Qui sont-ils ces candidats présidentiables ? 803

Dans le but de faire découvrir au grand public ceux qui aspirent à diriger la RD Congo et qui, dans quelques semaines vont solliciter les suffrages du peuple, nous poursuivons la présentation de différents candidats présidentiables.
C’est encore un condensé de divers journaux kinois et qui, pour l’édition d’aujourd’hui, sont les suivants : L’Avenir Quotidien, Le Forum – As, Le Débat et la Manchette.
Les noms des candidats choisis au hasard sont repris ci-après:

7. Christophe MBOSO N’KODIA
8. Bernard Emmanuel KABATUSUILA
9. Oscar KASHALA
10. Marie Thérèse N’LANDU MPOLO NENE
11. Catherine NZUZI wa MBOMBO
12. Wivine N’LANDU
13. THASSINDA Uba THASSINDA
14. Pasteur MUKUNGUBILA
15. Joseph OLENGAKOY
16. Eugène DIOMI NDONGALA
17. Azarias RUBERWA MANYIWA
18. Norbert LIKULIA BOLONGO
19. Gérard KAMANDA wa KAMANDA
20. NZANGA MOBUTU
21. Roger LUMBALA
22. MBUYI KALALA ALAFUELE
23. BANYINGELA KASONGA
24. Timothée MOLEKA NZULAMA
25. Florentin MOKONDA BONZA
26. Osée MUYIMA

Merci.

HIPPOLYTE

7. Christophe MBOSO N’KODIA

L’une des figures bien connues du mobutisme finissant, Mboso N’Kodia a refait surface avec la dernière transition après la signature de l’Accord global et inclusif. En effet, le fils du Kwango est de ceux qui sont venus à la rescousse d’un Mobutu abandonné par ceux qui l’avaient accompagné dans l’institutionnalisation de la dictature.

Ministre des Sports, c’est sous son mandat que le stade des Martyrs avait été inauguré pendant que Mobutu était vomi par la majorité des Congolais. Il disparaît de la scène politique avec la chute de Mobutu. Pas un mérite particulier pour Mboso. Pour se faire élire, il compte sur le district du Kwango qu’il ne contrôle pas. Pour beaucoup d’observateurs, il aurait dû s’essayer à la députation. Porté candidat à la présidence de la république par la Convention pour la République et la démocratie (Crd), un parti anonyme, Christophe Mboso est de ceux qui comptent sur les tractations après le premier tour.

Est-il capable de réussir un score honorable au point de peser dans les négociations ? Non, pensent beaucoup d’observateurs. Il semble que tout est possible à celui qui croit.

8. Bernard Emmanuel KABATUSUILA

Professeur d’université, Kabatusuila est un intellectuel au vrai sens du terme dans ce sens qu’il porte sa réflexion sur des voies et moyens d’assurer le développement du Congo. On retient ses recherches sur le développement des pays africains et du Congo. Mais, Kabatusuila est un intellectuel plutôt « matuviste ». Il parle plus de ses inventions que l’on en voit des effets.

Il va jusqu’à croire avoir inventé la roue en faisant du développement intégré et endogène, son invention. Pour se faire, il crie sur tous les toits qu’on lui aurait volé le NEPAD qui serait sa création. Cela ne fait pas très sérieux surtout pour un candidat président de la République. Irréaliste, Kabatusuila s’est battu pour occuper un poste de Premier non prévu dans la constitution de la transition. Il avait suffi pour cela que la rumeur parle de la possibilité de la création de ce poste. On peut donc mettre en doute sa capacité d’analyser la situation politique du pays.

Pour espérer se faire élire comme président de la République, Kabatusuila ne compte que sur quelques articles publiés dans quelques tabloïdes de Kinshasa. Sa candidature est portée par un parti politique presque anonyme, l’Union socialiste libre. Pour couvrir le Congo, il a du travail.

