En retraçant le parcours du peuple congolais de l’indépendance à ce jour, il transparaît que les élections viennent concrétiser des vœux d’antan, une volonté et un combat pour avoir ce communément appelé -Etat de droit- où règne la liberté d’expression , la justice, et surtout Etat dans lequel il y a une distribution équitable des richesses soutenue par une bonne gestion de l’appareil étatique. Cette formule tant vulgarisée et surtout utilisée par la communauté internationale ainsi que par les différents belligérants de la guerre de l’Est du Congo, a plongé les congolais dans une dérision sans précédent, allant de transition en transitions, de gouvernement en gouvernement, la population depuis une quinzaine d’année n’a guère cessé de croire et de focaliser tout son espoir sur ce processus qui , même dans des pays développés comme les Etats-Unis peut devenir sujet à caution ( cas Bush / Kerry). En réalité les élections ne viennent que légitimé un pouvoir, il nous suffit de constater ce qui s’est passé chez nos pays voisin, Congo, Cameroun, pays dans lesquels les élections se sont déroulées avec le maximum de transparence à la bantoue et dont l’issue n’était que de légitimer le pouvoir en place . Ce ne serait donc pas incongru, de faire une simulation des résultats des élections en faveur de l’espace présidentiel, étant donné que la machine électorale de certains candidats puisent directement ses ressources des deniers publics et donc a la facilité de soudoyer à grande échelle comme cela s’est produit dans les pays voisins précités .
Cependant, à mon sens, le congolais devrait se poser la question de savoir quoi voter et non qui voter, à la deuxième question, le sort de notre peuple se voit scellé, la surprise est de loin envisageable en raison de l’investissement de la communauté internationale au profit de ses affidés non patriotes, comme c’était le cas avec Monsieur Joseph Mobutu coopté par les belges voire imposé et soutenu pendant plusieurs années, aujourd’hui c’est le saint Joseph Kabila, l’homme de la situation comme son homonyme de l’époque, le sage qui nous est proposé, et apparemment certaines personnalités belges ne lésinent pas sur les moyens et dispositifs pour légitimer ce dernier sans la moindre vergogne.
Un peuple affamé s’abruti ,aujourd’hui la communauté internationale offre les élections comme nous avait été offerte l’indépendance, et dupes que nous étions, tous les dispositifs étaient mis en place pour continuer la tutelle du Congo à distance pendant des années, et à vrai dire l’indépendance n’était qu’une délocalisation du pouvoir de décision et à ce jour le pays n’a jamais été indépendant , même pas assez pour faire sa propre constitution !!!!
Raison pour laquelle notre attention est orientée sur la première question, quoi donc voter ?
Le congolais doit se prendre en charge, il doit assumer sa nationalité, se construire , se forger et s’imposer. Nous votons pour une auto-prise en charge sanctionnée par un partage de responsabilités non sélectif dans l’explication de la situation chaotique de notre cher et beau pays d’une part, et d’autre part une implication réelle de toutes les couches de la population indépendamment des politiciens dans un processus d’auto – développement sur un modèle tenant compte de nos réalités socio culturelles et en redéfinissant notre parcours de studieux élève de la colonisation parce qu’ayant reproduit exactement le comportement prémonitoire attendus par nos pairs dont le souci n’est autre que de nous assujettir à vie.
Nous devons voter pour l’action, pour le travail, un peuple affamé reste abruti,nous devons travailler nos terres,encore et encore, même avec des moyens rudimentaires, c’est le prix à payer pour notre dignité , pour notre indépendance . Nous pensons que même un gouvernement dirigé par l’ange GABRIEL ne peut pas sauver le Congo si le congolais ne passe pas par cette voie, nous devons donc voter pour notre indépendance, et ce vote doit se faire de manière unilatérale du moins pour ceux qui sont congolais, indépendance ayant comme socle l’autosuffisance alimentaire .
Si nous franchissons ce cap, nous cesserons de subir les choix mais nous les assumerons, le clientélisme est déifié dans la classe politique congolaise du fait que les politiques congolais ne défendent aucun idéal pour la plupart, ils luttent pour leur survie et leur confort, pour la survie de leurs petits clans respectifs qui se retrouvent à leur charge par le fait de l’exode rural ou encore pour la survie de leurs pseudo belle-famille disséminées dans toute la capitale, familles de leurs différentes concubines, en ce sens et comme nous le vivons, certains ont vendu carrément le Pays sans vergogne pour assurer leurs arrières, et comme ce phénomène sied à grand échelle, les revirement et prise de positions de nos politiciens n’ont rien d’idéologique mais plutôt pécuniaires voire alimentaires.
L’issu du scrutin est simulable et préétablie par la communauté internationale, votons dès aujourd’hui pour notre indépendance, construisons notre nation , battons nous comme certains peuples, ne faisons pas comme, ne pensons pas comme, mais soyons congolais, des vrais et prenons nous en charge, respectons la superficie et les richesses de notre pays, c’est ce qui fait de nous des congolais, quittons l’école de la communauté internationale construisons notre communauté nationale avec de nouvelles normes de gestion et d’autres formes d’engagement, soyons, devenons congolais !
Jean-Jacques Mamba
Collectif des Patriotes Congolais
Collectif des Patriotes Congolais
