils pas devenus une référence ?

Dans les milieux politiques congolais, qui ne connaît pas Colette Braeckman ? Qui ne lit pas ses articles ? Combien de journaux congolais ne reproduisent-ils pas in extenso les différents articles de la journaliste ?

Dans les milieux politiques et économiques belges intéressés au Congo, n’est-elle pas tout autant lue ? Qui ne lui envoie pas des communiqués de presse ou ne l’invite pas à ses points de presse ? Qui ne la prend pas dans sa suite lors d’une descente au Congo ?

Colette n’est-elle pas devenue un personnage presque incontournable du paysage politique belgo-congolais ? Quand on sait que la presse est le quatrième pouvoir !

Au jour d’aujourd’hui, les écrits de Colette Braeckman sur le Congo ne sont-ils pas devenus pratiquement parole d’évangile dans le subconscient de certains ? N’y a-il pas alors matière à inquiétude ?

C’est ainsi que son dernier article « Huit questions au lendemain des élections », nous a interloqué. Ses huit questions ne sont-elles pas rédigées pour justifier la conclusion, ou la conclusion découle des questions ? Nous nous sommes dit, « Pourquoi ne pas lui adresser huit questions à nous ? »

Pour information, voici les huit questions posées par Colette Braeckman :

1 Quelles sont les prochaines échéances ?

2 Les résultats annoncés correspondent-ils au verdict des urnes ?

3 .Quel sera l’avenir du vaincu, Jean-Pierre Bemba ?

4 Quelle a été l’ampleur de la victoire de Joseph Kabila ?

5 La source du pouvoir a-t-elle changé ?

6 Quel fut le rôle de l’église catholique ?

7 L’argument de la congolité est-il de nature à réellement diviser les Congolais ?

8 Qui a vraiment gagné les élections ?

Pour connaître ses réponses, veuillez visiter son blog sur Internet. En conclusion à cette série de questions Colette Braeckman dit :

« Bref les Congolais ont voté en connaissance de cause, en leur âme et conscience. Puisse leur volonté être respectée. Par leurs nouveaux dirigeants. Par la communauté internationale qui a efficacement parrainé le processus… »

Amen.

Hélas dans toute société, les mécréants ne manquent pas. Ainsi, avant d’avaler l’hostie, nous nous permettons donc de poser les questions suivantes à Colette Braeckman :

Nous partons des données chiffrées.

La population congolaise est estimée à 60.000.000 d’habitants.

Il y a eu recensement de 25.420.199 d’électeurs.

Selon les chiffres de la CEI, a constitution qui est la loi des lois a été votée par 12,461,001 de « oui » sur 14,780,075 de participants.

Question 1. Ce résultat, représente-t-il 49% des inscrits, oui ou non ?

Question 2. Ce résultat représente-t-il 20,78% des 60.000.000 des congolais, oui ou non ?

De ces votants « oui », 80% vivent en milieu rural. Ils n’ont ni vu ni lu la constitution dont seulement 500.000 exemplaires ont été imprimés.

Question 3. Avec ce pourcentage, et ce nombre très bas de gens ayant lu le projet de constitution, peut-on, oui ou non, considérer que cette loi des lois est opposable à tous les Congolais?

Au deuxième tour de l’élection présidentielle, 16.615.479 de personnes se sont déplacées. nonobstant les accusations de bourrages d’urnes, d’achats de conscience, de menaces et de tricherie,

Question 4. Le challenger ayant obtenu 6.819822 de voix, Cela représente-t-il 26,82% des électeurs enregistrés, oui ou non ?

Question 5. Cela représente-t-il 11,36% des 60.000.000 des congolais, oui ou non ?

Question 6 Le candidat déclaré vainqueur ayant obtenu 9.436.779 de voix, cela représente-t-il 31,12% du corps électoral enregistré oui ou non ?

Question 7. Cela représente-t-il 15,72% des 60.000.000 des congolais, oui ou non ?

Question 8. La reconstruction nécessitant le plus grand consensus possible, le pouvoir issu des urnes, peut-il se considérer comme représentatif, rassembleur, en qui le plus grand nombre de congolais se reconnaîtront, oui ou non ?

De ce qui précède, sommes-nous en devoir d’adhérer à la conclusion de notre consœur ?

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