9. Oscar KASHALA

Grand universitaire et professeur dans les pays d’outre mer, Oscar Kashala est le candidat de l’Union pour la reconstruction du Congo (Urec), un parti politique dont on n’a presque jamais entendu parler. A l’image de son parti politique, Oscar Kashala est un illustre inconnu pour la majorité des Congolais.

En un mois de campagne, va-t-il réussir à mobiliser l’opinion autour de lui ? On le lui souhaite. C’est l’une des candidatures dont on ne connaît pas de véritables motivations. Car, Oscar Kashala se serait présenté comme candidat conseiller municipal dans sa commune, il ne serait sûr d’être élu, non pas qu’il serait incompétent, mais ignoré des électeurs. Il y aura peut être des surprises. Rien n’oblige l’opinion à y croire.

10. Marie Thérèse N’LANDU MPOLO NENE

Intelligente, brillante avocate, peut-être, N’Landu est l’une des femmes qui ont démontré qu’elles peuvent se battre avec les hommes à armes égales. Elle a occupé d’importantes fonctions dont celle de directeur de cabinet du premier ministre Jean Nguz Karl-i-Bond. Comme candidat président de la République, elle compte sur son parti politique Congo Pax. Ce parti est-il à même de permettre à madame N’Landu de réaliser son ambition ? On en doute…

11. Catherine NZUZI wa MBOMBO « TKM »

La présidente du Mpr fait privé n’est plus à présenter tant son combat pour maintenir le Mpr laissé par feu le maréchal Mobutu a fait d’elle l’une des femmes sur laquelle la société congolaise peut compter pour bâtir la nouvelle démocratie congolaise. Présente dans les lieux des affaires depuis de longues années, Cathéline Nzuzi wa Mbombo qui traîne derrière elle un passé dans la territoriale et dans les arcanes du pouvoir de la Deuxième République, passe pour une personnalité au fait des réalités du microcosme congolais.

Cette longue expérience doublée de son combat en faveur d’un paysage nouveau en Rdc l’ont convaincu à briguer la magistrature suprême. Ministre des Affaires humanitaires, elle a eu l’occasion, à plusieurs reprises, à partager les réalités difficiles de la vie quotidienne des populations après les guerres successives qui ont frappé le pays.

Sa candidature saluée notamment dans les milieux du Mpr et des femmes risque, néanmoins, de poser quelques problèmes pour sa victoire finale à la présidentielle devant des adversaires qui ne manquent pas d’atours. Les analystes épinglent entre autres son passé mobutiste auquel d’ailleurs elle reste très attachée, à contre-courant de l’opinion générale qui avait, en son temps, rejeté de la manière que l’on sait le régime de la Deuxième république.

Cette même opinion ne tient pas à revivre des souvenirs jetés aux oubliettes. L’autre écueil de la prochaine campagne de Catherine Nzuzi wa Mbombo tiendrait de ses origines Kasaiennes.

« TKM » va souffrir du déficit d’engouement en faveur des opérations électorales du fait du mot d’ordre lancé par Etienne Tshisekedi, véritable leader du Kasaï.
A propos de l’électorat féminin sur lequel, le candidat du Mpr fait privé va s’appuyer, il convient de noter d’abord que l’engagement des femmes est un processus qui vient à peine d’être, reboosté, notamment avec les dispositions constitutionnelles sur la parité.

Ce concept, on le sait, a encore besoin de temps pour s’imposer dans les mœurs congolaises. Le nombre très réduit des candidats femmes à la présidentielle en dit long. Il faut un temps de préparation. Comme quoi, le courage politique de la dame de fer du Mpr Fait privé ne suffit pas.

12. Wivine N’LANDU

Son électorat est écartelé. Epouse de feu l’ancien Premier ministre, Nguz A Karll Bond, Wivine N’Landu est désormais à l’avant – plan de la scène politique depuis le désormais à l’avant – plan de la scène politique nationale depuis le dépôt de sa candidature à la présidentielle. Retenue parmi les 321 candidats en ordre au niveau de la Cei.

