Encombrant, c’est ainsi qu’on peut qualifier le titre de général Major que portait encore fièrement Joseph Kabila au début de cette transition. Quand on a reproché à Malu² d’avoir violé la loi sur l’enregistrement et l’enrôlement des électeurs en faisant prendre le rôle à un militaire, il a évoqué la liste des officiers supérieurs lui transmise par l’armée, liste dans laquelle le nom de Kabila ne figurait pas.
Cet argument sera balayé par la production par différents juristes du décret présidentiel nommant Joseph Kabila Général major de la FARDC. Mais évidemment, comme d’habitude, la réponse qui sera donnée par la CEI à cette objection sera le mépris et un haussement d’épaule. ‘‘Il faut avancer, c’est un détail’’. Donc le général Major joseph Kabila participera au référendum malgré son grade avéré dans l’armée.
Jusqu’à l’avant-dernier jour du premier round de dépôt des candidatures pour la présidence, le même Général Major, hésitera avant de déposer son dossier à l’avenue Lukusa pour concourir à la présidence. Hésitation que nous pouvons interpréter comme un manque de confiance en soi, et surtout un sursaut de conscience qui lui a fait comprendre qu’il n’a pas le droit de prétendre à la présidence de la RDC étant donné ses compétence discutable et son manque de vision manifeste pour la République Démocratique du Congo. Mais la pression de son entourage et des lobbys qui ont misé sur lui pour garantir leurs intérêts contre le peuple le pousseront tout de même à se présenter.
La CEI qui n’avait pas eu d’argument contre les objections d’avant le referendum va une fois de plus accepter cette candidature, violant la loi électorale qui interdit aux militaire et autres catégories d’agents des services publiques de voter ou d’être candidat. Face aux critiques, la CEI va évoquer la lettre de mise en disponibilité que lui aurait envoyée le conseil de la défense.
Et quand on lui fait voir que la mise en disponibilité ne suffit pas selon la loi, voilà que brusquement le journal officiel parait le jour du poisson d’avril soit le 1 avril 2006, avec un décret du président Joseph Kabila acceptant la démission du Général Major Joseph Kabila Kabange.
Joseph Kabila président de la république répond à Joseph Kabila Général Major…
Mais voilà, il y a encore un problème, la lettre de démission de l’armée ne doit pas être adressée au chef de l’état mais à la hiérarchie militaire, soit le chef d’état major actuel. Il y a encore vice de forme.
Décidemment le crime parfait n’existe pas. Pour réussir un crime il faut être surdoué et manifestement ce n’est le cas ni de l’entourage du général major Joseph Kabila Kabange, ni de lui-même ‘‘le candidat du peuple à la présidence’’.
Il est encore temps pour le Général Major de retirer sa candidature avant qu’il ne se retrouve complètement à sec financièrement à cause des sangsues qui l’entourent et lui soufflent de claquer ses économies pour une cause qui ne lui appartient pas. Le Congo n’a pas besoin d’un nouveau Mobutu qui aura besoin de 32 ans pour comprendre qu’il est au service du peuple et pas le contraire.
Général Major tu es, général major tu demeures ! Car on ne démissionne pas de l’armée, en tout cas pas en période de guerre. Ce qui est le cas du Congo aujourd’hui. Cela s’appelle de la désertion et ça mène tout droit à la cour martiale.
