Une délégation de Chefs coutumiers congolais invités à Bruxelles pour signer les contrats de vente des concessions minières et de tout le patrimoine minier stratégique de la RDCongo(Application des articles 9 et 217 de la Constitution de “Joseph Kabila”)
Pendant que les Congolais sont focalisés sur le problème politique – aussi fondamental du processus démocratique et électoral -, les esclavagistes et les prédateurs internationaux ont déjà passé à la vitesse supérieure et se partagent déjà la gâteau économique, les concessions minières et tout le patrimoine minier stratégique de la RDCongo.
Avec la complicité de “Joseph Kabila”, une Délégation de Chefs coutumiers congolais est déjà ici en Belgique sur invitation de Louis Michel et du Personnel politique belge actuel. Elle est logée dans un Grand Hôtel au Centre de la Ville de Bruxelles. Le Grand Chef Kasongo-Nyembwe est attendu le samedi 10 juin 2006.
Déjà ce jeudi le 8 juin 2006, débutent les négociations et la signature des contrats de vente des concessions minières et de tout le patrimoine minier stratégique de la RDCongo. Louis Michel est la plaque tournante de cet acte d’achat du côté de l’Occident et “Joseph Kabila” le pion par qui l’Acte de vente et ce marché est rendu possible. L’instrument juridique est la constitution de la 3ème République pompeusement promulguée par “Joseph Kabila” le 18 février 2006 entouré de Louis Michel et d’autres esclavagistes et prédateurs internationaux.
Déjà à Tshikapa, les Congolais n’ont plus accès à certains endroits et sources d’eau où se trouvent des richesses minières. Les chiens allemands et les mercenaires protègent déjà ces endroits. Les Congolais qui osent y passer sont chassés, mordus par les chiens, abattus comme des animaux.
Nous sommes revenus à l’époque de la Conférence de Berlin et Léopold II. A la Conférence de Berlin, l’Association Internationale du Congo (A.I.C.) de Léopold II avait pesé de tout son poids sur les négociations. C’est en son nom et sous son égide que Léopold II avait pénétré en Afrique centrale, établi ses postes, achetait des concessions minières et annexé des territoires grâce à la complicité et à la trahison de certains chefs coutumiers locaux.
Nous revivons la politique domaniale de Léopold II. Le Congo devint une propriété privée de Léopold II: les Congolais furent dépossédés et expropriés de leurs terres.
Une fois Léopold II consacré Roi-Souverain du Congo par la Conférence de Berlin (1884-1885) et par la Conférence de Bruxelles (Novembre 1889-Juillet 1890), Léopold II se mit à organiser ses conquêtes, en exploiter les ressources, les rentabiliser. Bref: faire d’une aventure coloniale une “économie”. La politique domaniale est l’_expression de cette économie en même temps qu’elle en est la justification doctrinaire. L’histoire se répère aujourd’hui.
Pourquoi ce silence et cette complicité aujourd’hui devant les crimes de Louis Michel et du Personnel politique belge actuel en RDCongo alors que le système léopoldien suscita l’indignation du “monde civilisé”, provoqua les campagnes internationales contre la politique domaniale, l’horreur des mains coupées et du caoutchouc rouge et le scandale des atrocités congolaises, entraîna le désaveu généralisé et mondial de Léopold II et la reprise sans condition du Congo par l’Etat belge?
Que les Congolais se prennent en charge, s’unissent et se défendent avec le maximum des moyens à leurs dispositions s’ils ne veulent pas se retrouver demain comme un peuple apatride en train d’errer à travers le Monde, sans terre, sans patrie, sans domicile fixe, sans dignité humaine, sans aucun droit, aucune liberté, méprisé, humilié, discriminé par tous, sans fierté nationale….
Fait à Bruxelles, le 6 juin 2006.
Pour le Bureau de Représentation de l’UDPS/BELUX
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant
Contact: GSM 0485/270.866; E-mail: tshipamba.mpuila@chello.be