Wivine N’Landu est déterminée à l’aller jusqu’au bout de ses ambitions.
Dans sa démarche politique, elle jouit non seulement de son héritage politique lui laissé par son défunt père Nzeza N’Landu et de son mari décédé, Nguz A Karll Bond, mais surtout du soutien d’une bonne frange des politiciens du Kongo central et des anciennes relations de Nguz. Femme à la culture, intellectuelle éprouvée, elle est l’image de la Congolaise appelée à diriger un jour ce congo.

Mais, dans le challenge qu’elle vient d’engager, Mme Wivine N’Landu semble ne pas avoir pris assez de temps et de recul pour se constituer une base électorale solide capable de soutenir son ascension à la magistrature suprême.

A ce niveau d’ambitions, l’électorat du Kongo central ne suffit pas surtout qu’il est divisé entre plusieurs courants politiques qui se combattent. De deux, dans la famille Nzeza N’Landu, il y a deux candidates à la présidentielle. Ce qui n’arrange pas les intérêts d’une certaine opinion qui aurait souhaité une harmonisation au niveau de la famille pour un soutien conséquent.

Vu le temps court et le peu d’investissement réalisé dans les autres provinces, la crainte est qu’au finish, la candidate à la présidentielle se retrouvent devant l’incapacité à réunir un électorat important pour le plébisciter à la Présidence de la République.

13. Hassan THASSINDA Uba THASSINDA

Il a des ambitions difficiles à concrétiser. Ancien membre du Gouvernement sous M’zee Laurent – Désiré Kabila. Thassinda Uba Thassinda est décidé à passer à la vitesse supérieure. Homme de contact et de communication, il n’a pas hésité à se jeter à l’eau en ayant la foi qu’au sprint final, le sort pourra lui sourire. Contrairement à ses adversaires, M. Thassinda n’a pas eu assez de temps pour implanter son parti à travers le pays ou se faire connaître de la majorité des Congolais du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest.

Certes, la période de campagne présidentielle pourra aider à combler ce déficit, mais il ne sera pas suffisant fort capable de le porter à la magistrature suprême.
A défaut d’un électorat en propre, il devra compter sur le jeu des alliances. Mais, compte tenu de la faible envergure politique de l’ancien vice-ministre de M’zee, les observateurs ne voient pas quelle alliance peut l’amener à la tête du pays.
Toutefois, la présidentielle servira de tribune à Thassinda Uba Thassina. Même si depuis un certain temps, il a entrepris une croisade dans le social.

14. Pasteur MUKUNGUBILA

Prophète et pasteur très connu pour ses prêches lorsqu’on sait qu’il œuvre depuis de longues années dans les ministères de la parole de Dieu. Au regard de cette position, d’aucuns croient que le pasteur qui veut tronquer sa chemise au col roulé pour la politique active n’aura pas de difficultés pour sa campagne électorale.

Ça parait simpliste de prime abord, mais sur le terrain, le passage d’un extrême à un autre ne se fait pas comme sur la dentelle. La politique à ses expériences qui sont opposables a tous sur le terrain.

Le candidat Mukungubila a-t-il étoffe pouvant lui permette de se conformer à ces exigences ? On ne le sait. Cette question vaut tout son pesant d’or lorsque les échos en provenance des église de réveil laissent entendre que le pasteur Mukungubila est loin d’être un homme consensuel, moins encore un rassembleur.

Ses prises de position sur certains phénomènes de société le placent à, l’antipode à tel point qu’il lui sera difficile de battre le rappel des troupes dans les milieux des églises de réveil. Dire à la ronde qu’on est serviteur de Dieu. C’est une chose. Exprimer les valeurs morales reconnues à ce serviteur de Dieu, c’est un autre pair des manches. Où se situe réellement le candidat Mukungubila dans la société ? On le saura d’ici là.

