Il n’est pas facile de poser des banderoles ou de battre campagne dans certains coins du pays. Même ceux qui affirmaient avoir le contrôle de toute la république n’ont pas sillonner partout et cela non pas par manque des moyens mais parce certaines zones son sous contrôle milice. L’exemple frappant est celui du village Kichanga dans le territoire de Masisi.
Le général Laurent Kunda qui continue à donner du fil à retordre aux troupes loyalistes règne en maître absolu dans ce coin de la république. Chez Kunda pas question de banderoles et encore moins de campagne électorale ; officier tutsi congolais issu d’une ex-rébellion pro rwandaise, Kunda est connu par toutes les populations comme étant un rwandais appelé à déstabiliser la république démocratique du Congo. Ce qui est grave ce que ce sont ceux qui sont au pouvoir qui ont combattu avec lui pour une soit disante libération du Congo. De source sur, nous apprenons que seul le vice-président Azarias Ruberwa, issu du même mouvement rebelle que Nkunda, est le seul des 33 candidats à l’élection présidentielle à être venu faire campagne à Kichanga. Meme Kabila le partisan de la paix, l’homme de l’unification du pays n’a pas pu poser les pieds sur le sol de Kunda à part son frère Azarias Ruberwa. Comment une seule personne et quelques acolytes peuvent avoir le dessus toute une armée. D’après certaines langues, cette situation est coordonnée à partir de Kinshasa. Certaines situations ne se vivent qu’en république démocratique du Congo où l’on voit des gens changer de nationalité du jour au lendemain. Kunda hier congolais, aujourd’hui rwandais devenu l’homme à abattre par le gouvernement de kinshasa. Les élections risquent d’être accompagnées par des troubles ou manifestations de l’opposition. A Mbuji-Mayi fief de l’UDPS parti cher à Etienne Tshisekedi, les partisans de celui-ci ont contraint dimanche, le président de la république Joseph Kabila à tenir son meeting sur le tarmac de l’aéroport. Il faut noter que l’UDPS est contre le caractère impartial dans l’organisation de ces élections et de l’exclusion de certains politiques. A Kinshasa, ce jeudi, une explosion a été entendue dans un des bureaux du vice-président Jean Pierre Bemba situé sur le boulevard alors qu’il revenait d’une tournée à l’intérieur du pays. De nombreux observateurs pensent que la période crucial de ces élections sera celle après le scrutin. Certaines parties engagées dans ces élections ne voudront pas perdre et pour faire entendre leurs mécontentements vont marcher sur les rues de Kinshasa et même sur celles des villes de l’intérieur du pays. N’oublions pas que dans l’armée bien que brassée, les soldats se reconnaissent de Bemba, Kabila, Ruberwa…ce qui nous donne à penser que rien n’est encore gagné à ce jour.
