Deux candidats sur neuf se présentent sans caution 731

A la clôture de la journée d’hier mardi 21 mars, le chiffre de dépôt de candidatures remonte à neuf. C’était la première journée où on a enregistré quatre candidats. Assurément, le temps ne court plus en faveur des candidats désignés par les états-majors des formations politiques pour se présenter à la présidentielle et aux législatives. Il ne reste plus que quelque 24h00’ pour que le Bureau de réception et de traitement des candidatures (Brtc) de la Commission électorale indépendante (Cei) tire ses rideaux. C’est demain jeudi 23 mars que prendra officiellement fin l’opération de dépôt de candidatures.

Lentement mais sûrement, la course à la magistrature suprême du pays commence à atteindre sa vitesse de croisière. On commence à se bousculer dans les couloirs du Brtc. C’est le président du Renouveau pour le développement et la démocratie (Rdd), le professeur Osée Muhima Ndjoko qui a donné le coup d’envoi hier mardi. «Je me présente pour redorer le blason terni de l’élite congolaise longtemps demeurée au service des politiciens qui ont sucé leur savoir. Les universitaires n’ont jamais dirigé, il est temps que nous fassions revaloriser le savoir et l’éthique au sommet de l’Etat», a-t-il indiqué. Après Muhima Ndjoko, le professeur Mokonda Bonza est le septième candidat président de la République à avoir déposé sa candidature au bureau de la Commission électorale indépendante hier mardi 21 mars. Puis la toute première dame qui se présente est Mme Cathérine Nzuzi Wa Mbombo, présidente du Mpr/Fait privé. Accompagné de 17 jeunes gens et jeunes filles en signe de relève, Mme Nzuzi s’est dit prête à prêter son oreille maternelle aux besoins du peuple congolais. «Je vais plus utiliser mon cœur maternel lorsqu’il s’agira de résoudre les problèmes du peuple congolais », a-t-elle déclaré. Mais la caution ne reste pas moins un handicap pour certains candidats.

SEDI, LE CANDIDAT DE MBUDI

Il était 16h lorsqu’une forte délégation des élèves et étudiants escortent un homme jusqu’aux portillons du Bureau de la Cei. Tapages. Cris et chants de victoire. Le protocole et toute la presse se bouscule vers l’entrée. C’est un «inconnu» qui débarque d’une modeste voiture de fortune. L’homme, c’est Pierre Sedi Nzakuna. Il a déposé sa candidature sans verser la caution non remboursable exigée aux candidats présidents de la République par la loi électorale. Pierre Sedi qui se présente en candidat indépendant est l’ancien préfet des études à l’Athénée de la Gombe.

C’est un deuxième candidat après Antoine Gizenga du Palu, à «tenter sa chance» tout en réclamant la suppression de la caution qualifiée d’exorbitante par eux. «Nous avions demandé au gouvernement d’améliorer notre condition, il nous a demandé de le comprendre puisqu’il n’avait pas de moyens ; aujourd’hui les fonctionnaires et les enseignants m’ont désigné comme candidat et demandent au gouvernement de nous comprendre parce que nous sommes incapables de payer la caution»,a-t-il déclaré sans humour. Et d’ajouter : «Je suis le candidat de Mbudi, donc le produit d’un groupe. Nous espérons que le pouvoir va nous comprendre comme l’avons toujours compris».

Bien auparavant, un autre candidat dont le dossier était irrecevable suite à un document qui manquait, avait lui aussi indiqué à la presse qu’il se présente sans caution. M. Rudy Chizungu, président du Parti congolais pour le progrès (Pcp) et retraité de la Banque mondiale. Ce dernier a qualifié cette caution «d’anti-démocratique». «Avec mon expérience internationale, je ne peux pas comprendre qu’on demande aux candidats d’un pays pauvre très endetté une caution de 50.000 $ Us alors qu’aux Etats-Unis la caution est de 600 $Us et en Grande-Bretagne elle s’élève à 800 $ Us». Puis, il a fait savoir qu’il n’y a aucune faveur pour le candidat indépendant comme il est de coutume sous d’autres cieux.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to Top