15. Joseph OLENGHANKOY

Celui qu’on a qualifié à l’époque du Maréchal Mobutu de l’enfant terrible de l’opposition a fait du chemin depuis qu’il a fait sortir sa tête hors de l’eau dans l’arène politique congolaise. Joseph Olengjankoy a été au devant de tous les combats et jouit d’une certaine notoriété du fait d’avoir été longtemps à coté du sphinx de la rue Pétunias de Limete à savoir le lider maximo Etienne Tshisekedi.

Olenghankoy a su implanter son parti, les Fonus, au pays et dispose des relais à l’étranger. A son passif, les analystes objectifs déplorent le cote en dessous de la moyenne comme homme d’Etat. Son langage et son parler cru l’(amènent à mettre sur la place publique certains secrets d’Etat. Olenghankoy a la langue pendante et pratiquement sans retenue alors qu’un homme d’Etat digne de ce nom fait souvent montre de réserve d’usage en observant et en ouvrant le bon œil. Cet homme politique clame parfois une chose et son contraire. Il a attendu son limogeage du gouvernement pour dénoncer la mauvaise gouvernance des gestionnaires de la chose publique. Ne pouvait -il pas le faire pendant qu’il était dedans ? Cela lui aurait valu encore du vedettariat de la part des congolais.

Olenghankoy homme politique, la réponse se trouve aux bouts de lèvres et c’est affirmatif Olenghankoy homme d’Etat ? Les violons sont loin de s’accorder.

16. Eugène DIOMI NDONGALA

Le grand mérite de Diomi ; c’est de savoir oser et de prendre son courage à deux mains. La notoriété de son père Gaston Diomi lui colle aux basques. Dans sa quête de gagner à tous les coups, Eugène Diomi s’est battu bec et ongles pour imposer son parti la Démocratie chrétienne.

Que pourra-t-il obtenir au Bas – Congo lorsqu’on se rend compte que sur les 32 candidats présidents retenus par la Cei, 3 sont du Bas- Congo dont 2 sœurs N’Landu ont eu comme père géniteur un grand leader de l’Abako en la personne de Nzeza N’Landu. Tout semble indiqué que l’électorat du Bas-Congo va être divisé et quelle sera la part réservée à Diomi Ndongala ?

Cette question mérité d’être posée.

Des inquiétudes se font jour lorsqu’on évoque le cas des candidats présidents originaires du Bas – Congo. Quel sera le score de Eugène Diomi au premier tour ?

C’est le hic du problème.

A tout considérer, Mukungubila, Olenghankoy et Diomi sont-ils des candidats présidents par idéal ou des candidats par orgueil et snobisme ? L’avenir nous le dira

17. Azarias RUBERWA MANYIWA

Bien que souvent jugé honnête et intelligent, Azarias Ruberwa semble complètement déraciné.

Président national du Rcd / Goma, Me Azarias Ruberwa Mnyiwa exerce encore ses fonctions de Vice – président de la République en charge de la Commission politique, défense et sécurité, conformément à l’Accord global et inclusif signé à Sun City. Au, nom de son parti, « Azarias » brigue la magistrature suprême de la Rdc.

Raison pour laquelle, il a versé, rubis sur ongle, la fameuse caution fixée à 50.000 Usd par la loi électorale. Les atouts, l’ancien directeur de cabinet de Bizimana Karahamueto, à l’époque ministre des affaires étrangères du Gouvernement M’Zee issu de l’Afdl, n’en manque pas. Car, de l’avis de tous, Me Azarias Ruberwa Manyiwa passe pour un homme intelligent, méticuleux et pourquoi pas honnête.

Mais, cela ne sufficit d’enracinement dans le pays. Ce qui expliquerait qu’il s’accroche à l’affaire de Minembwe et Bunyakiri allant jusqu’à en faire tout un cheval de bataille électorale. Pourtant, avec un peu de tact politique, en trois ans, il aurait réussi à asseoir son image sur toute l’étendue de la République.

Malheureusement, Azarias paraît plus technocrate que politique.

