Le Calcc se range derrière les évêques catholiques 867

«L’heure est grave. C’est l’heure de la vérité pour chaque conscience. Ce besoin de vérité exprimé à l’unisson par la hiérarchie de l’Eglise catholique». Cela ressort d’une déclaration du Calcc rendu publique jeudi sous la signature de Mme Marie-Thérèse Mulanga et M. Modeste Mbonigaba, respectivement vice-présidente et secrétaire général de l’association.

Le Calcc rappelle, dans sa déclaration rendu publique jeudi, la récente prise de position de Mgr Monsengwo par laquelle il fait observer que tout réaménagement du calendrier électoral ne peut se faire unilatéralement, qu’il devrait, au contraire, être le fruit d’un consensus entre les forces vives de la nation. Cela dans la mesure où il est désormais acquis qu’il sera impossible d’organiser les élections avant le 30 juin 2006.

«C’est pour conjurer le sinistre scénario d’un choc frontal entre ceux qui veulent que les prochaines élections soient fondatrices d’un nouvel ordre politique au Congo et les partisans d’un vote alibi», souligne le Calcc, que les évêques proposent l’ouverture d’un dialogue. Non pas un dialogue pour parler des hommes et des événements mais plutôt pour parler du Congo à léguer à la postérité après 46 ans de gâchis. «La balle est désormais dans notre camp, nous laïcs catholiques et tous les hommes de bonne volonté dont la mission est d’être le sel de la terre et la lumière du monde», rappelle le Calcc, se disant que «l’Eglise nous montre le chemin à suivre». Les laïcs catholiques trouvent que le besoin de vérité exprimé par la hiérarchie de leur Eglise est en fait l’expression d’une grande inquiétude : celle de voir cette énième transition échouer, de passer à côté de son objectif ultime, à savoir secréter des dirigeants nouveaux pour un Congo nouveau.

En outre, le Calcc estime «qu’il faut absolument dialoguer parce que de bons observateurs et analystes congolais et étrangers sont en ce moment conscients des risques de situations de troubles sérieux et graves qui pourraient entourer ou suivre la tenue des élections dans un délai trop rapide et précipité, sans avoir pris suffisamment des précautions préalables et adéquates».

Le Calcc est convaincu que le Congo riche, non seulement en potentialités naturelles mais aussi en ressources humaines ; le peuple congolais a besoin des hommes qui veulent le développement intégral du pays, des artisans de paix, de justice et d’unité nationale.

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