A la base de ce déficit, les accointances entre son parti, le Rcd / Goma, et le Rwanda de Paul Kagame. Pour avoir mal digéré l’agression venue du pays de mille collines, les congolais paraissent distincts, pour ne pas dire hostiles, vis-à-vis de tout ce qui leur rappelle la grande humiliation rwandaise. Faut-il encore ajouter, à cette sauce, les querelles, tout aussi vieilles, entre autochtones au Kivu. Vraiment, du pain sur la planche.

18. Norbert LIKULIA BOLONGO

Bardé de diplômes, l’ex-général des Faz paraît néanmoins sans base an politique, l’intelligence seule ne suffit pas pour avoir droit à certains honneurs. Cela semble être le cas pour Norbert Likuila Bolongo, l’ex-général d’armée des Forces armées zaïroises et ancien patron des services de renseignements zaïrois ay début de la transition mobutienne.

Outre son côté intello, Likuila Bolongo faisait partie du camp des colombes dans l’entourage du maréchal Mobutu. Dernier Premier ministre du Zaïre dont le règne ( un mois) a été brutalement interrompu par le débarquement des troupes de l’Afdl le 17 mai 1997, il fut ministre de la défense au sein du Gouvernement Kengo ayant précédé le sien, avant d’être ministre du Portefeuille sous M’zee.

Aujourd’hui candidat à la présidentielle, Norbert Likulia semble sans base sociale connue parce que, même à l’époque, il semblait se limiter à la hiérarchie militaire des Faz. Sans parti politique, l’ancien professeur de droit à l’Unikin évolue généralement en solitaire. D’ailleurs, depuis 5 ou 6 ans, il s’est complètement barricadé au dernier niveau de l’immeuble Cohydro ( ex- Pétro – Congo ), apparemment sans aucun contact.

Il vit donc presque complètement oublié de la population. Likulia Bolongo était, à une certaine époque, jugé pro-français. Mais, les choses ont beaucoup évolué depuis pour l’ancien Premier ministre.

19. Maître Gérard KAMANDA wa KAMANDA

Brillant, il est malheureusement demeuré plus technocrate que politicien.
Ancien Secrétaire général adjoint de l’Oua, Me Gérand Kamanda fut ambassadeur et s’est plusieurs fois retrouvé au Gouvernement, à la tête des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Brillant juriste, « Gérard »a pris une part très active à la Conférence nationale souveraine et aux différentes négociations politiques organisées durant la transition. Il a hérité du Fcn, parti qu’il partageait au début de la transition avec Mandungu Bula Nyati, Kitenge Yesu et autres. Sauf que, du temps de Mobutu à ce jour, le Fcn / Kamanda n’a jamais su vraiment décoller, se contentant de quelques manifestations dictées par certains enjeux comme c’est le cas maintenant pour les élections.

A la base de cette contre-performance, son président jugé plus technocrate que politicien ne s’est jamais constitué une base politique. Du reste, Gérad Kamanda est d’une tribu Kuese, minoritaire dans l’ethnie Bambala au Bandundu, candidat à la présidentielle, Gérard a un morceau dur à croquer.

20. NZANGA MOBUTU

* Nzanga Mobutu est loin de réaliser « les exploits » du président fondateur du Mpr.
Fils de l’ancien président décédé, le maréchal Mobutu, Nzanga Mobutu jouit d’un atout détaille, sa filiation avec le feu président fondateur du Mpr. De deux, contrairement à ses autres frères qui ont beaucoup fait parler d’eux dans le microcosme congolais, Nzanga n’a pas défrayé la chronique dans le sens négatif. On le sait ce jeune loup de la scène congolaise a été initié par son défunt père au crépuscule de son règne, le plaçant à l’avant – plan comme porte – parole…
Considéré désormais comme le seul héritier du maréchal Mobutu, il dispose de ressources pouvant l’aider dans sa campagne, mais ne jouit pas du soutien de tous les Mobutistes. Son incapacité à réconcilier les différents clans mobutistes autour de sa personne est pour quelque chose dans son rayonnement réduit.

Pendant ce temps, dans l’opinion, la seule évocation du nom de Mobutu brandie par Nzanga n’est pas toujours positive. Même le parti créé par ce dernier, c’est -à- dire l’Udemo n’est pas encore huilé pour mobiliser un grand électorat en faveur de son élection à la Présidence de la République. On comprend que les analystes ne donnent pas beaucoup de chances au jeune Nzanga de remporter ces élections. Son mérite aura été de ressusciter le nom de Mobutu.

21. Roger LUMBALA

* Candidat à la présidentielle, Roger Lumbala, peut -il dépasser le cap d’Isiro pour se faire élire en Rdc ?

Président national du Rcd / N, M. Roger Lumbala, en sa qualité de chef d’entité, avait hérité du Dialogue intercongolais un quota dans les institutions de la transition. Voilà qui lui avait permis de trôner à la tête du ministère du Commerce extérieur, avant donc de céder son fauteuil à sa propre femme.

Profitant de la vague actuelle, « RL » vague actuelle, « RL » brigue la magistrature suprême de la Rdc. Mais, d’où vient-il ? Ancien de l’Udps / France, Roger Lumbala a fait partie de nombreux « diassa-diassa » ( diapora) qui sont entrés à Kinshasa dans les bagages des l’Afdl. Mais, malheureusement pour lui, aucun, poste ne lui avait été réservé par M’Zee Laurent – désiré Kabila.

Redevenu opposant, Roger Lumbala a vite fait de rejoindre la rébellion du Rcd à Goma. Son esprit indépendant et frondeur n’étant pas du goût de vrais patrons rwandais, cela lui coûtera un emprisonnement en bonne et due forme à Goma. Doté d’un courage exceptionnel, M. Roger Lumbala débarquera à Isiro, en province orientale, pour y installer son état -major en créant le Rcd / National où il s’est même fait, au nom de la guerre, général de division.

Parti donc de rien, il y a sept ans, la chance qui sourit aux plus audacieux lui a finalement porté bonheur pour trôner à la tête d’une entité. Toute épopée dénommée, Lumbala qui avait réussi à s’imposer comme tel au Dialogue intercongolais tenu à Sun City, en Afrique du Sud et qui a su figurer parmi ceux qui dispatchent le pouvoir pendant la transition. C’est en fait la rançon d’un courage jugé exceptionnel.
Mais, ce courage à, la limité de la témérité, suffit -il pour prétendre diriger la Rdc demain ? Rien n’est moins sûr. S’il est plus connu que certains présidentiables, il reste fort à faire au nationaliste Roger Lumbala pour convaincre toutes les provinces de la Rdc. Surtout que ses origines Kasaïennes, face au mot d’ordre de boycott lancer par Tshisekedi, constituent un handicap. Il ne pourra donc pas avoir un grand électorat Kasaïen et ne rien n’indique qu’Isiro votera massivement pour lui, même s’il n’y a pas fait que de mauvaises choses.

22. MBUYI KALALA ALAFUELE

* Mbuyi Kalala Alafuele, avec un parti connu du seul ministère de l’Intérieur, entend diriger la Rdc

Président du rassemblement pour une nouvelle société ( Rns ), M. mbuyi Kalala Alafuele n’est pas connu du grand public. Voilà qui constitue un handicap sérieux pour ce présidentiable qui a du pain sur la planche.

Car, il lui faudra, avant de vendre le projet de société de son parti, d’abord se vendre soi-même, c’est -à- dire batailler dur pour se faire connaître lui-même. Encore que le parti de cet universitaire, le Rns, ne semble être connu que du ministère de l’Intérieur et de quelques milieux politiques.

Même si, ceux qui le côtoient, témoignent sur sa grandeur intellectuelle et son honnêteté, surtout aux USA où il a fait ses preuves et où il est connu pour son opposition aux différents régimes dictatoriaux qui se sont succédés en Rdc.
Mais, cela ne suffit pas pour un homme qui demeure inconnu du Congo profond et qui envisage de diriger le Congo de demain. La campagne électorale lui permettra de faire entendre la voix de la différence, indiquent les observateurs.

23. BANYINGELA KASONGA

* Banyingela Kasonga ( Ape ) : Un présidentiable qui profitera de la campagne pour se faire connaître.

S’il est des personnalités que la campagne électorale fera connaître à l’opinion, il y a sans doute M. Banyingela Kasonga, président national de l’Alliance des paysans et écologistes ( Ape), un parti bel et bien enregistré au ministère congolais de l’Intérieur.
Dans presque tous les cercles politiques kinois, on avoue ne pas connaître ce parti. Il est donc difficile d’étaler le cursus de son candidat à la présidentielle. Les candidats très peu connus auront du mal à remporter les suffrages des congolais.

C’est peut-être avec ce genre de candidats qu’on peut espérer, dans l’avenir, faire la politique autrement. Il se pourrait qu’il soit honnête et politiquement vierge, une bonne chose pour l’avenir du pays.

Son discours pourra, tout au plus, contribuer à l’enrichissement des projets de société des candidats pointés favoris dans l’opinion.

Quant le « Berlusconi Congolais » se confond avec l’événement : Pius Muabilu remporte deux prix de médias et deux prix de Député
« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », renseigne un vieux dicton. C’est ce qui convient le mieux pour expliquer l’inflation des prix qui encombre, aujourd’hui, un homme qui s’est beaucoup investi, durant des années sur fond de sacrifices, non pour lui-même juste pour se rendre utile à la nation congolaise.

Il s’agit déjà de M. Pius Muabilu Mbayu déjà surnommé, pour ses efforts, le « Berlusconi congolais ». Pris d’une passion pour la presse, il avait, il y a plusieurs années, lancé le journal « L’Avenir » qui n’avait pas tardé à se hisser, en quelques temps seulement, au rang de plus grands journaux de la Rdc. Sans s’arrêter en si bon chemin, « Pius » a réalisé une grande percée dans l’audio – visuel congolais en marquant, de façon simultanée, la radio et la télévision Rtg@ très prisées tant en Rdc qu’en dehors du pays.

Au même moment, après un passage réussi et fort remarqué à l’Assemblée constituante et législative- Parlement de transition ( l’Acl – pt chère à M’Zee Laurent – Désiré Kabila), Pius Muabilu Mbayu s’est retrouvé aux premières loges à l’Assemblée nationale issue de l’Accord global et inclusif où il s’est tellement battu qu’il passe, depuis plusieurs mois, pour l’homme qui se confond avec le district du mont-Amba à Kinshasa.

D’ailleurs, confirment plusieurs témoignages, les « Bana Mont-Amba » ne jurent que par cet homme qui a vraiment su incarner l’espoir de toute une population. Grâce à ses efforts, l’honorable Pius Muabilu est encombré par une avalanche des prix tant pour sa Rtg@ qu’en sa qualité de parlementaire. La Rtg@ télévision est l’une des chaînes congolaises les plus suivies en ce moment. Ce qui justifie que le groupe théâtral « Cinarc », qui avait compris un peu plus tôt par où passer son message, soit gratifié du trophée « Muana mboka ».

Très reconnaissants envers leur « Honorable – Pdg », Caleb et ses compères ont simplement choisi de remettre ce prix à celui qui leur en avait donné l’opportunité. La radio Rtg@ a également reçu le prix « Muana mboka » pour sa grande audience.
Côté parlementaire, à en croie le Réseau des journalistes des questions parlementaires ( Rjp), ces chevaliers de la plume qui couvrent quotidiennement les activités du parlementa congolais et qui ont suivi pas à pas les activités de cette institution durant la transition, Pius Muabilu s’en tire avec deux diplômes.
D’abord, pour la vulgarisation des activités parlementaires, car il se rendait régulièrement à la base pour expliquer le travail abattu par son institution, ensuite pur la visibilité médiatique. Pas étonnant qu’un « Berlusconi » soit constamment « envahi » par la presse en quête d’informations sur le déroulement des activités de l’Assemblée nationale.

Comme quoi, tant du côté des médias que de celui du Parlement, Pius Muabilu a donc réussi sa transition et c’est à juste titre donc que les « Bana Mont-Amba » ont décidé de le porter plus haut afin que le Parlement de la troisième République ne décolle pas sans « Pius Mont -Amba ». Certainement que la complicité Pius – Mont / Amba s’inscrira en lettres d’or dans les annales du Parlement de la troisième république. Exagérant un peu, un ressortissant du Mont-Amba disait de Pius : « Il est déjà élu ».

24. Timothée MOLEKA NZULAMA

L’homme est une figure bien connue à Kinshasa depuis la 2ème République, il appartient à l’une des grandes familles congolaises à savoir la famille Moleka.
Sur base de la notoriété familiale, Timothée Moleka Nzulama a fait, il y a quelques années, une campagne, pour les législatives, à l’américaine lors du parti – Etat. Et pour ceux qui le connaissent, Timothée Moleka Nzulama est un homme affable, modéré.

Mais seulement voilà ! Si l’homme est bien connu à Kinshasa, il n’en est pas le cas pour le reste de provinces de la Rd- Congo. Car, en fait, pour être élu président de la République, il faudra avoir le suffrage de tous les Congolais.

Que l’on sache, la convention de démocrates chrétiens, le parti politique de Timothée Moleka Nzulama, n’est pas connu du grand public. Ce qui signifie en clair qu’il sera difficile pour ce prétendant à la magistrature suprême de gagner les élections.
Quelque part, le challenge présidentiel pour Timothée Moleka apparaît comme un véritable gageur. Il aurait fallu que l’homme puisse revoir ses calculs politiques pour ne pas se faire ridiculiser aux élections.

Dire que sa caution lui servirait à autre chose que de tenter une aventure politique à un poste aussi important, est une part de vérité.

25. Florentin MOKONDA BONZA

C’est un vaillant professeur d’université qui a le prototype de technocrate. Ancien Directeur de cabinet de feu- Maréchal le président de l’ex-Zaïre, les compétences techniques de Florentin Mokonda Bonza ne peuvent, en aucune façon, être mises en doute.

Dans l’entourage de Mobutu, l’homme appartenait au groupe de Colombes, ceux qui poussaient l’ex-président zaïrois à la modération pour une ouverture politique avec d’autres tendances.

A ce jour, Florentin Mokonda Bonza est en tête d’une coalition de partis politiques chrétiens qui, dans un pays comme la Rd- Congo, constitue un positionnement important.

Une chose parait vraie pourtant. La plupart des partis politiques qui constituent cette plate -forme ne disposent pas de base réelle. Et les observateurs politiques n’accordent pas la moindre chance au professeur Florentin Mokonda Bonza pour gagner la bataille. On le sait, l’élection présidentielle se gagne aussi par l’encrage du candidat dans le pays profond. Ce qui n’est pas le cas avec le professeur Florentin Mokonda Bonza qui s’est laissé prendre au piège par une coalition des partis politiques sans base.

26. Osée MUYIMA

D’entrée de jeu, ce compatriote n’est pas connu du public congolais. Ce qui constitue déjà un handicap sérieux pour gagner les élections.

Peut – être que M. Osée Muyima dispose d’un projet de société susceptible de développer ce pays et, peut – être encore, qu’on est en face d’un homme honnête. Ce qui serait une aubaine pour le pays.

Mais la grande difficulté pour Osée Muyima, c’est d’abord de déficit de notoriété. Ce n’est pas en un mois de campagne qu’il faut chercher à se faire découvrir du public. Cela, le candidat président de la république doit bien le savoir.

En un mot comme en cent, il sera difficile pour la majorité de prétendants à la magistrature suprême d’embrigader un peuple bien a guéri dans l’analyse de la situation politique de la Rd- Congo, après plusieurs années de transition.

Dossier à suivre pour les six (6) autres candidants en lice —

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